CHAPITRE XXI
Caractère général de l'épiscopat de Me de Sttnony. — Sacre de Charles X. — • Mf da Stmony signe l'Exposé des ivéques de France sur Vmdépeodaoce du pouvoir ten^M>rel. — • Mémoire des évêques contre les ordonnances de 1828.— Rétablissement du titre de TEglise de Laon.
L'épiscopal de IH' de Simony, dont il soqs reste à parler, embraMe, depuis son installaiton jusqu'à sa désQÎfision , une période de vingt-trois ans. U oommenée ateo le saere de Charles X , qui eut lieu quel^ qnes jours après, pour finij; te jour même où la révolu* iioD de février 4848 renversait un trône élevé dix-fauil ans auparavant, par une autre révolution, celle de juillet 4830.
Nous ne nous dissimulons pas les difficultés que nous offre cette partie de la vie de Ms' de Simony. Ce qui fait son plus grand mérite fait notre embarras, nous voulons dire cette constante et admirable uuifor-mité des mêmes actions comme des mêmes vertus, que quelques incidents plus remarquables ont à peine varié. Sans doute , le plus bel éloge que Ton puisse faire de la vie épiscopale de Ms' de Simony, c'est de dire qu'elle a été une suite non interrompue de bonnes œuvres, une pratique continuelle de toutes les vertus qui font les saints évêques. Mais, après tout, selon la remarque d'un célèbre écrivain : « L'éloge de la simple
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verta est comme un beau .portrait; quelque parfaite qu'en soit rexécution, il frappera -beaucoup moins qu'une physionomie passionnée dans un tableau d'histoire^. » Quoi qu^l en soit, ne nous plaignons pas que M*' de Stmony, dans le cours d^un long épiscopat, ne nous o£Qre aucuti de ces faits extraordinaires, aucune de ces actiotis épatantes qui émeuvent, qui intéressent plus qu'elles n'instruisent. Qu'il nous suffise de le voir, dans une des plus hautes dignités de l'Eglise, donner l'exemple des vertus que jusque-là il avait pratiquées à l'ombre du sanctuaire. Le lieu d'Où brillent ces vertus est plus élevé, mais ces v«rtus conservent leur même caractère de simplicité^ de modestie, et jusque dans les actes publics de son administration, on ressent toujours les goûts^ les instijacts et domo^ le parfum de la vie cachée, Ms' de Simony, p^r la nature de son âme et par ses habitudes de pi^udence, se tint consomment à l'écart de toutes les affaires, de tous ces débats, de ces discussions qui donnent quelquefois de la célébrité, mais presque toujours au détriment de la paix dont les évèques. sont les premiers ministres, ^et de l'autorité toute divine qui leur est confiée. Exclusivement renfermé dans le cercle de ses fonctions épisçopales, M^'^ de Simony croyait que le gouvernement d'un diocèse offre un champ assez vaste au zèle d'un évèque, sans qu'il ait besoin de chercher ailleurs un aliment à son activité. Mais là encore il fuyait avec le plus grand soin tout ce qui avait l'apparence de l'éclat ou de l'ostentation; il redoutait par-dessus tout cet art d'administrer qui veut tout innover, tout démo-
* La Harpe, Cmtrs de littérature.
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lir, toBt recoDSiruyre. Il ci'éa ou rétablit, il est vrai, un grand nombre d'ioslitotions utiles A son clergé et à son diocèse ; mais il le fit toujours avec tant de maturité/ que plusieurs y voyaient plutât Pœuvre du temp» et des circonstances, que le fruit de ses conseil et de sa haute sagesse. D'ailleurs Mr de S?mony, loin de revendiquer 1^ gloire ^ui lui revenait des actes de son administration, n'avait qu'une seule pensée, celle d'en dérober, d'en effacer promptement le souvenir. Il avait une telle répugnance pour toutes les cbpses oii l'affectation se montrait , qu'il ne voulut jamais que Von communiquât aux- journaux ou revues ecclésiastiques les faits qui ^pouvaient lui être honorables, et sur robserv$\tion qu'on lui faisait, que le diocèse de Soiss^s était un d^ ceux dont on parlait le n\oins : « Tant mieux/ répondait-il, il insporte peu que nous soyons connus des hommes, pourvu que nous soyons coQQus de Dieu*. »
M*' de Simony était à peine arrivé dans sa ville épiscopale, qu'il reçut du roi une lettre (40 mai) par laquelle ce priqce l'invitait à remplir les fonctions de diacre à son sacre, qui devait avoir lieu à Reims, le 29 mai. C'était un des privilèges de l'évèque de SoissoQs, doyen et preipier suffragant de la province de Reims, d'assister comme diacre au sacre des rois de France, et de les sacrer lui-même , au défaut de l'archevêque de Reims; c'est ainsi que Jacques de Razoches avait sacré saint Louis à Reims, en 4226;
1 Par le même motif, U refusa tout remeignement aux auteurs ôe la Biographie du Clergé. On lui fit entendre alors que Ton composerait sa vie sans documents. Ms' de Simony se contenta de répondre : « Qu*ils fassent ce qu'ils veulent. »
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Milon de Baioches, Philippe -le-Hardi, en 4274; et Simon Legras, Loois XIV, en 1653*.
Quel que soil le changement qui s'est fait depuis ce temps dans nos institutions et aussi dans nos idées, la cérémonie du sacre de nos rois n'en reste pas moins une des plus belles comme des plus sages institutions de la religion chrétienne. En effet, par cette cérémonie qui remontait au berceau même de la monarchie française, TËglise, sans prétendre, comme on Va dit faussement, conférer aux princes un pouvoir et des droits qu'ils tenaient déjà des lois fondamentales du royaume, leur découvrait la source d'où découle toute puissance, environnait leur autorité de la majesté de la religion, et rappelait à tous que c'est Dieu qui donne aux rois l'esprit de sagesse , de conseil et de force, qui fait l'appui des trônes, la gloire des Etats et le bonheur des peuples.
M*' de Simony assista Tarchevéque de Reims dans cette imposante cérémonie, qui avait réuni dans l'antique métropole de Reims tout ce que la France avait de plus illustre. M. de Latil, craignant de ne pouvoir achever lui-même la cérémonie, avait prié M»' de Simony de se réserver lui-même à jeun pour le suppléer au besoin. Nous ne décrirons pas ici la pompe et la magnificence de cette journée. Il n'y eut qu'une voix pour louer la foi vive du monarque fils aîné de l'Eglise, son attitude pleine d'humilité comme chré-
* Charles de Roucy, évoque de Soissons (1559-1585), protesta, en 1575, contre l'entreprise dû cardinal de Guise, qui s*arrogea le droit de sacrer Henri III ; et Jérôme Hennequin, successeur de Charles de Roucy (1585-1619), céda volontairement au cardinal de Joyeuse le droit de sacrer Louis XIII, en 1610.
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tien , et en même temps sa dignité comme roi. Pour ôter tout prétexte à des gens disposés à voir de Texcès ou de Tabus dans les formules les plus innocentes et les plus consacrées par l'usage, on retrancha du cérémonial du sacre tout ce qui n'était plus en harmonie avec le nouvel ordre de choses, comme aussi toutes les anciennes formules qui pouvaient recevoir un sens contraire aux droits que les rois de France tenaient de leur naissance et des lois du royaume.
H^ de Simony reçut Charles X à son passage dans la ville de Soissons, avant et après le sacre. Â son retour, Charles X s'arrêta quelques heures dans cette ville, fut complimenté à la porte de la cathédrale par M^ de Simony, et lui répondit en termes qui montraient la haute idée qu'il avait de son mérite et de ses vertus.
Mi^ de Simony, quoique honoré de l'estime et de la confiance de Charles X, et en liaison étroite avec les premiers personnages de la cour, demeura toujours, par esprit de foi et de prudence, étranger aux passions et aux intrigues qui s'agitèrent en tout sens autour de ce prince, bon jusqu'à la faiblesse, et qui, tour à tour, par des concessions que la crainte lui arrachait, et par des résistances imprudentes, encourageait Taudace de ses ennemis. Aussi, tandis que les organes de l'opposition libérale et antireligieuse dirigeaient chaque jour leurs traits envenimés contre quelquesuns des premiers pasteurs de l'Eglise de France, le nom de M»' de Simony fut toujours respecté, et la calomnie n'essaya pas même de l'atteindre, tant il fut attentif à éviter ce qui pouvait compromettre son ministère par un imprudent mélange des intérêts de la terre avec les intérêts du ciel.
TIB DB MORSBlOllBOl hE 8IH0NT.
Deux fois seolement il s(irtil de ta sdge réserte qu'il grêlait imposée, parce qae i'bonMur de la religion lui en faisait on devoir. En 4896, l'abbé de Lamennais venait de publier son livre : De la Religion considérée dont ses rapports avec l'ordre politique et civil, U paraissait n'avoir eu pour but, dans cet ouvrage, que d'annuler presque entièrement le pouvoir temporel , en le plaçant dans une dépendance absolue de la puissance spiritudle. Son livre fut déféré aux tribunaux, qui le condamnèrent. M. Frayssinous, alors ministre d^s affaires ecclésiastiques, pour faire contre-poids aux doctrines de l'abbé de Lamennais, et aussi pour ôter tout prétexte à l'opinion libérale, invita les évèques à formuler une déclaration qui protesterait contre les excès de l'illustre écrivain. Quatorze d'entre eux, réunis à Paris comme membres, les uns de la commission pour la Sorbonne , les autres de la chambre des pairs, arrêtèrent, à la suite de plusieurs réunions, qu'ils renouvelleraient d'une manière spéciale la doctrine du premier des quatre articles sur l'indépendance absolue des rois dans l'ordre temporel, el d'une manière générale celle des trois derniers, mais en évitant même de prononcer le nom de la dédaration de 4682, pour ne pas ressusciter de tristes débats. Us s'éloignaient en même temps de l'excès des tribunaux qui, dans la condamnation de l'abbé de Lamennais, tout en écartant la prévention d'attaque contre les droits du roi, regardèrent comme établie celle de désobéissance à la déclaration de 4689, qu'ils prétendaient, sans aucune raison, être uue loi fondamentale de l'Etat. La déclaration des évêques, qui parut
(3 avril 4836) sous le titre : à^Eùcposé du sentiment
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des évéques qui se trouvent à Paris, sur l'indépendanee des rois dans l'ordre temporel, reçut Tadhésion immédiate de trente-quatre autres évéques, parmi lesquels était M*"^ de Simony, et successivement celle de presque tous les autres évéques de France ^.
Mi' de Simony n'avait point hésité à protester avec ses collègues dans Tépiscopat contre des opinions funestes à la religion par leur excès même, et qui tendaient à la rendre odieuse en lui attribuant sur l'autorité des princes des droits exagérés et arbitraires. 11 n'hésita pas davantage à réclamer contre les envahissements du pouvoir temporel, lorsqu'il le vit empiéter sur les attributions essent.elles de la puissance ecclésiastique , par les fameuses ordonnances du 46 juin 4828 : l'une qui excluait les jésuites de l'éducation de la jeunesse, l'autre qui imposait des entraves sans nombre aux petits séminaires. Quoi qu'on ait pu dire contre la légalité de ce Mémoire adressé au roi par les évéques de France, il est certain qu'il a toujours été dans les traditions de l'Eglise que les évéques élevassent la voix, soit pour éclairer les fidèles, soit pour avertir l'autorité, soit pour défendre les droits de la religion, soit enfin pour pro-
^ Lorsque Tabbé de Lamennais, quelques années après ^ eut fondé le journal V Avenir, Ms^ de Simony apprécia aussitôt^ avec la sagacité qui lui était naturelle, les tendances dangereuses de ses rédacteurs. « Je n'ai eu garde de donner mon nom à V Avenir, écrit41 à un de ses yicaires généraux^ et un extrait que j'en ai vu dans la Gazette, justifie toutes mes craintes. L'abbé Letoumeur, qui l'a lu, me dit que c'est un vrai fléau que cette feuille. Une fois entré dans la voie des systèmes, qui peut dire où on s'arrêtera? C'est en prêchant la raison générale, que Ton en vient à ne plus croire que sa raison particulière. »
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tesM* conire des tncsurM inquiétantes. Or, telles étaient les ordonnances de 48^8. De concessions en concessions faites aux ennemis de la religion , Charles X en était réduit) pour les satisfaire, à dépouiller les premiers pasteurs de l'Eglise d'un droit inbérent à leur caractère, exigé par la nature même des choses, proclamé (mr les conciles, reconnu par les décrions du conseil et même par des arrêts du parlement, celui d'être seuls juges de la nécessité, du nombre , de la forme, de la direction des éc(^s destinées à perpétuer le sacerdoce et les bienfaits d'un ministère qui a pour <rf)jet unique le salut des âmes ^.
Les intentions du roi étaient droites et entraînaient à sa suite un ministre, évêque lui-même, et plus malheureux que coupable. Mais la pensée secrète de ceux qui avaient dicté les ordonnances, n'en était pas moins une pensée hostile à la religion. Refroidir les vocations naissantes, dégoûter les jeunes gens et les jeunes prêtres d'une cfirrière où l'entrée seule présentait tant de difficultés, les effrayer en ne leur offrant en perspective que des humiliations à recueillir, que des mépris à supporter, en un mot, dépeupler de fait les petits séminaires et ôter ainsi au sacerdoce le moyen de se recruter et de se perpétuer : tels étaient les motifs secrets et non avoués qui avaient préparé sous main la rédaction des ordonnances, dirigées en apparence contre les seuls jésuites.
^ « l\ est inouï , écrivait M. Fraysainoas à Vsbbé Elicagaray, que nos rem soient intervenus dans rétablissement de ces éc(des autrement que pour les favoriser et les protéger. Toujours le gouveroement en a été uniqu^nent entre les mains de Tévéque diocésain. »
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Ki^ de SîmoBy, plein d'ane respeetueasd soumissiofi pour les droits du souverain, crut oependant que le silence des évèques serait dangereux dans cette circonslanee, ei qu^on s'en prévaudrait pour persuader au peuple qu'on n'avait rien voulu diminuer des droits inhérents au sacerdoce. Il signa le Mémoire rédigé par le cardinal de Ciermont*Tonnerre, archevêque de Toulouse, doyen des évèques de France, au nom de l'épisoopat français. Ces courageuses représentations étaient justiHées par les tristes fruits que portaient déjà les ordonnances. Des mesures aussi pleines de défiance et d'arbitraire avaient jeté l'alarme et l'anxiété dans tous les petits séminaires. Plusieurs évoques avaient reculé l'époque de la rentrée pour voir si les difficultés qu'on leur suscitait s'aplaniraient dans l'intervalle. Enfin , sur l'intervention du Souverain Pontife, une transaction intervint, et toute résistance tomba •*. Le gouvernement consentit à ne point presser l'exécution de certains articles plus odieux. Les huit écoles ecclésiastiques dirigées par les jésuites furent fermées. Les séminaires du diocèse de Soissons étaient tous dirigés par des prêtres diocé-
1 Un eeid prélat per^âta. Invité eomme tons ses collègues à tninsiâettre au ministre des affaires ecclésiastiques les renseignements exigés par les ordonnances^ le cardinal de Glermottt- Tonnerre not^a son refus à M. Feutrier en ces termes : « Monseigneur, la devise de ma famiUe, qui loi a été donnée par Oalixte n^ en IISO, est celle-ci : Etiamsi omnes ego non, CTest aussi celle de ma conscience. J*ai Thonneur d'être, avec la respectueuse considération qui est due à un minisU*e du roi, » etc. n fat signifié au cardinal qull eût à s*6d>stenir de parsdtre à la cour jusqu'à nouvel ordre, n céda ensuite aux nouvelles instances qui lui furent faites.
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S8i TIB DE MONSBIONBUB BE SIMOIfY.
sains. Le gouvernement se contenta de déterminer, par une ordonnance du 29 septembre, le nombre des petits séminaires, c'est-à-dire qu'il maintint ceux qui se trouvaient établis^. Une autre ordonnance agréait
* Le diocèse de Soissons comptait, sous M»' de Simony, trois petits sémioaires: le premier était celui de Laon, qui comprenait les classes supérieures depuis la quatrième jusqu'à la rhétorique inclusivement. Le cours d'humanités y avait été transféré l'année f^ll, en remplacement du cours de philosophie qu'on avait attaché au grand séminaire. En 1853^ Msi* de Garsignies supprima le séminaire de Laon pour rétablir dans les bâtiments de l'ancienne abbaye de Saint-Léger, où il avait essayé d'abord de fonder un collège de plein exercice.
Les deux autres petits séminaires étaient ceux de Notre-Dame de Liesse pour le Laonnois, et d'Oulchy-le-Chàteau pour le Soissonnais, où se faisaient les classes inférieures, depuis la huitième jusqu'à la cinquième. De plus, depuis 1836, la maltrbe des enfants de chœur de la cathédrale de Soissons, successivement dirigée par deux supérieurs distingués, MM. Congnet et Lefebvre, a fourni aux séminaires de nombreux sujets. Depuis, Msr de Garsignies a fermé le petit séminaire d'Oulchy-le-Ghàteaij, et supprimé renseignement secondaire à la maîtrise, qui n'est plus composée maintenant que d'externes^ sous la direction des Frères des Ecoles chrétiennes.
Les bâtiments du petit séminaire de Liesse appartenaient en propre à M. Louis Billaudel, que M. Jean-Baptiste Billaudel avait institué son héritier et son légataire universel. M. Louis Billaudel fit don au diocèse, en 1841, de tous ces bâtiments et du mobilier qu'ils contenaient. Ms^ de Simony l'en remercia en ces termes : « Je rends grâces à Dieu, mon très-cher abbé, de ce qu'il vous a inspiré de mettre la dernière main à l'exécution de vos généreuses résolutions, et à celles de votre excel^t frère. Je vous avoue que je n'étais pas sans inquiétude sur ce que deviendrait cet établissement, auquel l'un et l'autre vous vous êtes consacrés tout entiers, tant j'ai vu d'exemples de fâcheux mécomptes , quand on n'avait pas pris des précautions bien sûres. »
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les Dominations que Mi' de Simony ayait faites des supérieurs ou directeurs de ces trois écoles.
Le Souverain Pontife, dans le bref qui accompagnait le concordat, avait exprimé le désir que le titre des anciens sièges qui étaient supprimés, ne fût pas entièrement éteint. Quelques évéques avaient d^ obtenu de joindre au titre de leur siège le titre des sièges qui, par les nouvelles démarcations, sont compris dans leur juridiction. M^ de Simony, dont le diocèse comprend l'ancien diocèse de Laon toui entier, demanda de pouvoir unir à son titre celui de TEglise de Laon, de cette Eglise si ancienne, qui avait un chapitre si noo^reux, de si brillantes prérogatives, et qm voyait ses pontifes, en qualité de pairs de France, s'asseoir à côté du tréne de nos rois. Léon XII, par un bref du 47 juin 18^, qui commence par ces mots : Inter cœtercts, ordonna que le titre de FEglise de Laon fût rétabH et uni à perpétuité à celui de Soissons, de manière que les évéques de Soissons pussent prendre à Tavenir le titre d'évèque de Soissons et de Laon.
M6 yiE BS MONSBIGNSUm D« SIMONT.