CHAPITRE XXn
Révolution de 1830. — Prudence et sagi réserve de M«t de Simony. — Sa conduite vis-à-vis du nouveau gouvernement. — Conseils qu'il donne aux prêtres de son diocèse.
L'orage qui se formait depuis plusieurs années sur la monarchie venait d'éclater. Un nouveau trône s'était élevé sur les débris de l'ancien. On ne fera pas sans doute un crime à M*' de Simony de n'avoir point applaudi à la révolution de Juillet. Il n'avait pas toujours approuvé la marche du gouvernement de Charles X, mais il avait un cœur trop reconnaissant pour ne point regretter la chute malheureuse d'un prince qui l'avait comblé de bienfaits. D'ailleurs, son amour pour son pays le faisait gémir de voir la France rentrée dans la carrière des révolutions, le droit d'insurrection de nouveau légitimé, et le pouvoir dépouillé de cette force, de ce respect, de cette stabilité sans lesquels il ne peut rien pour la paix et le bonheur des peuples. Il eut d'ailleurs à déplorer, comme évèque, les scènes d'impiété et les sacrilèges dévastations qui se mêlèrent en plusieurs endroits à l'inauguration des nouvelles institutions politiques.
Au milieu des peines et des appréhensions légitimes que dut éprouver son cœur dans des circonstances aussi difficiles, M^ de Simony donna des preuves de ce calme, de cette patience, de ce courage que la foi inspire et que fortiûe l'habitude de la prière et de la