‹ Vie de Monseigneur de Simony, évêque de Soissons et LaonChapitre 76 sur 118 · CHAPITRE XXIIl · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIIl

natorelfemént bieo veillant; c'élait Texpresaion d'âne affection yéritable. Quelques jours même avant sa mort, alors quMl était aux prises avec les plus violentes douleurs, bous Tavons vu demander avec \fià ton dMneffieible bonté à l'un des prêtres qui le visitaient : « Gomment se porte madame votre mère; dHes-loi bien que je sois tonjour» heureux d'avoir de ses nonvelles. n

Cette tendresse, cette haute estime que Hfe' de Simony avait pour ses prêtres, ne dégénéraient jamais en faiblesse ou en molle condescendance pour leurs défauts. Attentif à la conduite des pasteurs dont il était le chef, il veillait sur chacun d'eux ; il se regar* dait comme responsable de toutes leurs négligences; il se les imputait à lui-même, et on l'entendit quelquefois dire : « Dieu me châtie comme je le mérite; ce sont mes propres péchés qui sont cause de ces désordres, d

Il est une vertu qu'il aimait par-dessus tout à voir dans un prêtrci et sur laquelle il insistait continuellement : c'était cet esprit d'abnégation et de dévouement qui ne recule jamais devant le sacrifice et va toujours au-delà de ce qui lui est demandé. Par une raison contraire, rien ne lui était plus pénible que de voir l'intérêt particulier ou la recherche personnelle rétrécir le coeur des jeunes prêtres, leur persuader qu'ils seraient mieux là où ils n'étaient pas, leur faire désirer un poste plus éminent et former des projets qui les faisaient sortir de l'ordre de la Providence. « Est-ce c|ue ce n'est pas dans les paroisses de campagne, disait-il, qu'un jeune prêtre, avec des talents et Tanyour de l'étude, peut se préparer à rendre phis tard d'importants services à l'Eglise? x>

MS Tll Bl MÛWMIGMIIII 31 SIMONT.

Qt n'ait pa» <)Q'il w «KuprU oL o'afipréoiM te 4il6« •alléa d« leur posUion, et qu'il im diiplorài la MériKl4 d0 lettre travam ^ m^ il voulaît q«'iU furent biw parsiiiadésqae l'oavreda raiaîstèra «i d^ la canv^naioa (}et âmes est par-dessus tout «w «nvre de^ palteoM» T<MUas sas coaversaliooSf toutas^ sas lattraa leadai^aii rappeler cette iiérlfeé« J'ai loujours éi4£pappé, disait im prédicaleur de retratle eeelésiastiqtie» de aetia parde da It^ d» Simooy : s. IL faol quelquefois ita'an prêtre reste daos une paraisse qaateisae ou quinze aos ava{»t de recueillir quelque fruit de ses travaux. »^ ^-^ « Jie auîs désolé, écriv»il*il à uu curé prefsque découragée de ce- que vous sm dites de Tiosouoiaucc^ de la jeunesse et de l'iusensibiUlé des parents, J'esp^e pourtant ^pie vous n'eu sere» pas réduit h secouer la pousai^re de ¥0S pieds, et que q piques àcnes euteudroot la voii du pasteur et sortiront du tombeau. Qu'un petit noyau seulement se forme, et peu à peu il ^'étendra...*. » — a Vous n'aves pas toutes les consolatioas que veqs pourriez espérer, disaiv-il une autre fais. Un pasteur se trouve presque toujours eu présenea des passions du moude, et rencootre sans aesse quelque oJMacle au bien qu'il se propose. C'est une guerre coi^inueUe dsus laquelle nous n'avons pas d'arme plw puissaote, après lé prière, que la patience. » Aussi cberehait^f par tous les moyens possibles, à enflammier ta zôle, à ranimep la craints et la timidité^ o«i à relever le cou* rage abattu ! Un jour il écrivait à un prêtre à qui il donnait une mission difficile ; « Cette plaça a ses diffi* cultes; Biais, avec la gràee de Dieu, vous les surmonterez ; il y a là des 4mes à sauver, des pécheurs 4 convertir, des efi&Mits et des ignoranlA à inatruir?,

HAPITKK IT1II. 9M

dts eoftfrèrcB à ëdîAer, «n an mot, le atm de Diao à gierîier, et des peuples à ^eogéliser ; c'est bien asset poor exeiter votre zèle. » Uq aatre joar il lui mandait ! t Quelque stérile, qaekfiie kigrat que soit le sot de ¥oire pftrettae, il y a bleo eertMieoiettl encore «n eer^ tahi nombre d'ànes à ttHiver; j'espère q«» œ sera par voire ministère. Prières, patienoe, cèle persévè* ranty obartié sans «esare, cèdent les âmes qoi vous rendront OMHres des eœnlis. » il hil disait tme antre Ms oBoore : « Eh bien, mon cher, n'enseiet-'voos sainré qn'iMie sente àme, n'emsieE*-Toos obtenu mente qne aotre babit ne soit pins détesté et on objet d^horrenr^ vone n'aertei pas perdu voire temps et vos peines; vous semeK, ve«s plantée; un antre qne voos et après vous récoltera, et il recueillera les fruits qwe votre semeoce aura produits; ainsi courage, eonflanee,

abandon à la volonté de Dieu »

Cette pattenee, cette lenganknité, it la necomman'datt sorlont à ses prêtres lorsqu'ils étaient victimes de qoeique odieuse calomme. « L'ennemi do tout bien, mon cher curé, éorit-il à l'un d'eux, travaille à décruire votre ouvrage; ne vous en étonnes pas; ad* «lires au contraire qne ce soit par la guerre que te démon fait aux saints que Dteu les sanctifie et assure l'oeuvre de leur ministère. Continues d'unir la pm^ deoee et la charité aux efibrts de votre sMe. Ne perles jamais do vous en chaire qne pour taire déborder dans le cœur de vos paroissiens les sentiments de tendre charité qui remplissent le vétre, et vous vaincrez le mal par le bien, et après la tempête viendre le calme, et la grâce descendant dans quelqu'une de ces âmes qui vo(» poursmveni de teur injuste haine,

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