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opérera en elle le miracle qui change les loups en agneaux. Restez dans la disposition d'esprit que le bon Dieu met dans votre àme, écrit-il une autre fois, élevez-vous au-dessus d'une trame iniquement odieuse, et attendez de lui seul et de votre innocence la manifestation de la vérité. Ne parlez de la conduite que l'on tient à votre égard qu'avec modération et charité... »
Après la patience, il ne recommandait rien tant que la prière, pour le succès d'un ministère où tout doit se faire sous la direction et comme par l'impression de la main de Dieu. Cet esprit de gràce^t de prière se répandait comme un baume délicieux sur toutes les lettres qu'il écrivait, et il n'en est presque pas une seule de celles que nous avons parcourues qui ne respire ce doux parfum de la piété et de la prière. Il ne repoussait aucun des moyens que la prudence humaine met en œuvre pour établir le règne de Dieu et faire le bien ; mais avant tout, c'était à la prière qu'il voulait qu'on e^i recours. L'établissement d'une école de filées dans une nombreuse paroisse souffrait quelques difficultés; après avoir indiqué des moyens dont le succès paraissait assuré, il ajoute : « Mais c'est suriout aux pieds de Notre -Seigneur qu'il faut traiter cette affaire, en lui représ^itant le grand nombre de jeunes âmes qui se perdent ou apprennent le mal par ce malheureux mélange, dans un temps et dans un pays où la malice prévient Tège,^ et où la plus tendre enfance est précoce pour le c^sordre. »
U^ de Simony eut quelquefois à remplir le devoir pénible de la réprimande ; mais ceux qui en furent l'objet peuvent lui rendre ce témoignage, que ce fut toujours avec les formes aimables de la charité qu'il
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leur faisait sentir rirrégutarité ou l'Injosiice de leur conduite. Ceux qui ont partagé pendant vingt^quatre ans avec lui les soins et les peines de l'administration, nous (mt assuré qu'il n'est pas à leur connaissance que, dans tout le cours de son épiscopat, Mt' de Simony ait jamais consenti à regarder un prêtre comme cou* pable, avant d'avoir épuisé tous les motifs d'excuse et saisi tous les moyens de défense avec plus d'empressement que l'accusé lui-même. Et lorsqu'il lui était impossible de les excuser, jamais il ne voulut en venir aux moyens de rigueur avant d'avoir employé toutes les voies de douceur et de charité. « Sans doute, il ne justifiait pas leurs fautes, mais la grande connaissance qu'il avait du ccMir humain et de sa fragilité le rendait indulgent, compatissant même avec les personnes qui étaient tombées. Jamais d'amertume dans ses paroles sur eux, jamais de dureté dans les avis qu'il leur donnait, jamais de disposition à s'éloigner de quiconque avait eu même de graves torts de conduite. Il y a plus, semblable au père du prodigue dont il s'était sans doute proposé d'être l'imitateur en devenant évêque, sa bonté, dans certains cas, était si grande, que ceux qui ne s'étaient jamais écartés du droit chemin, pouvaient devenir jaloux et être tentés de lui dire, en parlant de ceux qui avaient failli : « Vous faites plus pour eux que pour nous^. »
Cette dbarité se manifestait par les effets les plus touchants. Lorsque ces prêtres étaient obligés de quitter leur paroisse, M. de Simony s'offrait de faire tous les frais de leur déménagement. Son affection les
1 Oraison fuméhie de Mf de SimcMiy.
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TII DB HtUflIGirVPIl Dm 8IM0NT.
amniaii jifl^M 4«»8 la p0ir«Me 4«^l leuff aviA aniU gfté»; il vMiait sav^HT si riea ne l^qr m90<|umi; Vite vtfoaieQi à ioiRt>#r malAdesi il o'éUiU pih^ (p^oquiUt ^iie le curé de le paroisse tm Yetki remettre hht ktw 4U4 : <« Je viens d'epprendre» éeriveitril à ua de eef curés, que M. TaMié.o. vieat de loiaber dfi9§j&reusa' »eDl latilade. Je vous eagAge à aller le visiier e^ k lai doDoer (eus les témoignages cle oharité que votne eo9ur sacerdotal vous iaspirere» Vous lui offrires teuA ves services, et s'il voue eooftail qtfe quelque cboee de CQSivenable dans sea éftat lui oieoquètt vous m'ea feri^ pari sens larder. i> Qu^uef^s même il eut à lutter coaire Tapiaioa {Hibliqoe de sua clargi et coiM^re les réclametioas de plusieure persome^ respeûtablea qui le coojwaieat d'éloif^er du diecàsa ua oa^teax pfMree qui a veieai été flétris par iee arrêts de la j^a^ tiee buoiaiAe* Ml^ de Simoay a'igaûrati pas lea tristos suites d'ua pareil ecaadale; il a^était aveugla aur aucua déserdre, iadidgeat pour auoua abust mais il étaifc père, et soa oœur était eoimae aui priaea avec la voi&delajustieeet de la sévérité. Voici en quels knaes touebaata il plaidait la^»^ase d'ua de ces iâfor-> tuaéaqu'tl vouiail plaoer près d'ua des plue vertaeax prêtres du diocèse :
t .<... Ce pauvre prêtre a eu de grands torts asso^ rément, écrit^U, boais oiérite-t^l d^étre r^té absolur la^t et qu^w le coadasioe k n'avoir ni feu^ ai Meu? Cest un prêtre coupable sur ua poial ioiportaai, mais il est repentaat.Oî^ doitrtl tfouver piiiéet laieérioordQ, ai ce a'eel près du père commua, si oe n'est près de ses confrères? La justice humaine est inexorable, je le veux bien, mais eUe m lui a pi» intarditi Vmm al le
fan, ei file m iroaveni jamais oMiav^iff quil tr«oir« prè$ cUi sac^ confrères un morooau 4e iniiq, el et qui loi eeil plus oéœssaire, une oooapalien à laqeeHe il peql être propre. Je ne creias pns que le bon Dieu penneiie qee nous souffrions une ruine enUère pour avoir obéi apx: lois de la charité e( de la pmdenoa ehréUeone..* Engages lous ses oonfrèras à le irai^^ aveo bonté, à compatir à son malbear^ et soriont à ne jamais parler de lui , si ee n'est avee intérêt, et tout s'onMiera, Ses émolocneats le roeltroot à oiènse âê contenter peu à peu ses eréaDoiers et de difntnoer avec le temps le «caudale de sas injustices ; ce sent bien ses iatentionSi j'mi ai la persuasion* m
Les visites pastorales de «on dieoèse, quoique si fa^ tigantes, étaient pour M^ de Simony la plus douce de ses occupations. Il aimait à être témoin parlui«mème du bien que les pasteurs opéraient; il s'entretenait avec eux 4e tout ce qui pouvait contribuer aux pro^ grès de la piété et à raffermissement du règne de Dieu dans les âmes, et il se plaisait à rendre publiquement témoignage à leur zèle apostolique et à leur dévoue^ ment de chaque jour. Le diocèse de Soissens est un desj^s grands deVEglise de Franee; il comprend, comme nous l'avons déjà dit , la totalité de Tanoien diocèse de Laon et la plus grande partie de l'ancien diocèse de Solssons» Pendant vingt-^tois ans d'épiiscopet, W*' de Simony ne dérangea pas une seule foii l'onAre de ses visites, raa^^é les inoommedités de la saison et ses indispositions pecsenaeUes. U les eom* m^ftçai^ rëf utièrement après Pèqnes, revenait eélébrer dans sa cathédrale les fêtes de la Pentecéte, faire l'Ondiantion aimoeUe^ et repartait après la Fête-Dieu.
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Rien ne FarrACait jamais : il était d'one exactiiade reniarqaable, arrivait toujours à l'heure donnée, et prévenait même quelquefois les pasteurs et les fidèles. Jamais aussi on ne Fentendait se plaindre de la chaleur ou de la fatigue qui souvent étaient excessives. Il voulait que les paroisses qu'il visitait pussent jouir pleinement de la présence de leur premier pasteur; il ne consentait pas qu'on abrégeât pour lui les céré* monies, et rien ne trahissait jamais chez lui ces impressions souvent involontaires de fatigue, d'impatience ou d'ennui qu'il est si difficile de réprimer.
Ce qui le touchait surtout dans le cours de ses visites pastorales, était de voir la foi et l'empressement filial des populations à venir à sa rencontre pour recueillir ses bénédictions. H jouissait de ce concours, et il en jouissait en père, car il avait pour tous les fidèles de son diocèse les sentiments, les émotions d'un cœur tout paternel. De leur côté, tous ceux qui le voyaient étaient frappés de la douceur, de la bonté, de la sainteté empreintes dans toute sa personne; on vit souvent bon nombre d'hommes qui n'étaient rien moins que religieux se porter au-devant de lui , ne pouvoir se lasser de contempler ses traits, et disputer aux plus fervents l'honneur de l'approcher de plus près et d'être bénis par lui ; d'autres, dont les sentiments d'impiété étaient bien connus, après avoir passé quelques instants avec lui, soit dans un dîner, soit dans une conversation, s'en aller pénétrés d'estime et de respect pour sa personne, et racontant à Ions rimpression étonnante qu'il avait faite sur eux. Une dame protestante de G..., se trouvant dans une société qiM attendait l'arrivée de M»' de Simony, avait
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juré qa'dle ne cons^nitrait jamais à se meitre à genoux, suivant l'usage des pieux fidèles. Mais, à la vue de ce saint pontife si plein tout à la fois de majesté et de douceur, elle fut involontairement saisie d'un senti* ment de vénération qui la fit tomber à terre et s'in-> cliner comme les autres pour recevoir sa bénédiction. ILétait difficile, en effet, de réunir en même temps nne dignité plus imposante dans ses fonctioi» comaie dans ses rapports avec le monde, une simplicité de manières plus grande et une douceur {dus aimable» U^ de Simony tenait à la noblesse par son nom, par son éducation; mais il tenait au peuple par la simplicité de ses habitudes et de ses goûts. Dans les dîners qui suivaient les confirmations, et où se trouvaient réunis les autorités communales et MM. les curés des paroisses voisines. M'' de Simony s'oubliait lui-même pour ne s'occuper que des autres. C'était pour lui un plaisir de servir tous les convives, et, sans parler beaucoup, de dire à chacun quelques mots agréables. Sa frugalité dans ces repas, dont il faisait si bien les honneurs, était vraiment extraordinaire, juscpie-là que souvent, après une longue et fatigante cérémonie qui l'avait tenu à jeun jusqu'à une heure de l'aprèsmidi, il ne prenait qu'on potage, quelque léger dessert, évitant néanmoins de laisser voir qu'il ne mangeait point, par l'attention qu'il mettait à servir tout le monde. Pour résumer les sentiments de respect, de vénération, d'à ttaçhemeni que M*' de Simony se conciliait daitô s^ visitea, nous citerons ce mot d'une personne du monde qui, dans l'admiration où elle était des vertus de TA^ de Simony, ne put s'empêcher de dire i « Si tous les évèques, ressemblaient à M*' de Simony,
tl4 TIB Dl HMffEKmVUt Bl SIHONT.
LnnàrtiM m regretterait pas qtm le royaaiM ^ Mmi 00 fui pas goQvemë par dât anges* »
Le prioeipe de Mi^ de Simoiiy, en arrivant dans la dioeèse de S^^asons, avait élé de conserver religieosemem les «sages étaUis, d» ne faire acumn ebangemeni, soit dans la liturgie, sefit dans les r^^ments de dls^ eipline eedésiastiqw, avant cTavoir pris )e temps de esMHiHre et d'observer par Ini-méme Tétat des dioses et la dispoMtion des esprits. AqssI, }Âem qu'A eût eem^ pris dès-lers la oéoessité de recueillir des divMraes or^ doQoanees de ses prédéeeeseors toat ee «fut était ap« plieable à l'état préeeoi d«i dergé, et de rédiger, en f jeignaDt toai ce qui parailralt devoir le ce«npléter» eeoNne on oerps abrégé de discipline ecclésiastique ^ il aUendit^ pour publier ces neuveaox eletats « dis années entières, et il veuhit s'aider pour ce travail^ êm iemières des prêtres. tes plc^ expérimentée du diocèse « dont il prit Tavis pendant plusieurs retraites consécutives.
Ces statuts eent dane les nmins de tout le cdeiigé, et notre d^sein ne peot être dlenextraim ici toat ee tpi^ils rmïferaieni de sage, d'édifiant) d'utile; noue dirons seulement qu'ils montrent aetantdeièle pour la diseifrfine e€clésiasti<|ae que de eonneissenee des décrets et canons des conciles, et des réglemente de la vénérable antiquité contaorée par i'ei:périence des siàdes. lis ne sont pas moins remarqaables per le sage esprit de discernenient qui a su mocK&er les règlements de l'ancieune discipUne, les mettre d'ao» cord avec la eîieation nouvelle de l'E^^ en FraneS) et ren(Mier à l'état présentées aneîenoes pfresertptions de l'Ëg^se de Soissonsy tout en eoeservant totqoors
Qft ojtfiolèr» fmppQBti]» modérallm ei de dMnrilé^ t Nous y aT0iis bien rar«in«ni ajouté la safiotioo àe$ peines, ^ Mi' cb Simoiiy daos le MandMiiMil qoi ptéeède les^iatota, préféraol de beaiiooup eo confier Pexade otoervatioo ^ Tamoar qa'à la crainte. » £l en «&t, les av», les repoitoiaodaliMis^ lea défeosaa ménaee, toat y esl ai modéré ai eipritné dans an lan» ga^ si paternel, que ces statuts ne poQvaianl Bian*^ qtter d^ètre reçus par toot la cla*gé al obaerfés atec ime sottfBiiiioii filiale.
C'etft eneore à Me deJSiinotty qa'eai dû le rétabHt'^ wtmwiA des coirfémioas aeciésiaatiqiias dans ie dioedso do SoissoKf . teierroinpQQ» par li| révdttiîon , aliaa n^vaiaiH pu éira ropriaes dapoîa la nrav^e orgmt^ sadoQ dtt ouke oi4holiqiie en Fraaca. Lea besoins des pamaaes abaorbateni tous tes moments du pelit »om^ br« de pastwrs ipi'il était permis d'y envoyer. Aus8h téi tpm le nombre de» onvners évangôUques sa foi aecm al eut permis de restreindre dans de pkis jnstes Kmilias leseflbrts de leur xèle, H«* de Sisiony réaohHch rétablir Fusage de ces réonioas oit se iraiietil en eom-» mm les saîettces saeréos, où les élodes partàcidières deviesseni ttn trésor publie ai permaUent à chaesn d'y pcnaer 'toai ce qtn peut éclairer ^esprit, liirmer le cœur et aa&etifier les mœnrs. Déjà, dams un. grand iiombiv de DayennéS, des eedésiasfciqcies aélés avaient établi spoelanénent de eas réonlonsi, où cbaoùn d^euK apportait le frait de sea veilles et do ses réfiexiona sur les pMïtê les plaa impartant» de FEcriUM^ suinta, de la tbéologie et de Thistoire ecclésiastiques4 M** de Simony voulut donner à ces conférences une forme et une existence régulières. Pour mieux prouver à son
SIS TIB DB MOHSBIGHB» IHC SIMOlfT.
clergé qu41 oe voulait en cela qae remettre &ol vigaeor les ancieanes traditions du diocèse de Soissoos, il se coDlenta de publier en léte du règlement des confé* rences ecclésiastiques l'ordonnance d'un de ses prédécesseurs, M. Languet^, dans laquelle oe savant pr^at expose avec autant de clarté que de force la nécessité, les avantages des conférences eodésiastiques et les moyens d'en profiter.
Parmi les motifs pressants qu'il développe, il en est un qui fait trop honneur au diocèse de Soissons, pour ne pas être rappelé : <k Les conférences eodésiastiques, disait M. Languet, sont devenues, depuis saint Charles, une discipline presque universelle, surtout dans l'£gUse de Rome. Mais ce qui nous est ^orieux, c'est qu'en cela on n'a fait que rétablir ce que la province de Reims, et en particulier le diocèse deSoIssons pratiquaient il y a plus de huit cents ans» x^ Après avoir rapporté le capitulaire d'fiincmar, archevêque de Reims, et la constitution de Riculphe, évèque de Boissons, qui ont pour objet ces réunions, M. Languet ajoute : « Il est difficile de trouver ailleurs des monuments si précis et si anciens de l'étabUssen^nt des conférences. Notre province et notre Eglise semblent en avoir les premières la gloire. N'est-il pas de l'honneur de ce diocèse, de conserver avec phis de soin une pratique dont nous avons peut-être donné l'exemple au monde chrétien, et de l'emporter en zèle et en assiduité sur toutes les autres Eglises, comme nous croyons déjà l'emporter sur elles par l'antiquité de eeUe disei^ pline? »
* Depuis archevêque de Seos,
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Ces ôotféreiiees 9é ttenneiK ordlnairanetit daos obaqoe Doyeœié tous les mois, à l'exeepiioil des tnois de décenàbre^ janvier, février et mars. On y traite trots »ijets : run sur PEcriture sàmte, raatre sar ta tliéologie, le troisième sar les devoirs eeclésîastfques OQ sur Vhistoire de l'Eglise. Les procès •-verbaax de chaque eonfératiod et tes conléreticeB elles-mêmes sont envoyés à Févèehé et etaminés par des prêtres expé-^ riiBcntés et versés dans la science des saintes lettres et de la tbéolaglo. Un rapport général est fait à Mon*seignedr, qni éa extrait oe qu'il juge utile pour le metiM en tète du sujet des conférences de Tannée sniTantOi
On ne fut |ias longtemps sans recueillir les fruits précîeifK du rétablissement des conférences eodésiéstiques. Dès les premières années, les prêtres se reo* dirent à Tenvi à ces utiles réunions. Les procès^tér*baux dépassèrent I» espérances qu'on avait conçues; Mi* de Siniony y vit la (ireuve évidente qu'un grand nombre se Mvriient à des études profondes, malgré les oecupations dû ministère, et il put se convaincre que « les lèvres du prêtre dans soû diocèse étaient vrai* ment dépositaires de la soienee, et que les peuples pouvaient recueillir de sa boocbe l'explication de lâf UA do Seigneur. »
nusieurs fois on lui exprima le désir que les sujets de conférences les mieux trailés fussent réunis et puUiés, comme îl est d^usage dans quelques diocèses. Ifs' de Simony accueillit favorablement une demande qui avait pour but d'exciter dans son clergé une louaUe émulation pour les sciences sacrées. Cependant il préféra la modestie du silence à l'éclat d'une publi*
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oité quMl appelait l'ennemie jurée de Phunaîliié sacerdoiale. M*' de Simony aimait du reste à être mis au courant des points les plus importants qu'on avait traités dans ces conférences. Plusieurs fois^ à la suite de discussions très-épineuses, des ecclésiastiques lui soumirent les difficultés qui tes arrêtaient dans les matières les plus pratiques du ministère pastoral, et presque toujours il leur répondait lui-même avec cette clarté et cette justesse d'expression qui était l'Image de la clarté et de la justesse de ^es pensées. Nous n'en citerons ici que deux exemples; ils achèveront de faire connaître et apprécier la science théologique de TÊ^ de Simony, la sagesse de ses décisions, et ils pourront servir de règles dans des points si difficiles.
Un ecclésiastique lui avait soumis la question suivante : m Dans une paroisse où les danses publiques ouvertes ne sont pas en usage, doit-on exclure de la participation aux sacrements, pour le seul fait de la fréquentation des danses renfermées , tous les dimanches de l'année, excepté l'Âvent et le Carême? »
Monseigneur lui renvoya par le courrier cette réponse : c( S'il n'y avait qu'une question spéculative à trancher, la décision serait facile. La danse n'est pas condamnable en elle-même; ceux qui n'y trouvent aucune occasion prochaine de péché, peuvent donc la fréquenter sans se rendre criminels , et souvent être admis aux sacrements.
» Mais si l'on entre dans le détail des circonstances, il eu est tout autrement. Ce n'est plus de la danse en général qu'il s'agit, mais de la danse telle que l'a faite la licence des temps corrompus où nous vivons; la duQse^ avec ses valses, ses galops, et tout ce que le
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démon invente tous les jours pour perdre les èmes, ce sont des danses entre personnes parmi lesquelles s'en trouvent, et le plus souvent en plus grand nombre, qui joignent à un cœur déjà corrompu des manières libres, et quelquefois jusqu'à Tindécence, car on est de bonne heure maintenant bien avancé dans le mal; des danses dans des lieux renfermés, et qui Bjoutent ainsi aux autres principes de désordre des facilités pour le mal, telle que Tobscurité plus ou moins grande,. des réduits écartés, et une durée jus^ qu'à des heures avancées dans la soirée et même dans la nuit.
» Mais, dit-on, les personnes qui les fréquentent n'y font aucun mal. D'où leur vient, je vous prie, cette impassibilité? Apparemment c'est qu'elles ont l'àme sintple et le cœur innocent. Qui ne sait pourtant que plus il y a de simplicité et d'innocence dans un cœur, plus Rsera exposé à la séduction, à moins que la modestie, la réserve et la garde des sens ne le mettent à l'abri de toute contagion? Eh! qui ne sait encore mieux quelles fatales illusions créent l'amour des plaisirs et la passion? C!omment, dans l'âge de l'effervescence et de la sensibilité, lorsqu'on a constamment sous les yeux 1^ exemples, et aux oreilles les discours les plus licencieux, lorsque tous les sens sont excités par une joie dissolue que rien ne maintient dans la modestie et la réserve, pourra-t-on se conserver pur et ne pas souiller au moins son cœur? Peut-être, pendant un temps, pourra-t-on se préserver des actes les plus criminels; mais combien de fautes graves se serat-on dissimulées, jusqu'à ce qu'on se laisse entraîner aux derniers excès 1 Je veux qu'on ne voie pas de
scw^alaa fp4q«#0iiiH»t épicier par «uito d^ises dbaaea^ mU la malice esl en ce» lemps ai rafâeée, et qvi pourra croire k l'innocence de ceux et de eeilts qui fréquentent c^s diverlisaements? ^
Après avoir insisté aur une oonsidératioo indirecte, tirée de la nécessité pour les curés d'avoir aur ce point des principes et une conduite tmiformea, M<^ de Sio^ny ajoute ; « La ooaclasion de ce q^i précède me parait être que Ton ne peul généralement regarder comme innocentes les danses publique ^i lieu renfermé, et que ce ne pourrait être qoe par des exceptions extrêmement rares que l'on pourrait adr mettre ceu^ ou celles qui y vont, à quelques époques extraordinaires et copiée forcées ^ mais januiki cmui pu celles qui les fréquentent.
i> Mais comment faire? Faut- il abandonner ceUe jeunesse? Non, assurément, non* U faut instruire, presser, conjurer, supplier; il faiftt tant prier que le Seigneur donne force à la parole; il faut faire diversion par toutes les industries du zèle et de la charité, et poursuivre son but avec patience, sans se lasser, gagnant Pun et puis l'autre, jusqu'à c« qu'il ' plaise au Seigneur de combler les vœux d'un pasteur qui, comme vous^ veut se conumoer pour le salut de son peuple. )à
Un autre curé du diocèse lui ayant demandé jusqu'oui «'étendait l'obligatioa de donner le saint viatique aux mourants, W^ de Simony lui répondit en lui envoyant les Goi;ksidéra tiens suivajotea qui lui paraissaient ré^ soudre la question :
« Il y a un précepte divin de recevoir le saiftt via^ tique à la mort.