‹ Vie de Monseigneur de Simony, évêque de Soissons et LaonChapitre 78 sur 118 · CHAPITRE XXill · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXill

» Il y a donc pour tout pasteur obligntion étroite ttoQ- seulement de l'administrer à ceux qui le demandeut, niais ménrie de faire connaître à ceux qui ne le demandent pas l'obligation où ils sont de le recevoir et de les y disposer, soit en les instruisant, soit en leur en inspirant le désir par toutes les instances du zèle el de la charité.

y^ D'où il stxit qu'un prêtre appelé auprès d'un malade, quel qu'il soit, ne doit point se croire quitte de toute obligation envers lui lorsqu'il lui a administré les sacrements de pénitence et d'extrême -onction, mais qu'il doit tendre par ses soins empressés et ses douces insinuations à lui faire désirer de s'unir à Jésus-Cbrist et de trouver en lui la plénitude de la miséricorde et de la charité qui couvre la multitude àes péchés : cette conséquence me parait certaine.

» Mais tout mourant à qui on a cru pouvoir et même devoir accorder l'absolution, doit-il pour cela même être regardé comme disposé à recevoir le saint viatique? Je ne le pense pas; il faut qu'il sache encore au moins jusqu'à un certain point discerner le corps du Seigneur. C'est pour l'amener à ce point qu'il peut être permis au pasteur, s'il le juge indispensable, de différer, mais non d'abandonner le malade en ne négligeant aucune des ressources du zèle, pour lui inspirer le désir de recevoir son Sauveur.

» Dans le cas même où le malade pourrait être dispensé par la crainte d'irrévérence envers le sacrement où Jésus-Christ est présent, on doit au moins lui inspirer le regr^ de ne pouvoir jouir du bonheur de le recevoir, et lui apprendre à y suppléer par un fervent désir de s'unir à Jésus-Christ.

Hê TIB BB MONBBiaHiyi HB SIMOIIT.

» TeU aoQt, moa cber ouré, ]m^ prmeîpea qoi me paraiisoui devoir diriger la caDdiùie du p«i»toor| el être epplicablea à Utm lea cas poaaiUesu »

Un autre pokii mm moine Hnporti^ que la aeknee aaerée, éveilla la eeUimiode paatorale de Mp' 4eSi> OKHiy. AuaailAt qu'il fet arrivé dasis son dtooèse, ii ramena l'usage de ces retraites aaoerdetalee A les prAtres vienMiit oheque anviée, sons la dirMtiea de leur premier paatenr^ se renouveler àan» Fesprii de leur vocation. Mr de IKniony cbeMeeeit toujours, pour donner ces retmites, les plus célèbres derces envriers évangétiquea qni oeneaereni le frnîi de leurs vetlins et Wfl dont qu'ils ont refus d'en tMiut à la sanelffioaiion des ministres de l'Eglise. Il présidati lui-même tous les exercices de la retraite avec tme nestdoUé , une modestie, une piété qui élûent peur son ^ergé une instruction encore plus éloquente que leus -les discours. Image de Jésus-Ghrfst, le bon^pastenr des âmes, il faisait aimer à ses prêtres, par son exemple e4 par son humilité, les oonseîls que son expérience M son cœur leur adressaient. U désirait voir dans le eours de la retraite chaque eeolésiastiqneen pertkitlier. Toujours il reoevait avec recoiHiaissMiee les témoignages de leur confiance el de leor altaofaemeni, y répenéait pair les marques d'an imérèi et d^cme affscUon déni ils connaissaient bien la sincérité, et leur domMitl aree une sagesse toute eélesle les conseils qui oonvennient h la situation de chacun» U instruisait surtout lee jeunes prêtres de la manière dont Un devaieni gouverner leurs parokses, et leur recommandait de n^iercer jamais d'autre autorité que ceU» qu'ob^noenl tou* jours la douceur, la modestia, hi patienee^el la piété.

Une éew» Dtaiimes laTtrHet et qQ^H répélail souveoi dans las ooarles aUocaUims qu'il faisail «près I&b eoalérenees , était de se respecter soi-même et de voir teojewrs en soi le oanHHère saoerdotel ; de le veir et de le respecta teajeoni den» tous ses eonlrères* Ces assembiéefl seimes eii en pîei» pooi^ Tenait nMer, ffisedaiii hmt jcrns, ses^ prières à oriles de sott dbrgé, étaient peor toos ceia <|ei em faiaaieAi partie» on pria^ cipe de pieux reAOQ¥fitt«»e0t dam yeaprit du saœrdece>« Les liena qm les iwiasaieot à leor premier pes* leor étaieet resserrés; et tous se retiraient pour aUer reprendre la eondnit^ de leur troupeau^ fortifiée, cou* soléS) ea redisent avee trQAepert le ea^tiqae dn Pi^ ^ète : « Qu'il esl boft, qu'il est doux pour des frères d'baèiter ensemble i» {P$. Gxxxnju

Nous avens vu qoe Tœttvre de préditectiott de Hs^ de Simwjfi élattide aeeourir eenx de ses prètces qu'il savwl dêns le besoin. La simple énomération des sommes imiltipiiées qu'il eensscra à oette oeuvre et qui^ sent à notre oeanaiasaDoe, nous eniralnerait trop loin. Lorsqu'il apprenait qu'un d'entre eux était tombé makKiey et qu'il pouvait éprouver quelque privatioay tt lui faisait parvenir immédialemeot et a veo autant de délioatesse^oe de générosité, une somme qui n'était jamais moins de cent trom^ et qui allait quelqudois jusqu'à deux ^ trois cenU frano&. Si la maladie se prolongeait indéfiniment, et ne permettait plus au pasteur de rester dans sa paroisse , il Fonvoyait ehereher quelquefois dans sa Toiture, le faisait pbicer dans une maison commode où tous les secours lui étaient prodigués, et subvenait généreusement à tous les frais de la maladifik Toutefei», M^ deëimony senitait depuis

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loogteoips la nécessité de régalarkier ces secours, afin de proportionner le remède à un mal qui s'aocrotssait de jour en jour. Il ne pouvait voir saùs une rive peine un certain nombre d'eeclé8iastk|Be$ vénérables qui avaieot blanchi dans les travaux du mmisièrey ei qui, après une vie entière de charité ei de dévouement aux misères de leurs frères, n'avai^t eux-mêmes en perspeetiiw qu'un abandon total et une misère profende; assez souvent encore des iufirmités préniaturées v^fiatent arrêter de jeunes prèires an commencement de leur carrière, et les condamner à plusieurs années de repos. Les fends déjà insuffisants que Ib gouvernement mettait à la disposition de chaque évéque, venaient encore de subir une réduction (1835), tandis que les années et les infirautés, suivant leur cours ordinaire, forçaient tous les jours des prêtres jeunes ou âgés de cesser leurs fonctions. W^ de Simony conçut alors le projet d'établir nue caisse dite de prévoyance ou de secoùrsf qui, alimentée par 1^ soc^criptions volontaires des prèires du diocèse, serait destinée à servir des penskms de retraite uu des^ secours temporaires à ceux auxquels Tàge ou les infirmités ne permettaient plu»de continuer le ministère actif . Cette caisse devait être formée des offrandes annueHes des prêtres du diocèse, des sommes que les fabriques pourraient être appelées à y verser amiablement^; et

• D*aprèd Fartide i«' du décret de l» août !80S, les fabriques 4eiyentv aur l'allocation des banca et des chaises, le sixième du produit, déduction faite des frais qu'elles ont fait pour rétablissement des chaises et des bancs. L'article 2 du décret que nous venons de citer, dit M»' Affre, dispose que ce prélèvement «era ftût conftmntoieQt à un règlement de l'évoque, ^prouvé

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de dons Tdoniaires que les fidèles étaient admis à joindre à ceux des ecoiésiastfqaes. IP^ de Simony s'engagea à y contribuer chaque année pour 300 fr. Les souscriptions annuelles étaient proportionnées à l'âge 4e ebaque eccl^iasttque, depuis 40 fr. jusqu'à ^ fr.^ exeepié ^les d^ vicaires genoux, des chanoines tilukirea, des eorés de première et de deuxième elanei qui étaient fixées de % à 50 francs. Depuis Tannée 48(6, U^ de Sitnony crut plus utile de prendre une autre baaf , et de prélever vm pour c^nt sur le traitement fixe de chaque ecclésiastique^. L'administration des fonda est confiée à une eommission dans laquelle efaaq«ie classé du dergé a un r^résentant, et qdi se compose de deux grands vicaires , du supérieur du grand iséminaire, d^n dianoine, d'un curé, #un desservant, d'un vicaire, et du secrétaire de Pévéehé comme trésorier. Tous les aps en rend oompte des recettes et des dépenses à Mi^ PEvèque : ce compte est publié et envoyé à chacun des souseripteurs. Malgré les ineonvéoiaBts que peut avoir cette mesure, Mi* de Simony ne votAut point la supprimer, afin, disait-ii, que tous les ecclésiastiques du diocèse pussent eon* naftire neQ-seukmeni les ressourcée de la caisse, mais eneope l'emplm cpii en était faii.

par le gonvemement. Dans plusieurs diocèses, Tévèque fait un abonnement avec les ftA>riques.

< Par traitemeaifiaie, on «^oïd las rsaBooieM qoi j^ovfeiuianft soit du traiteoieo^ dcxoné par ie gouvamefnieat, loU, éa I*ia4tai' nitô accordée pour double desservice, soit des suppléments de traitsmâot foanûs par las eomiaiinaa^ soit, pou? las vkairea des v^m£a ap^ialement, daa sommas qui leur sont aUoaéaa pat les nibnainirtrfttifîMi winninipalai ,

in TIB DB HONSBIOKBIim DB SIMOIfT.

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