CHAPITRE XXT
appaî ei ud encoaragement paissant. Le caré vient loi dire un jour que le plafond de son église menaee ruine, que le conseil de fabrique a décidé qu'il faut un plancher neuf sur toute la nef, mais que la fabrique n'a rien pour faire face à cette dépense, et qu'il y a des planches dans ses bois qui conviendraient parfaiten>ent à cette destination, a Eh bien, c'est cela, répond le bon évèque, prenez ces planches si elles vous conviennent. i> Et comme le curé se confondait en remerclments en son nom et en celui de sa paroisse : « Vous savez bien, mon enfant, reprit M*' de Simony, que je suis toujours disposé à faire tout ce qui peut vous être agréable. » Une autre fois, c'était quelques mois après la révolution de 4848, le même ecclésiastique avait fait des dépenses extraordinaires pour l'embellissement de son église et l'achat de dififérents objets qui montaient à une somme considérable, assuré qu'il était que M*' de Simony en prendrait pour lui la plus forte part. Mais une traite étant tombée à i'improviste, il fallut avoir recours bien vite à la bourse du charitable prélat et lui faire connaître la détresse où on se trouvait... « Ah! répondit-il, c'est que dans ce temps-ci, chacun a ses embarras de finances, moi comme les autres. Voyons, combien vous faut-il? » et tout en disant cela, il ouvre son secrétaire et donne la somme nécessaire, en ajoutant avec son sourire ordinaire : « surtout ne laissez plus tirer sur vous une autre fois. »
Dans les nécessités extraordinaires, lorsque le fléau d'une maladie contagieuse, d'une inondation, d'un incendie venait désoler quelque partie de son diocèse, M*' de Simony redoublait de soÛtoitude et-de compas-
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8ion et répandait ses bienfaits avec une véritable profusion. On se rappelle encore les secours de tont genre qu'il fit distribuer en 1832» à Tépoque du choléra, dans toutes les cotomunes qu'il visitait en père, s'approchant du lit des malades, les encourageant, les consolant et répandant sur eux les bénédictions du ciel avec les bénédictions de la terre. Il n'y a peutêtre pas eu un seul iuoendie considérable dans son diocèse, pour lequel il n'ait envoyé, pendant vingttrois ans qu'il fut évéque, des sommes de cent, de deux cents, trois cents et quatre cents francs à la fois ; BOUS en avons les preuves sous les yeux; car ces envois étaient accompagnés de lettres touchantes qui, lues au prène, faisaient verser des larmes d'attendrissement et de reconnaissance. Il y eut un temps où ces incendies se multiplièrent d'une manière vraiment effrayante; M*' de Simony multiplia ses aumônes à proportion, tout en s'affligeant de la perversité des hommes qui se livraient à ces excès de barbarie. « De tous côtés des incendies, mon cher curé, écrit-il, en envoyant des secours à cette occasion, et malheureusement aussi des incendiaires; c'est comme une émulation de crimes! nous en savons la raison première. Quand est-ce qu'elle fera impression sur ceux qui pourraient, par leurs exemples, leurs leçons ou leurs actes, porter remède au mal?... »
Les pauvres les plus chers au cœur de ce généreux pontife, étaient ces personnes infortunées, déchues de leur premier état, qui préfèrent l'indigence à la honte de se faire connaître, et sont résolues à tout souffrir plutôt que de demander des secours. Mf de Simony sentait trop vivement tout ce qu'il y a de pénible daius