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« que Dieu loi avait départi deux dons qui sont le sceau des âmes élues pendant leur passage sur la terre, l'autorité et la sérénité. » Il recevait les honneurs dus à son caractère avec aisance et dignité; il n'hésitait jamais, par exemple, de prendre la première place, d'entrer ou de sortir le premier. Mais, avec cela, ses manières étaient aussi simples que nobles, et ce caractère de simplicité était empreint dans tout ce qui l'entourait, dans sa personne, dans sa maison, dans sa table, dans son ameublement. Tout était chez lui d'une grande décence, d'une propreté exquise, mais sans la moindre recherche. Il n'y avait rien qui tendit à l'opulence, à la rareté, à la curiosité, même en ces petites choses que les plus sévères se permettent quelquefois si aisément. Tout était simple, de strict nécessaire, pauvre même, eu égard surtout à sa fortune et à sa condition. Cependant s'il eût été libre, il eût fait disparaître tout ce qui lui paraissait tenir encore tant soit peu du luxe et de l'éclat Visitant un jour les cellules d'une maison ecclésiastique, qui n'avaient pour tout mobilier qu'un Ut, une table et deux chaises, il dit à celui qui l'accompagnait : « Si j'étais maître de vivre à mon goût, je ne voudrais jamais avoir d'autre ameublement, un mur propre sans papier, voilà qui me suffirait; et si j'étais curé, je ne voudrais pas d'autres arrangements dans mou presbytère. »
Il est inutile sans doute d'insister sur son désintéressement et sur le peu de cas qu'il faisait des biens de ce monde. Tout ce que nous avons dit de sa charité, de sa générosité, prouve assez que les richesses ne lui étaient rien; nous ajouterons seulement que, sous les dehors de la dignité et de la noble décence