‹ Vie de N.-S. Jésus-Christ [microforme]Chapitre 76 sur 154 · LE ER DE · texte numérisé non relu

LE ER DE

nes ls ii

de foi, de ce que vous n’avez point de pains ? N’avezvous donc encore ni sens ni intelligence ? Avez-vous donc toujours le cœur aveuglé ? Ayant des yeux, ne voyez-vous point ? ayant des oreilles, n’entendez-vous point ? et avez-vous perdu tout souvenir ? Quand je rompis les cinq pains, pour les cinq mille hommes, combien de paniers emportâtes-vous pleins de morceaux ? Douze, lui dirent-ils. Et quand je rompis les sept pains pour les quatre mille hommes, combien emportâtes-vous de corbeilles pleines de morceaux ? Sept, lui dirent-ils. Et il ajouta : Comment ne comprenez-vous point que ce n’est pas au sujet du pain que je vous ai dit : Gardez-vous du levain des pharisiens et des sadducéens. Alors ils comprirent qu'il n'avait pas dit de se garder du levain des pains, mais

de la doctrine des pharisiens et des saddacéens. VI—AVEUGLE GUÉRI A BETHSAIDE (Mare, VIIL.).

Lorsqu'ils arrivèrent à Bethsaïde, on lui amena un aveugle, et on le priait de le toucher. Or, prenant la main de l’aveugle, il le conduisit hors du bourg, mit de la salive sur ses yeux ; et lui ayant imposé les mains, il lui demanda s’il voyait quelque chose. Celuiei regardant, dit : Je vois les hommes qui marchent semblables à des arbres, Jésus lui mit de nouveau les mains sur les yeux, et il commença à voir et il fut guéri, de sorte qu’il voyait clairement toutes choses.

Alors il le renvoya À sa maison, disant : Va dans ta

maison ; et si tu entres dans le bourg, ne dis rien à

personne,

VII.—CONFESSION ET PRIMAUTÉ DE PIERRE : PASSION PRÉDITE CMarr., XVI—Marc.. VITI.—Luc., IX.).

De là Jésus se rendit avec ses disciples ! dans les villages de Césarée de Philippe ; en chemin il interrogeait ses disciples, disant : Qui dit-on que je suis ? Ceux-ci répondirent : Les uns disent que c’est Jean- Baptiste ; d’autres, Elie ; d’autres, Jérémie, ou quel-

qu'un des prophètes. Jésus leur demanda : Et vous,

qui dites-vous que je suis ? Prenant la parole, Simon

Pierre dit: Vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant. ,

Et Jésus répondant, lui dit : Tu es heureux, Simon

il fils de Jean, car ni la chair ni le sang ne t'ont révélé ls ceci, mais mon Père qui est dans les cicux. Aussi, moi je te dis que tu es Pierre ?, et sur cette pierre je bâtirai mou église, et les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle. Et je te donnerai les clefs du IN . .

royaume des cieux ; et tout ce que tu lieras sur la à 4 1—Jésus priait seul, n'ayant avec lui que ses disciples lors- | qu'il les interrogea (Luc. IX, 18.1 S . / | 2—Dans le syro-chaldéen que l’on parlait au temps de Jésus- L- Christ, il n’y avait point de différence de genre entre le nom t propre Pierre ; et le nom commun pisrre ; c’est pourquoi dans cette langue l’allusion est plus simple et plus naturelle. A Les mots lier et délier sont synonymes d'ouvrir et de fermer ; t parce qu'anciennement on ouvrait les portes en déliant la barre,

et on les fermait en la liant. Les clefs sont le symbole de la puissance.

terre sera lié aussi dans les cieux ; et tout ce que tu délieras sur la terre, sera aussi délié dans les cieux. Alors il commanda à ses disciples de ne dire À per-

sonne qu'il était lui-même Jésus le Christ.

Dès lors Jésus commença à découvrir à ses disciples qu'il fallait qu'il allât à Jérusalem; qu'il souftrit beaucoup de la part des anciens, des scribes et des princes des prêtres ; qu'il fût mis à mort et que le troisième jour il ressuscitât: et il en parlait ouvertement. Et le prenant à part, Pierre se mit à le reprendre, disant : A Dieu ne plaise, Seigneur ! cela ne vous arrivera point !, Mais Jésus se retournant, dit à Pierre : Retire-toi de moi, Satan: tu es un scandale pour moi, parce que tu ne goûtes pas ce qui est de Dieu, mais ce qui est des hommes ?. Et appelant le

peuple avec ses disciples, il leur dit à tous : Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il porte sa croix chaque jour et me suive. Car qui voudra sauver son me, la perdra ; mais qui perdra

1—$Saint Pierre agit et parla ainsi, dans la véhémence de son amour pour Jésus, disent Les saints Pères : S. Chrys.—$, Hier. (Corn-à-Lap.).

2— C'est comme si le Sauveur disait : Ma volonté et celle de mon Père est que je meure pour le salut des hommes, et tu veux m’empôcher de souffrir; tu mérites donc d’être appelé Satan, c’est-à-dire adversaire, contradicteur.—Plus haut : Bienheureux : ici Satan. Là, il parlait par l'esprit de Dieu, ici, par

son propre esprit, qu'il n'avait pas encore entièrement dépouillé (Mgr. Gaume.).

son âme à cause de moi, et de l'Evangile, la trouvera. Et que sert à l’homme de gagner le monde entier, #il perd son âme ? Ou que donnera l’homme en échange de son âme ? Car celui qui aura rougi de moi et de mes paroles, au milieu de cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l’homme aussi rougira de lui, lorsqu'il viendra dans sa majesté et dans celle du Père et des saints anges. Car le Fils de l’homme viendra dans la gloire de son Père avec ses anges ; et alors il rendra à chacun selon ses œuvres. En vérité, je vous dis : Il y en a quelques-uns ici présents, qui ne goûteront pas de la mort jusqu’à ce qu’ils voiert le Fils de

l’homme venant dans son royaume !,

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