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LÉGENDE
Le Bourg de Béthanie, situé à environ 15 stades (une petite lieue) à l'Est de Jérusalem, est réduit aujourd’hui à un misérable village de 500 habitants, | à peine, et tous musulmans.
ToMBEAU DE LAZARE.—On y descend par un escalier qui fut construit, il y a près de six cents ans, par les Franciscains de Terre-Sainte, lorsque les Musulmans élevèrent une Mosquée sur l'entrée | primitive, afin d’empêcher les Chrétiens d’aller visiter ce saint Lieu. Après avoir descendu, avec beaucoup de difficulté, 24 marches toutes usées, on arrive dans l’antichambre du vénérable Tombeau. C’est dans cette chambre longue d’environ 10 pieds | sur autant de large que se trouvait le divin Sauveur lorsqu'il commarda d’ôter la pierre et qu’il cria d’une | voix forte : Lazare, veni foras. De là, on descend par | trois marches dans la Chambre Sépulcrale. Elle a les mêmes dimensions que la première, et la voûte en est légèrement ogivale. Autrefois, le Tombeau de Lazare était entièrement creusé dans la pierre ; mais cette pierre, qui s’est décnmposée avec le temps, ne pouvant plus offrir une assez grande résistance, les Croisés, afin de pouvoir asseoir une église au-dessus, ont été obligés de soutenir la masse par une forte maçonnerie ; c’est ce qui explique la voûte qu’on y voit encore.—(Guide Indic.).
—La Gravure montre les grandes ruines d’une ancienne tour. C’est la tour qui fortifiait autrefois le couvent des Bénédictines, bâtie là par la reine Melissende, femme de Foulques d'Anjou.
—0 ; JÉSUS-CHRIST 197 ‘1 ; : à ù ; 418 le jour ? Si quelqu'un marche pendant le jour, il ne se le ss heurte point, parce qu'il voit la lumière de ce monde. | }| uit RE + | 4 Nr Mais s’il marche pendant la nuit, il se heurte, parce 4 | ? ,. , . . . . .
| qu'il n’a point la lumière, Il leur parla ainsi, et ensuite aù il leur dit : Lazare, notre ami, dort ; mais je vais le | | ns, tirer de son sommeil. Or, ses disciples lui dirent : les Seigneur, s’il dort, il guérira. Jésus avait parlé de sa . (4 e. .. . LI .
Tree mort, mais eux crurent qu'il parlait de l’assoupissement Mer du sommeil. Alors Jésus leur dit clairement : Lazare vec | . DUR - à est mort ; et je me réjouis à cause de vous, de ce que on À ; ; x | je n'étais pas là, afin que vous croyiez ; mais allons à au. L ; ?
eds lui. Sur quoi Thomas, qui est appelé Didyme, dit aux eur autres disciples : Allons, nous aussi, afin que nous une mourions avec lui.
par ‘ LA . . . , les Jésus vint done, et il le trouva mis dans le sépulcre > en depuis quatre jours. (Or, Béthanie était près de Jéru- L de salem, à environ quinze stades.) re ; supers \ ps Cependant, beaucoup de Juifs étaient venus près de nee, Marthe et de Marie, pour les consoler de la mort de lise leur frère. Marthe donc, dès qu’elle eut appris que par Jésus venait, allaau-devant de lui, mais Marie se tenait pûte dans la maison. Et Marthe dit donc à Jésus : Seigneur, si vous eussiez été ici, mon frère ne serait pas mort. une À À RNEN ERA ar Cependant, maintenant même, je sais que tout ce que sié vous demanderez à Dieu, Dieu vous le donnera. Jésus
lui répondit : Votre frère ressuscitera. ! Marthe lui dit : Je sais qu'il ressuscitera À la résurrection, au dernier
jour. Jésus lui dit: C’est moi qui suis la résurrection et la vie; celui qui croit en moi, quand même il sera mort, vivra. Et quiconque vit et croit en moi, ne mourra jamais. Croyez-vous cela? Elle lui répondit : Oui, Seigneur, je crois que vous êtes le Christ, le Fils du
Dieu vivant, qui êtes venu en ce monde.
Après qu’elle eut dit cela, elle s'en alla et appela Marie, sa sœur, en secret, disant : Le Maître est là et il t'appelle. Ce que celle-ci ayant entendu, elle se leva promptement et vint à lui; car Jésus n’était point encore entré dans le bourg, mais il était dans le lieu où Marthe !ivait rencontré. Cependant les Juifs qui étaient dans la maison avec Marie, et la consolaient, lorsqu'ils la virent se lever si promptement et sortir, la suivirent, disant : Elle va au sépulcre pour y pleurer. Et quand Marie fut venue où était Jésus, le voyant, elle tomba à ses pieds, et lui dit: Seigneur, si vous
eussiez été ici, mon frère ne serait pas mort.
Mais lorsque Jésus la vit pleurant, et les Juifs qui étaient venus avec elle pleurant aussi, il frémit en son esprit, et se troubla lui-même !, et il dit : Où l’avez-
1—Frémissement et trouble volontaires produits par une vive et profonde douleur. Il montre qu’il est homme avant de faire éclater la puissance de sa divinité (Mgr Gaume.)
— + Notre-Seigneur se troubla lui-même, dit S. Augustin, parce qu’il Le voulut ; il eut faim, parce qu’il le voulut : il était en son pouvoir d’éprouver tel ou tel sentiment.
—Notre Seigneur, ajoute Théophylacte, se laisse aller ici à cette émotion pour nous enseigner à nous montrer toujours compatissants pour nos frères.
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JÉSUS-CIIRIST, 199
vous mis? Ils lui répondirent : Seigneur, venez ct voyez. Et Jésus pleura. Et les Juifs dirent: Voyez comme il l’aimait ! Maïs quelques-uns d'eux dirent : Ne pouvait-il pas, lui qui a ouvert les yeux d’un aveugle-nf, faire que celui-ci ne mourût point ? Jésus done frémissant de nouveau en lui-même, vint au sépulcre : c'était une grotte, et une pierre était posée dessus. Jésus dit : Ôtez la pierre. Marthe, la sœur de celui qui était mort, lui dit : Seigneur, il sent déjà mauvais, car il est de quatre jours. Jésus lui répondit: Ne vous ai-je pas dit que, si vous croyiez, vous verriez la gloire de Dieu? ils Otèrent done la pierre: alors Jésus, lévant les yeux en haut, dit : Mon Père, je vous rends grâces de ce que vous m'avez écouté. Pour moi, je savais que vous m'écoutiez toujours; mais c’est à ‘ause de ce peuple qui m'environne que j'ai parlé, afin qu'ils croient que c’est vous quim'avez envoyé !, Ayaat dit cela, il cria d’une voix forte : Lazare, sors! Et aussitôt sortit celui qui avait ét5 mort, lié aux pieds et aux mains de bandelettes, ct le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit: Diliezle et laissez-le aller.
Beaucoup d’entre les Juifs qui étaient venus près de Marie et de Marthe, et qui avaient vu ce que fit Jésus, crurent en lui, Mais quelques-uns d’eatre eux allèrent
1— Cette manière de prier révèle en lui une vraie humanité,
et une parfaite unité de volonté et de puissance avec Le Père (Mgr Gaume.).
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,. déclarât afin de le prendre,
vers les Pharisiens, etleur dirent ce qu'avait fait Jésus. Les pontifes done et les pharisiens assemblèrent le conseil, et ils disaient : Que faisons-nous, car cet homme opère beaucoup de miracles? Si nous le laissons ainsi, tous croiront en lui, et les Romains viendront et ruineront notre pays et notre nation. Mais l’un d’eux, nommé Caïphe, qui était le pontife de cette année-là, leur dit : Vous n'y entendez rien, et vous ne pensez pas qu’il vous est avantageux qu'un seul homme meure pour le peuple, et non pas que toute la nation périsse, Or, il ne dit pas cela de lui-même; mais, étant le pontife de cette année-là, il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation; et non pas pour la nation seulement, mais encore pour rassembler en un les enfants de Dieu
qui étaient dispersés.
Dès ce jour donc ils pensèrent à le faire mourir. C’est
pourquoi Jésus ne se montrait plus en publie parmi les
Juifs; mais il s’en alla dans une contrée près du désert, en une ville qui est appelée Ephrem, ct il y demeurait
avec ses disciples,
Or, la pâque des Juifs était proche et beaucoup
. d’entre eux montèrent de cette contrée à Jérusalem,
avant la pâque, pour se purifier. Ils cherchaïent donc
“Jésus, et se disaient les uns aux autres, étant dans le
temple : Que pensez-vous de ce qu’il n’est point venu pour la fête ? Or, les pontifes et les pharisiens avaient donné ordre que si quelqu'un savait où il était, il le
sus.
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IX.—JÉSUS VIENT A JÉRUSALEM : DEMANDE DE LA MÈRE DES ENFANTS DE ZÉBÉDÉE : RÉPONSE DE JÉSUS (Marr., XX.— Mane,, X,—Luc,, XVIIL).
Or, ils écuient en chemin pour monter à Jérusalem ; Jésus marchait devant eux, et ils en étaient tout étonnés, et ils le suivaient pleins de crainte. Et prenant encore à part les douze, il commença à leur dire ce qui devait lui arriver, Voici que nous montons à Jérusalem et que s’accomplira tout ce qui a été écrit par les prophètes touchant le Fils de l'homme ; car il sera livré aux princes des prêtres, aux scribes et aux anciens ; ils le condamneront à mort, et le livreront aux gentils; et ils l’insulteront, cracheront sur lui, le flagelleront et le tueront ; et le troisième jour il ressuscitera. Mais les apôtres ne comprirent rien de ces choses, et cette parole leur était cachée ; ainsi ils ne comprenaient point ce qui leur était dit.
Alors s’approchèrent de lui Jacques et Jean, fils de Zébédée, disant : Maître, nous voudrions que tout ce que nous vous demanderons, vous le fissiez pour nous. Mais il leur répondit : Que voulez-vous que je fasse pour vous? Et ils dirent: Accordez-nous que nous soyons assis l’un à votre droite et l’autre à votre gauche,
dans votre gloire !. Mais Jésus leur dit: Vous ne
1—Selon saint Matthieu, c’est Ja mère qui s'approche ct qui demande pour ses fils ; selon saint Marc, ce sont les fils qui s’approchent eux-mêmes et qui demandent ; mais, selon ces
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