CHAPITRE XI
polteu£te.
Le temps des mystères était passé. La barbarie, qui les avait fait éclore, avait aussi sa naïveté et son orgueil. Pour oser sattaquer à des sujets aussi grands et aussi sévères que la Passion de Jésus-Christ ou le martyre d'un saint, il faut avoir une confiance bien absolue en son talent, ou une naïveté de procédé admirable. Corneille avait habitué les spectateurs au jeu des passions humaines, au développement des caractères, à l'harmonie et à la pompe des vers, en un mot à la logique théâtrale. 11 avait pris la peine, comme Scbdéry, Sarrasin et les beaux esprits du temps, de' lire Aristote et de le méditer; il n en était
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point arrivé comme Sarrasin à démontrer victorieusement que le chef-d'œuvre le plus accompli, la merveille la plus rare qui se soit jamais produite au théâtre, est l'Amour Tyranniquede Scudéry , et d'ailleurs nulle aveugle amitié n'a jamais dirigé sa plume ; mais cette étude intelligente le conduisit à faire ses trois admirables discours sur le poème dramatique et les unités; et, au même temps que paraissait l'Amour Tyrannique, chef-d'œuvre de glace et d'ennui , le théâtre se régénérait , et Cinna et Horace marquaient une nouvelle époque dans son histoire.
La vaste science de Corneille et son esprit d'investigation l'avaient aussi conduit à la lecture de ces savans rhéteurs et commentateurs, grands donneurs de règles poétiques , les La Harpe et les Le Batteux de ce temps-là ; aussi , quand l'étude de l'histoire romaine l'eut amené à l'ère des martyrs et à la persécution de l'empereur Décius , et que , fort de son génie et de ses essais victorieux , Corneille eut conçu le projet d'une tragédie chrétienne, il se mit à consulter Heinsius, . .Minturnus, Grotius et Buchanan , et il a bien soin de les citer dans son examen de Polyeucte.
Toutes ces précautions et ces excuses nous semblent bien futiles , et nous nous demandons s'il était besoin de tant de circonlocutions et de prolégomènes, pour faire une bonne tragédie et une sainte action, pour faire Polyeucte entin, qui amena au théâtre les gens les plus scrupuleux,
lo'
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at qui fit rendre à I^uis Xdl cet arrêt, le 16 avril 1 641 : < En cas que lesdits comédiens règlent tellement les actions du théâtre qu'elles soient du tout exemptes d'impureté, nous voulons que leur exercice, qui peut innocemment divertir nos peuples de diverses occupations mauvaises, ne puisse leur être imputé à blâme, ni préjudicier à leur réputation dans le commerce public. »
Si Polyeucte se présentait à notre théâtre moderne, j'ai assez bonne opinion du tribunal appelé à juger ces sortes de choses , pour peniser que l'ouvrage attendrait paisiblement sous la poussière d*un carton, son tour de représentation, et qu'il finirait peut-être par être écouté silencieusement après avoir été préalablement bien et dûment rogné par les ciseaux de la censure ; mais en Tan de |[râce 1640, il en était autrement : un tribunal suprême existait en ce temps-là, sorte d'officine Iframmaticaleoùse faisait à grands renforts de dis- ^cussions, de pointes, de phrases précieuses, de périoded alambiquées , la mixtion convenable des substantifs , des verbes et des prépositions : On y pesait dans la balance de la justice les consonnes et les voyelles, les diphthongues et les syllabes. Tous les jours on y étendait la grammaire sur le lit de Procuste, et les plus beaux esprits du temps venaient s'y faire juger; c'était l'hôtel de Rambouillet.
Le grand Corneille s'y rendait assidûment, comme il le fit plus tard ^ l'Académie , et il y li-
sait ordinairement ses pièces avant de les porter aux comédiens.
Donc , après s^étre bien afFermi dans la croyance qu*il avait fait une bonne pièce , il alla , confiant , la lire à Thôtel de Rambouillet. Cette tragédie sainte étonna les esprits inaccoutumés à ce genre d^ouvrage. On applaudit les vers; mais on envoya le lendemain Voiture faire des représentations à Corneille sur le cbristianisme de la pièce qui avait blessé la susceptibilité des précieuses et qui ne devait pas réussir devant un public éclairé.
L^hôtel de Rambouillet, à ce que nous apprend Fabbé d'Aubignac, qui paraît pour la première fois sur la scène dans la vie de Corneille , le même qui s'acharna plus tard contre notre héros , et fit V aristotélicien à la feçon de Scudéry, ne put souffrir Saint Polyeucte , lui qui avait assisté à la chute de Sainte Catherine (i), tragédie en cinq actes et en prose de Jean Puget de la Serre, historiographe de France. Gomment cette société éclairée ne vit-elle pas que la prose de la Serre ne pouvait entrer en parallèle avec les vers iramortels de Corneille?
Il condamnait en outre le songe de Pauline au premier acte, disant que ce songe venant de Dieu devait être un songe véritable, tandis qu il
(i) Et non Sainte Agnès» comme le prétend Voltaire. 11 n'y a jamais eu de tragédie de Sainte Agnès autre que celle de Trotcrel , sieur d*Avc», doninows avons Tiarlé daus notre chapitre second.
ne présente que des feits invraisemblables et inaccomplis depuis.
Il condamnait encore la scène seconde de l'acte II, et ne pouvait souffrir cette entrevue de Sévère et Pauline qui s'aiment et devraient s'éviter, comme si au contraire cette scène où la pas- 3ion et le devoir se combattent n'était pas du plus bel effet
Mais ce que condamnait en masse cette assem»
blée d'Aristarques , et en particulier Godeau , évéque de Vence,que nous verrons tout-à-Fbeure s'être rencontré avec Corneille pour la traduction d'une pensée latine, c'était la scène sixième de ce même acte où Polyeucte , animé d'un saint zèle, déclare qu'il va renverser les idoles des faux dieux. On traitait son zèle d'imprudent, on allait même jusqu'à excommunier ce pauvre Polyeucte, en s'appuyant sur des exemples; on invoquait plu« sieurs synodes qui devaient avoir défendu ces fureurs intempestives en les traitant d'attentats contre l'ordre et les lois. Nous ne prétendons pas cidercette question devant uneaussi grave autorité „que l'bcitel de Rambouillet ; mais certes les Actes des martyrs et la Vie des saints ne nous feraient pas faute d'exemples de ce saint emportement.
Déjà, dit-on, il avait présenté, dix-huit mois
avant cette lecture et cette critique, sa pièce aux
comédiens qui , peu rassurés sur le succès de l'ou-
^ vra{][e, avaient laissé le manuscrit à l'un d'eux qui,
soit dédain, SQÎt oubli, l'avait jeté sur un lit, d'où
le coup de balai hasardé d'un* valet put le tirer.
On raconte encore qu'après ces observations de Voiture , le grand Corneille, qui avait résisté à Richelieu , et qui ne voulait pas contredire l'hôtel de Rambouillet, alla redemander sa pièce aux comédiens qui la répétaient. Ceux-ci abandonnaient volontiers une si méchante rapsodie , quand l'un d'entre eux , brave comparse , dont on ne nous a point conservé le nom , fit à Corneille des représentations qui le déterminèrent à laisser sa pièce en répé ti ti on ( i ).
Que cette dernière anecdote ait été ou non inventée pour servir de parallèle à la Servante Laforêt, ce qui reste prouvé, c'est la répugnance des gens lettrés pour cette pièce de Polyeucte.
C'est qu'on se souvenait encore des anciens mystères. Juste cent ans auparavant, en i54o, ils étaient dans toute leur vogue. En cette année-là , s'il faut en croire de Rubis, dans son histoire de Lyon, un théâtre public fut dressé dans cette ville, «et là, » dit-il, « par l'espace de trois ou quatre ans, les jours de dimanche et les fêtes, après le dtner, furent représentées la plupart des
(i) Cette anecdote me paraît dénuée de toute vraisemblance. Quelques historiens mettent, il est vrai, la repre'sentation de Polyeucte en i64i; tuais, même en supposant cette date vraie, dix-lmtt mois auparavant on devait être en 1689 et bien voisin de la première représentation de Ciuna , si tant est que ce chef-d'œuvre fût encore représenté. Comm'ent doiu: Corneille eût-il représenté Polyeucte alors, et- comment, si Ciuaa était dans sa vogue, quelqu'un eût«il hasardé un pareil oubli?
histoires du Vieil eè Nouveau TestamenI , avec la* farce au bout pour récréer les assistans. »
Oq se'souvenait du premier concile de Milan et de Fordonnance assez récente qui défendait partout le royaume de France de jouer la Passion de Notre-Seigneur et d'autres semblables : les. traintes de rhôtel de Rambouillet auraient pu se traduire par les cinq vers de Despréaux compris toti e le quatre-vingt-quinzième et le centième du troisième chant de son Art poétique. Si Ton eut Osé, on aurait traité Corneille de docteur préchant ^ans mission, et l'on eût traité son projet de dévote Imprudence.
Mais le succès fit justice de ces craintes puériles, etPolyeucte fut applaudi d'une façon unanime* Et pourtant, quand Rotrou, imitant celui qui rappelait son père, donna sa tragédie du véritable ^aint Genest, et voulut placer Téloge de son fils, dans la bouche de ce comédien , voici comment il s'y prend pour commettre cet anachronisme;
Nos plus nouveaux styets , les plus digues de Rome ,
Et les pins grands efforts des veilles d'un grand homme ,
A qui les rares fruits que sa musc produit
Ont acquis sur la scène un légitime bruit ,
Et de qui certes l'art comme l'estime est juste i
Portent les noms fameux de Pompée et d'Auguste.
Les poèmes sans prix où son illustre main
D'un pinceau sans pareil a peint l'esprit romain ,
Rendront de leurs beaute's votre oreille idolâtre ,
Et sont aujourd'hui l'Âme et l'amour du théâtre.
ISoit que Rotrou n'osât pas faire vanter devant Dio«
DE P. CORNRILLE. 191
clétien le persécuteur une tragédie où est lou^ Polyeucte le Martyr, «oit que Polyeucte ne fût pas rentré en grâce parmi les beaux esprits , il fi'esl; point parlé de Polyeucte dans cette énumération^ bien que, comme chacun le sait, saint Genest ai) été martyrisé sous {)iocIétien quarante ans enviée î^on après le martyre de Polyeucte, sous Tempe^ reur Decius.
Tout récemment, à la reprise d'Héraclius, j^ ne sais plus quel critique hebdomadaire faisait remarquer le sourire de comédie accueillant certains vers familiers, comme celui-ci de Léontine l
Vous êtes femme , Eudoxe , et vous aures parle.
Le drame moderne nous ayant habitués à de^ tortures de tout genre et à des grimaces lar-i moyantes de phrases ampoulées, sesquipedalic^ veria, comme disait Horace au temps d'Auguste^ notre gravité de commande et les échasses sur ies* quelles boite Tesprit littéraire, nous empêchent dq souffrir ce qui est simplement naturel : déjà VoU taire s'était plaint de ces sortes de vers dans son examen de Pertharite. Pour nous, qui aimons I^ naturel partout où il se trouve, nous ne trouvons point à redire dans ces sortes de vers ; Comeillq en offre mille exemples, et pour n'en citer qu'ut^ seul pris de Polyeucte, Stratonice, la confidente ne dit-elle pas à Pauline dans la troisième scènç du premier acte :
192 histoire'
Il est bon qu*un mari nous cache quelque chose , Qu'il soit quelquefois libre et ne s'abaisse pas  nous rendre toujours compte de tous ses pas.
C'est peut-être une attention trop marquée donnée à des vers semblables , qui fit portera madame la Dauphine le jugement bourgeois sur Pauline : « Ne voilà-t-il pas la. plus honnête femme du monde qui n'aime pas son mari? » Ce mot ne man* que pas d'un certain brillant, et il a un faux air spirituel qui dut le faire trouver charmant par tous les coureurs de ruelles et les partisans d'adultère y ce péché mignon de toute société corrompue; mais y en l'examinant de plus près, il est faux. Pauline aime son mari , et le devoir est si fort chez elle , qu'elle veut fuir la tentation : elle aime tant son mari qu'elle veut mourir avec lui. Pauline, bien que païenne encore, a toutes Ie$ vertus d'une chrétienne jointes à la fierté d'une romaine. Polyeucte est un de ces hommes, un de ces puissans chrétiens qui pouvait dire comme Fénelon : f J'aime ma famille plus que moi, ma patrie plus que ma famille, les hommes plus que ma patrie, et Dieu par-dessus toute chose. » Pauline n'est point encore chrétienne; elle ne peut aimer Dieu par-dessus toute chose. Ce qui chez elle remplace cet amour de Dieu , c'est l'amour du devoir, et ce devoir est personnifié dans son mari , dans Polyeucte. L'amour une fois sanctifié par les nœuds du mariage, l'amour chrétien
n^est plus une passion , c'est un lien resserré par le devoir et garanti par l'honneur.
Tout le monde connaît Ja pensée de Publius Mimus :
Fortana vitra est : tùm quùm splendet, frangitur.
Oodeau et Corneille Tont traduite de la même manière ; voici ce qu*en dit Ménage dans son commentaire sur Malherbe : c J'ai ouï dire souvent à M. Corneille qu'il avait fait dans son Polyeucte ces deux Yers si célèbres :
Et comme elle a l'éclat du verre , Elle en a la fragilitë ( i).
lEans savoir qu ils fussent de M. Godeau, qui les avait faits dans son ode au cardinal de Bichelieu, quinze ans avant que M. Corneille les eût faits dans son Polyeucte. »
Nous ne suivrons point Ménage dans sa discussion oiseuse où il tache de justifier Corneille d'une accusation de plagiat par une foule d'exemples, et où il cite le maitre de saint Jérôme, que les pensées émises avant lui et qu'il croyait avoir de lui-même animaient d'une sainte colère, et où il nous montre comment Racan fit dans sa jeunesse un quatrain tout entier de Mathieu qu'il n'avait
(i) Voltaire qui traite ces ver» de ccnccUo et qui blâme plnlôl Corbeille de Ict avoir trouvés bons que de les avoir copies, nous semble avoir ignoré leuforiglne. Cette pensée nous a toujours semblé fort belle et coavenabiemeot rendue.
pas lu. Ces sortes de ressemblances sont communes, et Ton ferait un volume en étendant unelettre de Desforges-MaiHard à Voltaire, où il se met à la piste de ces sortes de ressemblances, et trouve du Jean Second dans Malherbe et dans Rousseau, sans cependant pouvoir accuser de plagiat les auteurs en partie double.
Si Polyeucte réussit, ce ne fut pas faute d'être critiqué; après le succès même, on ne se ^lassà point de poursuivre ce chef-d'œuvre, et Dacier, dans son examen de là critique d'Aristote, dît que Polyeucte n'est pas propre au théâtre ^ parce que ce personnage n'excite ni la pitié, ni la crainte : tout le succès de la pièce, selon lui, est dû à Sévère et à Pauline ; ce qui n'empêche pas que le caractère du chrétien Polyeucte ne soit un cal*actère admirable , et que la pièce n'ait parfaite^ ment réussi , puisqu'on a conservé certaines traditions sur la manière dont certains auteurs en renom ont joué leurs rôles.
Baron , cet auteur snr lequel on a tant d'anecdotes , le même qui joua à soixante-dix ans le rôle d'un enfemt dan^ les Machabées de Lamotte^ coiffé d'uatoquet et avec des manches pendantes, tt qui, à quatre-vingts ans, jouait don Rodrigue dm Gidj a laissé dans le rôle de Sévère de Po* lyeucte des souvenirs nombreux. Dans la scène du quatrième acte notamment, où des doutes lui viennent sur l'existence et le pouvoir des divini^ tés du paganisme, on rapporte qu'il fiiisait cette
confidence à Fabisga, comme craignant d^être entendu; il allait même jusqu'à mettre la main . sur Tépaule de son confident, recommandant le secret et préparant à découvrir le fond de son cœur par ce geste familier. On note aussi la ma« nière dont il anonçait ce vers : •
Servez bien voire Diea; servez votre monarque.
Parlant de ce Dieu comme d'un maître inconnu à qui ses serviteurs peuvent devoir du respect, et du monarque comme du maître actuel que lui, Sévère, honorait par-dessus tout et pour lequel il avait conquis des provinces*
Ce fut quelques années après Polyeucte que Rotrou donna sa tragédie du véritable Saint-Genest qui ne manqua pas d'avoir un certain succès. Le nom de Fauteur, sa grandeur d'âme et l'amitié dont on le savait lié avec le grand Corneille , et reloge qu'il en fait dans sa pièce, éloge que- BOUS avons cité plus haut , ne furent pas sans influence sur l'esprit du public. D'ailleurs le véritable Saint-Genest est une pièce plus soignée que ne le sont ordinairement les pièces de Rotrou » et l'auteur a profité de ce qu'avait omis Corneille, je veux dire l'opposition raisonnée du catholicisme au paganisme. Ainsi dans la pièce de Rotrou, un certain Marcel veut persuadera Genest de rester dans la religion de ses pères , et lui dit :
O ridicule erreur de vanter la poisMoce
D'an Dieu qui donne aux sient4a mort pour réeotnpeii8<i » D'tin imposteur, d'un fourbe et d'un crucifié ! * Qui l'a mis dans le ciol? qui l'a déifié? etc.
Genest répond :
...^us verrez si les dieux de métal et de pierre Seront puissans au ciel comme on ]es craint en terre ; Alors les sectateurs de ce crucifié , Vous diront si sans cause ils l'ont déifié , etc.
Une scène dans ce goût ne pouvait manquer de réussir; quant à la pièce ^ Corneille avait déjà ouvert la voie , et voilà comment Corneille fut ea cette circonstance le père de Rotrou.
Si d'excellentes raisons n étaient là pour défendre Corneille et Rotrou contre Fliôtel de Rambouillet, et ceux qui proscrivent les tragédies saintes, il y en aurait une décisive à notre sens.
On raconte que lorsque Louis XIV sortit de la représentation de Cinna, il avoua avoir été si porté à la clémence par le rôle d'Auguste, et les vers magnifiques de Pierre Corneille, que si quelqu'un eût pris ce temps pour lui demander la grâce du chevalier de Rohan, il Teût infaillible» ment accordée, et pourtant la haine de Louis contre le chevalier était bien forte. Qui sait si les raisonnemens admirables et la conduite d'un héros chrétien ne pourraient point faire revenir les auditeurs à de bons sentimens, et si Dieu ne pourrait point se servir de cet instrument pour les tbucher? Certes, nous condamnons avec tous
les esprits sensés Fétalage sur la scène d'une procession chrétienne, et nous déplorons avec tous les amis de la religion la profanation des habits sacerdotaux , quelquefois exposés à la risée ou au mépris, mais nous ne croirons jamais que de beaux yers et de bonnes raisons puissent être des choses dangereuses pour la foule. Nous croyons au contraire qu il y a là pour elle charme et instruction, et par conséquent profit.