‹ Vie de Rossini par De StendhalChapitre 37 sur 84 · I. Va, malliemeu^ ! je le maudis · texte numérisé non relu

I. Va, malliemeu^ ! je le maudis

VIE ÜB ROSSINI.

Il u’est point d'amour véritable, quel que soit sou bonheur actuel, qui ne puisse redouter cette catastrophe, l’apercevoir en quelque sorte dans le lointain; et toutes les grandes passions sont craintives et superstitieuses. Voilà l’aperçu sublime qu’on a sacriHé à la colère d’orgueil d’un vieux sénateur plus ou moins Cassandre, et qui ne veut pas de mésalliance dans sa famille. Mes regrets sont si profonds, que j’espère que quelque âme charitable refera des paroles qui aient le sens conunuo pour la musique de Rossiui.

Ineerla l’ anima ■

exprime , avec un rare bonheur, le premier moment de repos par fatigue, par impossibilité de continuer à être ému à ce point, qui succède dans le cœur humain à une impression horrible. C’est ici que le feu du génie de Hossini le sert admirablement. Mozart est sujet à manquer un peu de vivacité et de rapidité dans des moments semblables.

Smanio , dcliro e treiuo ,

de Desdemona, termine dignement ce magniOque finale. .le m’arrête et cesse de louer, de peur de paraître exagéré. Telle est la beauté de ce morceau, qu’on ne sait comment en faire l’éloge ou la description. Je rappelle seulement que, quel que. suit le succès de ce finale à Louvois , nous n’en avons ici que la copie , et une copie décolorée. 11 faut un Davide pour le rôle de lloderigo, et un père qui chante sa partie avec ïabanrton que Galli portait dans le second acte de la Gazza ladra , lorsqu’il parait devant le tribunal '.

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