‹ Vie de Rossini par De StendhalChapitre 46 sur 84 · C.hi mai reggerii · texte numérisé non relu

C.hi mai reggerii

Cette hcene magnifique, la plus forte de l’opéra italien moderne et de l’œuvre de Hossini , se termine dignement par

Alil iieppur l' estrenio amplefiso, .

UncstQ è treppa crndelU.

Je dois invoquer ici un principe en faveur de Rossini; c’est que le mouvement de walse rappelle la rapidité terrible et inévitable des coups du destin. La circonstance de la rapidité est ce qu'il y a de plus terrible dans les sensations actuelles d’un malheureux condamné à mort et qui doit être exécuté dans trois quarts d’heure.

Ce n’est pas la faute de la musique si nous avons pris l’habitude de danser des w aises ; cette mode sera peut-être passée dans trente ans , et sa manière de peindre la rapidité de l’heure qui s’avance est éternelle.

Cette raison suffit à mes yeux pour justiGer plusieurs mouvements de walse, ou en approchant beaucoup, qui se trouvent dans le second acte de la Gazza ladra ; mais rien au monde ne saurait justiUer

Sino il pianto è negato al inio ciglio

Emro il seno s’anesia il sospir,

Diopossenie, mercccle, consiglio.'

Tn m' aiia il mio fato a solTrir ;

et ce chant fort gai est répété deux fois à une certaine distance.

A la quatrième ou cinquième représentation de la Gazza ladra, un cri général s'éleva contre cette absurdité. Un des jeunes gens les plus aimables de cette aimable société de Alllan , et dont les arts déplorent la perte aujourd’hui, était admirable eu attaquant Rossini sur cet allegro. S’il vivait encore, son amitié ne m’aurait pas refusé quelques pages pour cette brochure, et je ne la croirais pas alors tout à fait indigne de l’attention du public.

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