‹ Vie de Rossini, suivie des Notes d'un dilettante;Chapitre 14 sur 87 · PREFACE XXIII · texte numérisé non relu

PREFACE XXIII

voix qu'il entendait naguère, Torchestre si discret, si souple de la Scala et les merveilleuses décorations de Sanquirico et de Perego qui savaient si bien à Milan décider « Fimagination à faire les premiers pas dans le pays des illusions », Stendhal fut assidu i l'opéra italien. Il y retrouva M°^® Pasta qui dans le rôle de Desdemona faisait pleurer Paris. Il chercha à reconstituer sa vie milanaise. Le soir, il allait à l'Opéra ou dans le monde et vers minuit régulièrement faisait son entrée chez W^^ Pasta.

La, écoutant de la musique ou jouant au pharaon, plus ou moins distraitement avec les amis italiens de la diva, il se donnait l'illusion d'être encore a Milan \

Beyle avait loué une chambre à l'hôtel des lillois, 63, rue de RicheUeu, attiré sans doute par le voisinage de M°^® Pasta qui occupait le premier étage de l'immeuble ^ Il n'avait qu'à descendre l'escalier pour se croire en Italie. Autour du piano de la Pasta les mêmes discussions s'engageaient

1. Stendhal conte dans ses Souvenirs d'égotisme (591 qu'il jouait au pharaon chez Madame Pasta « plongé dans une rêverie profonde v.

2. « Beyle a écrit la Vie de Rossini dans une chambre de l'hôtel des Lillois, rue RichelieUi n^ 63. Madame Pasta, alors à l'apogée de son magnifique talent^ occupait le premier étage de la même maison ; elle y recevait tous les soirs,, de onze heures à deux heures, une société d'élite ; beaucoup d'Italiens faisaient partie de ces réunions, auxquelles Beylemanquait rarement... » R. Colomb, Romans et NouveUes^, notice, p. lxxxii.

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