PRÉFACE XXV
Review ^. Une feuille de Milan s'en empara et en <lonna une traduction italienne. Celle-ci à son tour fut insérée dans un volume où elle voisina avec une dissertation pédantesque sur les fins esthétiques de la musique rossinienne. Cet ouvrage intitulé : Rossini e la sua Musica parut à Milan en 1824 ^ presque en même temps que les deux tomes de la Vie de Rossini à Paris.
Si fervent stendhalien qu'on soit, il est difficile
zine en octobre 1822 (pp. 440-449) n'est pas une reproduction mais un démarquage de l'article du Paria Monthly Rei^iew, à moins de supposer que Beyle n'ait adressé à ces deux reyuea •anglaises deux études à peu près identiques mais qui auraient été traduites par deux personnes différentes, ce qui est assez invraisemblable. Je crois plutôt à un plagiat. Beyle, -accoutumé à piller les revues anglaises, aurait donc été plagié à son tour par un Anglais I Le commencement diffère légèrement et à la fin, on a ajouté quelques lignes sur le mariage de Rossini et de la Colbran.
1. Cette reproduction de l'article de Stendhal a échappé à M. Henri Cordier dans sa Bibliographie atendhalienne. L'article parut dans le numéro de novembre 1822, page 192 •et suiv. — Cf. Bibl. Nat., Z 34015. Il reproduit textuellement la traduction du Blackwood'a Edinhurgh Magazine,
2. Ce volume paraît avoir échappé à l'attention des Stendhaliens. En voici le titre exact : Roaaini e la aua muaiea, — Milano, dalla tipografia di Felice Rusconi, contrada di S. Paolo, no 1177. — 1824, in-S© (Bibliothèque de l'Opéra, 11^8252). — L'ouvrage comprend une préface de 3 pages iBignées : L. B. J 'avais d'abord pensé que ces initiales devaient être interprétées Louis Bombet, mais le style m'a vite détrompé. Stendhal n'aurait jamais écrit que sa tète n'avait pas t la prétention d'avoir enfanté Minerve • !! — La traduction de l'article de Stendhal occupe les pages 5-16. Le reste du volume est consacré à une apologie grandiloquente de la musique rossinienne (p. 16-35).