‹ Vie de Rossini, suivie des Notes d'un dilettante;Chapitre 33 sur 87 · PRÉFACE XLI · texte numérisé non relu

PRÉFACE XLI

maine limité : Mozart, Cimarosa, Paesiello, Rossini, — mais il le connaît bien et non pas à travers les autres. U ignore tout du glorieux passé de l'Italie. Le Miserere d'AUegri, entendu à la Sixtine, lui paraît une musique lointaine, presque barbare, contemporaine de Dante et des cathédrales gothiques, alors qu'il marque la floraison dernière du style polyphonique dont la tradition s'est conservée jusqu'à la fin du xvii® siècle dans les écoles romaines. Pour Stendhal, la musique commence à Pergolèse, Vinci, Léo. Encore ne connaît-il guère ces charmants auteurs du xviii® siècle que par ce qu'il en a lu dans les lettres du Président de Brosses, les écrits de Jean-Jacques Rousseau et YHistoire de la MusiquCy de Burney. U cite leurs noms et passe. Sachons-lui gré de n'avoir pas cherché à faire étalage d'érudition. Il se serait cru obligé à traduire, en les démarquant, quelques chapitres d'un historien étranger plus ou moins exactement informé. Nous aurions eu un nouveau plagiat dans le goût de la Vie de Haydn^ livre fort agréable, sans doute, et qui porte quand même l'empreinte de Stendhal, mais qui n'ajoute pas grand'chose à sa gloire.

Bornant ses désirs à écrire l'histoire de la musique de son temps, c'est-à-dire aurant l'ère de Rossini, il n'a pas eu besoin d'emprunter l'érudition o'autrui. U lui eût d'ailleurs été fort difficile de copier personne, pour la raison bien simple qu'en dehors

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