‹ Vie de Rossini, suivie des Notes d'un dilettante;Chapitre 35 sur 87 · PREFACE XLIII · texte numérisé non relu

PREFACE XLIII

plutôt, qu'il a entendu exprimer autour de lui : « Je prie le lecteur de croire, écrit-il, que le Je dans cette brochure, n'est qu'une tournure qui pourrait être remplacée par : on disait, à Naples, dans la société du. Marquis Berio... ou M. Peruchini, de Venise, cet amateur si instruit, dont les sentiments font loi, nous disait un jour chez Madame Benzoni... ou : j'ai vu, ce soir, au cercle qui se réunit autour du fauteuil de M. l'avocat Ântonini, à Bologne, M. Âgguchi soutenir que l'harmonie allemande... ; le comte Giraud était de son avis, que M. Gherardi, l'ami de Rossini, a combattu à outrance. » Et Beyle de déclarer « que pour faire cette Vie de Rossiniy il a pris de toutes mains et, par exemple, dans tous les journaux allemands et italiens, les jugements sur ce grand homme et ses ouvrages ». Cette fois il exagère. Quelques années auparavant, il prétendait ne rien devoir à Carpani, qu'il dé« pouillait en le raillant. Maintenant il s'applique à nous convaincre que sa Vie de Rossini n'est qu'un c centon » fabriqué avec des extraits de journaux. Que Stendhal ait puisé dans les feuilles publiques d'utiles informations, c'est probable, mais, en fait, il s'en est peu servi, comme on peut s'en convaincre en feuilletant les collections des gazettes alors publiées en Italie. Ainsi qu'il l'observe lui-même fort justement, un peu plus loin, « les articles de journaux sont des hymnes ou des philippiques et, du reste, présentent rarement quelque chose de positif».

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