‹ Vie de Rossini, suivie des Notes d'un dilettante;Chapitre 6 sur 87 · PRÉFACE XIII · texte numérisé non relu

PRÉFACE XIII

nique Mayer, « passez à un opéra de Rossini, vou» sentez tout à coup l'air pur et frais des hautes Alpes ; vous vous sentez respirer plus à Taise ; on croit renaître ; vous aviez besoin de génie ». La médiocrité des musiciens contemporain»

obligea Stendhal à reconnaître la supériorité et le génie de Rossini. Il garda son culte pour Mozart et pour Cimarosa, mais avoua que Rossini avait renouvelé Vopera seria^ qu'il avait infusé la vie dan» ce genre décrépit. Il convint qu'on s'amusait fort à Vltaliana in Algérie à la Pietra di Paragone^ au Barbiere di Si^iglia^ tout pn répétant, comme les vieux dilettanti, que Rossini n'avait jamai» écrit un véritable air boufiFe et que Cimarosa et Paesiello demeuraient en ce genre inimitables. Ce qui acheva de convertir Stendhal au « rossinisme » ce fut l'accueil que les premiers opéras du Pesarese reçurent à Paris. Il avait tout de suite senti que cette musique superficielle, brillante, étincelante de malice et d'esprit était faite pour ravir les Pari» siens. C'était même un peu pour cela que « le VoK taire de la musique » ne l'avait d'abord séduit que' médiocrement. Quand il vit qu'à Paris, Tancrède ou Vltalienne à Alger suscitaient les critique» absurdes d'un Berton dont les œuvres le faisaient périr d'ennui, il sentit à l'instant redoubler son admiration pour Rossini. Beyle était doué d'un merveilleux esprit de contradiction. A Milan, il garda longtemps son attitude d' « ultra-anti»

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