‹ Vie de Rossini, suivie des Notes d'un dilettante;Chapitre 71 sur 87 · Il ceUre obhedir · texte numérisé non relu

Il ceUre obhedir

M. Manzonî, dans son Ode su? la mort de Napoléon. Ce^ sont les seuls vers, à ma connaissance, dignes du sujet *•

Ei fù ; iieeome immobile.

Data il mortal eospiro, StetU la êpoglia immemere Orba di un tarUo spiro, Cosi pereoêêa « aUonita La Terra al nunzio eta.

Muta peneando ail* uUima Ora deir uom fatale.

Ne ea quando una eimile Orma di piè mortale La eua erueiUa polvere A ctUpeetar verra.

DalT Alpi aile Piramidi, D<U Maneanarè al Reno, Di quel eecuro U fulminé Tenea dietro al balerw ; Scoppid da SciUa al Tanai, Dali' uno alT aUro mar,

Fà vera gloria ? ai poeteri L'ardua eentenza ; noi Chiniam la fronte al Maesimo Fattor che voile in Lui Del Creator auo epirito Pià vasta orma etampar.

RoMim I. 14.

toute espèce de doute sur le dévouement que ses moindres fantaisies vont rencontrer, qui formait le trait principal du jeu de cette grande actrice : toutes ces choses se lisaient dans la tranquillité des mouvements de la reine. Le peu de mouvements qu'elle faisait lui étaient arrachés par la violence des combats de passions qui déchiraient son âme, aucun par l'intention de se faire obéir. Nos plus grands acteurs tragiques, Talma lui-même, ne sont pas exempts de gestes forts et impérieux, dans les rôles de tyrans. Peut-être ces gestes impérieux, ces espèces de gasconnades tragiques, sont-elles une des exigences d'un parterre de mauvais goût, tel que celui qui décide du sort de nos tragédies ; mais ces gestes, pour être applaudis, n'en sont pas

Si êparve, eidi ntiï ozio Chiuêô in si frrww êponda, Segno d'immêitêa irwidia, E di pietà profonda, D'inutinguihil odio, E d'indomaio amor.

Oh î quanU volt» al iacUo Morir di un giorno inerte, Chinaii i roi fulminai^ Le hraceia al sen eoneprU, SteUe, e dei di ehe furono L'aeaalee il eotfvenir,

Ei ripened le mohili Twde, i percoeei vaUi, E il lampo dei manipifli, E fonda dei eavaUi, E il coneitato imperio, E il cUere obbedir.

moins absurdes. Un roi absolu est l'homme du monde qui fait le moins de gestes ^ ; ils lui sont inutiles : il est depuis longtemps accoutumé à voir ses moindres signes suivis, avec la rapidité de l'éclair, de l'exé» cation de ses volontés.

La scène superbe, dans laquelle mademoiselle Golbran était si grande tragédienne, se termine par un duetto entre la reine et Mathilde,

Pensa che aol per poco Saspendo V ira mia,

qui se change bientôt en terzetto, par l'arrivée de Leicester.

On nous dit que c'était Rossini qui avait eu l'idée de l'arrivée de Leicester entre ces deux femmes, l'une ne retenant qu'à peine les éclats de sa fureur, l'autre élevée jusqu'à la haute énergie par le désespoir de l'amour sincère dans un cœur de seize ans. On peut dire que, dans le genre du libretto d'opéra, cette idée est de génie.

Après ce terzetto magnifique, nous eûmes deux airs chantés, l'un par Norfolk (Garcia), l'autre par Leicester (Nozzari) : ils sont bien composés» On peut juger s'ils furent bien chantés par deux ténors rivaux paraissant dans une occasion solen» nelle, devant tout ce que Naples avait de plus grands personnages et de connaisseurs les plus diffi-^

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