‹ Vie de Rossini, suivie des Notes d'un dilettante;Chapitre 8 sur 87 · XVI STENDHAL ET ROSSINI · texte numérisé non relu

XVI STENDHAL ET ROSSINI

lettre. La Vie de Rossini, Rome, Naples et Flo^ rence sont-ils autre chose que de longues lettres écrites à bâtons rompus ? En réalité, si Beyle éprouve pour les œuvres de Rossini un singulier sentiment fait d'admiration et d'hostilité, de «ympathie et de répulsion, c'est qu'elles ressemblent trop aux siennes et que Rossini est beau- •coup moins le Voltaire que le Stendhal de la Musique.

Il faut bien entendu mettre hors de cause Le Rouge et Guillaume TeUy mais y a-t-il rien qiii ressemble plus au style des premiers ouvrages de Stendhal avec leurs trouvailles d'expression, leurs délicatesses de pensée et d'analyse, leurs fines observations disséminées, perdues dans une inextri- <;able contusion de phrases lâchées et d'idées rabâ- <îhées, que ces premiers opéras de Rossini, dans Jesquels un petit nombre de morceaux, véritable régal pour l'oreille et pour l'esprit, se trouvent reliés tant bien que mal les uns aux autres par les plus plates transitions, par les plus banales formules de remplissage ! Je pense que Beyle se retrouvait un peu dans les œuvres de Rossini et qu'il «n ressentait, sans en avoir conscience, une certaine irritation.

Il éprouva un sentiment analogue lorsque les circonstances le mirent en contact avec Rossini «n personne. On a nié qu'il l'eût connu. Rossini aurait déclaré n'avoir jamais vu ce Monsieur

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