‹ Vie de S. Camille de LellisChapitre 107 sur 237 · LIVRE SECOND · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND

voulait aller au ciel voir le Sauveur et sa sainte Mère ; ce qui arriva, car deux jours après l'enfant mourut.

Camille recommandait à ses Religieux, quand une personne avait rendu le dernier soupir, de ne point la quitter, sans avoir récité auparavant trois fois le psaume Miserere, de ne point lui couvrir le visage, ni lui fermer les yeux et la bouche, sans s'assurer qu'elle était bien morte, parce qu'il était arrivé à ce sujet des choses étonnantes, et qu'ilsavait parexpérience qu'un trèsgrand nombre de malades meurent asphyxiés, parce qu'on n'use point de cette précaution, et que les femmes s'empressent trop d'envelopper les corps des mourants de leur suaire et de les disposer pour la sépulture. Il leur défendait également de faire aucun pronostic, de préciser l'heure de la mort, disant que cette connaissance n'appartenait qu'à Dieu, et qu'ils pouvaient se tromper, comme il s'était trompé lui-même, ce qui serait pour eux un sujet de honte et de mortification.

Page 1