‹ Vie de S. Camille de LellisChapitre 129 sur 237 · LIVRE SECOND · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND

Pères avec moins de bienveillance, et. cherchaient des prétextes pour les décourager, les inquiéter et les faire renoncer à leur entreprise. Outre cela, il futreconnuquel'Ordre,avecsesfaiblesressourcis, ne pouvait suffire à porter un poids aussi accablant; aussi, même sous le gouvernement de Camille, on abandonna, pour diverses raisons, le service des hôpitaux de Santa Maria Nuova de Florence, au mois de novembre 1 606, de celui delV- Annunziata de Naples et du petit hôpital de Gênes .

Mais la peine qui remplit d'amertume l'âme de notre Saint, et à laquelle il ne put trouver de remède, ce fut la mort fréquente de ses Religieux, en particulier celle d'un grand nombre déjeunes gens d'un rare mérite qui, abandonnant leur patrie et leur famille, s'éteignirent au printemps de leur âge, victimes de leur sublime dévouement. Leurs noms sont inconnus aux hommes, mais ils sont écrits dans le livre de vie.

Néanmoins l'âme héroïque de Camillene se laissa point abattre, et il voulut remplir courageusement jusqu'au bout la tâche qu'il s'était imposée. Il se vit forcé de recevoir un grand nombre de sujets, et pour pourvoir à leur entretien l'Ordre contracta des dettes considérables, les aumônes ordinaires étant devenues insuffisantes.

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