‹ Vie de S. Camille de LellisChapitre 130 sur 237 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

Camille est plusieurs fois secouru par la divine Providence dans quelques nécessités extrêmes.

Camille fut toujours très généreux, tant envers les pauvres des hôpitaux qu'envers les Religieux, qu'il était obligé d'entretenir pour leur service, au point qu'il se trouva souvent très à l'étroit par le manque absolu des choses temporelles. Toutefois il ne se découragea jamais, et sa confiance ne fut jamais trompée. Nous citerons ici quelques exemples des secours extraordinaires qu'il reçut de la Providence.

Dans les commencements de la Congrégation, le vénérable serviteur de Dieu se trouva tellement court d'aumônes, qu'il ne savait plus, humainemont parlant, quel moyen prendre pour pourvoir à l'entretien ordinaire de la maison: car, s'étant présenté plusieurs fois à la Banque pour se faire payer le montant d'une let tre de change du peuple romain de douze cent cinquante écus, il ne put en opérer le recouvrement, le caissier alléguant pour raison qu'il n'avait pas d'argent pour l'acquitter. Se voyant aV s cette position très critique, il se jela aux pieds de Notre-Seigneur, se recommandant à lui dans cette nécessité extrême, et se confiant à sa bonté pour le recouvrement de la somme due. Le lendemain il rencontra César Zattera, caissier d'Augustin Pinelli, qui, apprenant

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