LIVRE SECOND
put les admettre, ainsi qu'il le désirait, à cause de sa grande faiblesse, il dit : « Je vous en supplie, faites agréer mes excuses à ces messieurs; j'ai reçu aujourd'hui l'Extrême-Onction, et je veux rentrer un peu en moi-même? ■ Le Père Marcel Manzio lui dit : « Père, ces messieurs viennent pour satisfaire aux besoins de leurs âmes ; daignez les admettre, car ils s'en iront très affligés, s'ils n'ont pas la consolation de vous voir. » Camille répondit : « Que veulent-ils voir? un corps à moitié corrompu, étendu dans un lit comme un cadavre; si c'est là ce qu'ils désirent, qu'ils aillent dans les hôpitaux, qu'ils y fassent des œuvres de charité, qu'ils consolent les malades, et qu'ils ne cherchent pas à parler au plus grand pécheur de la terre. Au reste, Père Marcel, on ne meurt qu'une fois, et je dois m'efforcer de bien mourir; c'est ce que j'espère de faire avec l'aide de mon Seigneur et de mon Dieu. »