LIVRE SECOND
un mourant à Madrid, il fui mortellement frappé par un assassin : il offrit sa vie à Dieu pour obtenir le pardon du meurtrier, et expira en paix en
Le Père Jean-Baptisle Novato, do Milan, fut célèbre par ses ouvrages sur la sainte Eucharistie et les gloires de Ja bienheureuse Vierge Marie. Après avoir supporté avec courage les souffrances très vives d'une longue et douloureuse maladie, il mourut en paix à Milan, en 1648.
Le Père Jean-Baptiste Contronibds, de Naples, fut si remarquable par la charité qu'il montra dans le soulagement des orphelins et des veuves, que le Pape Paul V le choisit pour son aumônier, et tous reconnaissaient en lui le père des pauvres. Il fut un des plus zélés défenseurs de l'Institut, et mourut à Rome, en 1651.
Le Père Michel Monserrat, d'Aragon, fut le premier à propager l'Ordre en Espagne, ce qu'il fit avec une ardeur tellement apostolique, que Philippe IV se sentit porté à fournir des sommes considérables et à accorder des privilèges pour de nouvelles fondations. Après l'établissement de plusieurs Maisons dans ce royaume, Dieu récompensa son zèle par la mort du juste. Il s'endormit dans le Seigneur à Madrid, en 1654.
Le Frère Pierre Suardt, deBergamo, fut célèbre par sa piété ang^lique. Il reçut de Dieu le don des
miracles. Il mourut plein de ferveur à Naples, en
Le Père Benedetto Salgado de Montfort Delemos était un hcmme très profond, qui mérita par ses vastes connaissances le titrede « philosophe », quand il était professeur au collège d'Alcala. 11 Il se dévoua avec une sublime constance au service des malades dans l'hôpital de Madrid, où il fut attaqué d'une fièvre contagieuse dont il mourut, à la fleur de l'âge, en 1670.
Le Père Sébastien Bianchi, de Garezzo, était un Religieux d'une vie très austère et d'une grande charité. Par son exemple et ses exhortations, il porta les princes et les grands d'Espagne à soigner les malades dans les hôpitaux, où il passa les jours et les nuits, et finit par sacrifier généreusement sa vie ; il mourut dans le collège de Madrid, en 1672.
Le Père André Sicli, de Païenne, était un ardent propagateur de l'Institut; sa charité le porta à voyager dans le Mexique, le Pérou, le Brésil, et dans presque toute l'Amérique, fondant des hôpitaux, assistant les malades, servant ceux qui étaient atteints de maladies contagieuses. Il avait une dévotion toute particulière pour la sainte Vierge, et en implorant son puissant secours il fit de nombreuses conversions, guérit des infirmes, délivra des possédés, et opéra plusieurs