‹ Vie de S. Camille de LellisChapitre 34 sur 237 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

cherchant à leur faire comprendre, dans de pieux entretiens, la laideur du péché, la beauté et le prix inestimable de la grâce. Ils secouraient ceux qui étaient en danger par de ferventes prières, de sages avis et des exhortations chrétiennes; ils leur faisaient la recommandation de l'âme, actions qui passaient inaperçues, que ne pouvaient suppléer la diligence et les soins des servants ordinaires, et qui n'étaient pas même soupçonnées par eux. Ils remplissaient cet office avec des sentiments d'à • mourqui partaient si bien du fond de leur cœur, qu'il semblait que ce n'étaient pas des hommes misérables et mortels qu'ils servaient, mais la personne même de notre divin Sauveur, reposant malade et couvert de plaies surcespauvres grabats. Une charité si sublime remplissait d'admiration et édifiait tous ceux qui en étaient témoins.

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