Soc. 24; 2 Gel. 8; Spec
76 VIB DE S. FRANÇOIS
et que je te dirai: «Béoissez-moi, mon père, tu me signeras et tu me béniras à sa place ^.^
Son frère se faisait remarquer au premier rang de ceux qui le harcelaient de leurs moqueries. Un malin d*hiver, ils se rencontrèrent dans une église ; François grelottait sous sa mince tunique ; alors Angelo se penchant vers un ami qui raccompagnait: aVa donc demander à François de te vendre pour un liard de sa sueur. D — «Oh! non, répondit celui-ci qui avait entendu, je la vendrai bien plus cher à mon Dieu.»
Au printemps de 1208, il termina la restauration de Saint-Damien ; il s'était fait aider par tous les gens de bonne volonté, donnant Texemple du travail et surtout de la joie ; égayant tout le monde par ses chants et ses projets d'avenir. Il parlait avec tant d'enthousiasme et de chaleur communicative de la transformation de sa chère chapelle, des grâces que Dieu y accorderait à ceux qui viendraient y prier, que plus tard on crut qu'il avait parlé de Glaire et des saintes filles qui devaient venir s'y retirer quatre ans après 2.
Ce succès lui inspira bien vite l'idée de réparer les autres sanctuaires de la banlieue d'Assise. Ceux qui l'avaient frappé par leur délabrement étaient: Saiot- Pierre et Sainte- Marie de la Portioncule appelée aussi Notre-Dame des Anges. Le premier n'est pas autrement mentionné dans ses biographies^. Quant au second, il allait devenir le vrai berceau du mouvement franciscain.
i. 3Soc. 23;2Gel. 7.