‹ Vie de s. François d'AssiseChapitre 130 sur 257 · Liste de Thomas de Gelano: 1. Quidam pium gerens animumy · texte numérisé non relu

Liste de Thomas de Gelano: 1. Quidam pium gerens animumy

2. BemarduSt 3. Vir alter^ 4. jEgidiuSf 5. Unus alius appositusy 6. PhilippuSfl. Alius bonus vir, 8.9. 10. 11. Quatuor boni et idonei viri: 1 Gel. 24, 25, 29, 31. Le texte Rinaldi-Âmoni ne dit rien des quatre derniers. — Trois Compagnons: 1. Bemardus^ 2. Petrus

3. JEgidius, 4. Sabbatinus^ 5. Moritus, 6. Johannes Capella^ 7. 8. 9. 10. 11. Disciples reçus par les frères dans leurs missions: 3 Soc. 33, 35, 41, 46, 52. — Bonaventure : 1. Bemardus, 2. . . 3. jSgidius,

4. 5.. . 6. Sylvester, 7. Alius bonus vir, 8. 9. 10. 11. Quatuor viri honesti: Bon. 28, 29, 30, 31, 33. — Les Fioretti, tout en insistant sur l'importance des douze apôtres franciscains, n'en citent que six dans leur liste : Jean de Gapella, Égide, Philippe, Sylvestre, Bernard et Rufln. Fior, 1. — 11 faut arriver aux Conformités pour trouver la liste traditionnelle, f<»46 b 1 : 1. Bemardus de Quiniavalle, 2. Petrus Chataniiy 3. Egidius, 4. Sabatinus, 5. Morim, 6. Johannes de Capella, 7. Philippus Longus, 8. Johannes de Sancto ConstantiOy 9. Barbarus, 10. Bemardus de Cleviridante (sic), 1 1 . Angélus Tancredt , 12. Sylvester. Gomme on le voit, dans ces deux derniers documents, il est question de douze disciples,

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cullés. La question prit de rimportance, lorsqu'au quatorzième siècle on voulut trouver entre la vie de saint François et celle de Jésus une constante conformité.

Elle est pour nous sans intérêt. Le profil de deux ou trois de ces frères se détache très nettement dans le tableau des origines de l'Ordre ; les autres font songer aux tableaux des maîtres ombriens primitifs, où les figures d'arrière-plan ont une grâce caressante et pudique, mais pas l'ombre de personnalité. Ces premiers Franciscains eurent toutes les vertus» y compris celle qui nous fait le plus défaut, celle de consentir à rester anonymes.

Il y a dans l'église inférieure d'Assise une vieille fresque représentant cinq des compagnons de saint François; au-dessus d'eux se trouve une Madone de Cimabue qu'ils contemplent de toute leur âme; ce serait plus vrai si au lieu de la Madone il y avait saint François : on se transforme toujours à l'image de ce qu'on admire, aussi ressemblent-ils à leur maître et se ressemblent-ils entre eux *. C'est faire une sorte d'erreur psychologique et se rendre coupable d'infidélité à leur mémoire que de chercher à leur donner un nom ; le seul qu'ils auraient désiré, c'est celui de leur père. Son amour a changé leur cœur et répand sur toute leur personne un rayonnement de lumière et de joie. Ce sont

tandis que dans les précédents il n*y en a que onze. Gela suffirait à indiquer une thèse dogmatique. Cette liste se retrouve exactement d^ns le Spéculum avec la seule différence que François y étant compris, Ange de Tancrède est le douzième frère et Sylvestre disparait. Spec. 87 a.

1. D'après la tradition, les cinq compagni del Santo ensevelis là, aa} rès de leur maître, seraient : Bernard, Sylvestre, Guillaume ( mglais) Eletto et Valentin (?).

là les vrais personnages des Fioretti, ces hommes qui pacifiaient les villes, troublaient les consciences, changeaient les cœurs, conversaient avec les oiseaux, apprivoisaient les loups. C'est vraiment d eux qu'on peut dire : ils n'avaient rien, mais ils possédaient tout : Nihil habentes, omnia possidentes.

Ils quittèrent la Portioncule pleins de joie et de confiance. François était trop absorbé par ses pensées pour ne pas désirer remettre en d'autres mains la direction de la petite troupe :

« Choisissons, dit-il, l'un d^entre nous pour nous guider, et qu'il nous soit comme le vicaire de Jésus-Christ. Partout où il lui plaira de passer nous passerons, et quand il voudra s'arrêter pour coucher quelque part, nous nous 7 arrêterons. » Ils choisirent frère Bernard, 6t firent comme François avait dit. Ils allaient pleins de joie et toutes leurs conversations n'avaient pour but que la gloire de Dieu et le salut de leurs âmes.

Leur voyage s'accomplit heureusement, partout ils trouvèrent de bonnes âmes qui les hébergeaient, et ils sentaient à n'en pas douter que le bon Dieu prenait scia d'eux *.

Les préoccupations de François allaient toutes au but de leur voyage; il y pensait jour et nuit et interprétait naturellement ses rêves dans ce sens.

Une fois, il se vit en songe, cheminant sur une route, au bord de laquelle était un arbre gigantesque et admirablement beau; et voici, pendant qu'il le contemplait, tout émerveillé, il se sentit devenir si grand qu'il en touchait les rameaux, et en même temps l'arbre iDcIi-

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