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dut enfin s*avouer vaincu^. L'insistance de François qui n*ayait pas faibli un instant, ni douté de sa mission, s'était imposée à lui, en même temps que la parfaite humilité des Pénitents et leur naïve et éclatante fidélité à rÉglise romaine le rassuraient sur la question d'hérésie.
Il leur annonça donc qu'il parlerait d'eux au pape et serait leur avocat auprès de lui. D*après les Trois Compagnons, il aurait dit au pape: «J'ai trouvé un homme de la plus haute perfection, qui veut vivre conformément au Saint-Evangile et observer en tout la perfection évangélique. Je^rois que, par lui, le Seigneur veut réformer dans le monde entier la foi de la Sainte Église 2. »
Le lendemain, il présentait François et ses compagnons à Innocent III. Le pape ne leur ménagea naturellement pas les paroles de sympathie, mais leur répéla aussi les remarques et les conseils qu'on leur avait si souvent donnés : <t Mes chers enfants, aurait-il dit, votre vie me paraît trop difficile ; je crois bien que votre ferveur est trop grande pour qu'on puisse douter de vous, mais je dois penser à ceux qui vous suivront, de peur que votre genre de vie ne soit au-dessus de leurs forces'. »