‹ Vie de s. François d'AssiseChapitre 135 sur 257 · Soc. 52; Bon · texte numérisé non relu

Soc. 52; Bon

% Soc. 52 et 49.

3. Saint Antonin, archevêque de Florence, a fort bien vu que c'était quœdam conceitsio simplex habitué et modi illius vivendi et ^M<ut permissio, A. SS., p. 839. Le terme d'approbation de la ^ègle par lequel on s'est habitué à désigner l'acte d'Innocent III est donc erroné.

Les fleurs de la rhétorique cléricale leur cachèrent les liens dont on les chargeait. La curie eu effet oe se contenla pas du sernoient de fidélité de François, elle voulut encore marquer les Pénitents du sceau de TEglîse ; le cardinal de Saint-Paul fut chargé de leur faire conférer la tonsure. Désormais ils appartenaient tous au for intérieur de TEglise romaine.

La création si profondément laïque de saint François devenait bon gré mal gré une institution ecclésiastique; elle devait dégénérer bientôt en une institution cléricale. A son insu le mouvement franciscain était infidèle à ses origines. Le prophète avait abdiqué entre les maios du prêtre; pas sans retour cependant, car lorsqu'une fois on a régné, je veux dire, pensé librement — quelle autre royauté y a-t-il sur celte terre? — on ne peut faire qu'un médiocre esclave ; on a beau vouloir se soumetti^e, il arrive que malgré soi on relève fièrement la tête^ on secoue ses chaînes, on se rappelle les luttes, les tristesses, les angoisses du temps de la liberté, et on pleure.

Parmi les fils de saint François, beaucoup devaient pleurer la liberté perdue, beaucoup devaient mourir pour la reconquérir.

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