i Gel. 34; 3 Soc. 53; Bon
2. Probablement à Otricoli qui se trouve sur la grande route de Home à Spolète. Orte est à une beure et demie de marcbe. C'est l'ancienne Otrieulum où Ton trouve beaucoup d'antiquités.
vivre dans la retraite, uniquement attentif au dialogue intérieur de l'âme avec Dieu*.
On verra cette aspiration au repos égoïste du doitre reparaître plusieurs fois dans sa vie; Tamour remportera toujours la victoire. Il était trop enfant de son temps pour ne pas se sentir parfois tenté par ce bonheur que le moyen âge regardait comme la suprême jouissance des élus dans le paradis : la paix. Beati mortui quia quiescunt ! Sa grande originalité est de n'avoir jamais cédé.
Les réflexions de François et de ses compagnons durant leur séjour à Orte ne firent que leur rendre plus claire et plus impérative leur mission d'apôtres. Lui surtout, semblait rempli d'une ardeur nouvelle et comme un vaillant chevalier, brûlait de se jeter dans la mêlée.
Ils s'engagèrent dans la vallée de la Nera. Le contraste entre ces gorges fraiches, remplies de mille voix et la désolation de la campagne de Rome dut vivement les frapper: la rivière n'est qu'un gros torrent, mais elle roule si bruyamment sur les cailloux et les rochers, qu'elle semble converser avec eux et avec les arbres des forêts voisines. Autant sur la route de Rome à Otricoli on se sent seul, autant ici on se sent entouré par la vie, la fécondité, la gaieté du paysage.
Le récit de Thomas de Gelano prend un tour si vif, pour raconter la vie de François à cette époque, qu'on ne peut guère s'empêcher de penser qu'il dut le voir alors, et que cette première rencontre resta