i Gel. 91- 94; Bon. 189 et
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rayons du soleil levant qui, après le froid de la nuit, venait ranimer son corps, il distingua tout à coup une forme étrange.
Un séraphin, les ailes éployées, volait vers lui des confins de Tborizon et l'inondait de voluptés indicibles. Au centre de la vision apparaissait une croix, et le séraphin était cloué sur elle. Quand la vision disparut, il sentit aux délices du premier moment se mêler de poignantes douleurs. Bouleversé jusqu'au plus profond de son être, il cherchait anxieusement le sens de tout cela, lorsqu'il aperçut sur son corps les stigmates du Crucifié*.
1. Voir les annotations de frère Léon à l'autographe de saint François (Introd. p. XLII) et 1 Gel. 94, 95 ; Bon. 191, 192, 193. (3 Soc. 69, 70). Fior. III consid. Cf. Auet. vit. sec, : A. SS. p. 649. Il est â noter que Thomas de Gelano (1 Gel. 95), ainsi que tons les documents primitifs, décrivent les stigmates comme étant des excroissances charnues, rappelant, par la forme et la couleur, les clous dont furent percés les membres de Jésus. Personne ne parle de ces blessures béantes et sanguinolentes qui ont été imaginées plus tard. Seule, la plaie du côté était une blessure d'où suintait un peu de sang. Enfin Thomas de Gelano dit qu'après la vision séraphique commencèrent à apparaître , eœperunt apparere signa clavorum. V. appendice: Étude sur les stigmates^