‹ Vie de s. François d'AssiseChapitre 229 sur 257 · Gel. 63 et 64; Fior. IV consid · texte numérisé non relu

Gel. 63 et 64; Fior. IV consid

était depuis plusieurs jours entre la vie et la mort, ne parveuairt pas à mettre son enfant au monde. Son entourage avait appris le passage du Saint, lorsqu'il était déjà beaucoup trop loin pour courir après lui. On juge la joie de ces pauvres gens lorsque le bruit se répandit qu'il allait repasser. Ils allèrent à sa rencontre et furent affreusement déçus en ne trouvant que des frères. Tout à coup une idée leur vint: prenant la bride du cheval sanctifiée par le contact des mains de François, ils la portèrent à la malheureuse qui, l'ayant placée sur son corps, accoucha aussitôt sans aucune souffrance ^.

Ce miracle, établi par des récits tout à fait autorisés, montre assez à quel degré d'enthousiasme on en était venu parmi le peuple pour la personne de François.

Pour lui, après quelques jours passés à Monte-Gasale, il partit avec frère Léon pour Gitta di Gastello. Il y guérit une femme atteinte de troubles nerveux effrayants, et resta tout un mois à prêcher dans cette ville et dans les environs. Lorsqu'il se remit en route, l'hiver était presqu'arrivé. Un paysan lui prêta son âne, mais les chemins furent si peu praticables que le soir il fut impossible d'arriver à un gîte quelconque. Les pauvres voyageurs durent passer la nuit sous un rocher ; l'abri était plus que rudimentaire, la neige s'y engouffrait, poussée par le vent et glaçait le malheureux paysan qui proférait d'abominables jurons et maudissait François ; mais celui-ci parla avec tant de gaieté, qu'il finit par lui faire oublier le froid et sa mauvaise humeur ^.

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