ÉTUDE CRITIQUE DES SOURCES LUI
qu'également sympathique à Grégoire IX et à frère Élie, il avait été mis^ par son absencOi en dehors des luttes qui avaient marqué les dernières années de la vie de François. Tempérament irénique^ il appartenait à la catégorie de ces fimes qui se persuadent facilement que robéissance est la première des vertus^ que tout supérieur est un saint et que, si par malheur, il ne Test pas, on n'en doit pas moins agir comme s'il Tétait.
Nous avons sur sa vie quelques renseignements : originaire de Celano dans les Abruzzes, il rappelle d'une façon discrète que sa famille était noble et ajoute même, avec une pointe de naïveté, que le maître avait des égards particuliers pour les frères nobles et lettrés. C'est aux environs de 12109 lorsque François revint d'Espagne, qu'il entra dans l'Ordre *.
Au chapitre de 1221, Césaire de Spire, chargé de la mission d'Allemagne, le prit parmi ceux qui devaient l'accompagner'. En 1223, il était nommé custode de Majence, Worms, Cologne et Spire. Au mois d'avril de la même année, lorsque Césaire, dévoré du désir de revoir saint François, revint en Italie, il chargea Celano de remplir ses fonctions jusqu'à l'arrivée du nouveau
provincial *.
Jusqu'ici aucun renseignement ne permet de décider où il se trouva à partir du chapitre provincial tenu à Spire le 8 septembre 1223. Il a dû être à Assise en 1228, car son récit de la canonisation est celui d'un
1. 1 Cel. 56. Peut-être était-il fils de ce Thomas comte de Celano s^uquel Richard de S. Germano fait si souvent allusion dans sa chronique : 1219-i223. Voir aussi deux lettres de Frédéric II à Honorius III des 24 et 25 avril 4223 publiées dans Winckelmann : Acta imperii inedita, 1. 1, p. 232.