‹ Vie de s. François d'AssiseChapitre 31 sur 257 · Jord. 30 et · texte numérisé non relu

Jord. 30 et

témoin oculaire. Il y était encore en 1230, et s^s doute revêtu d'une charge importantCi puisqu'il put remettre à frère Jourdain des reliques de saint François ^

Écrit d'un style attachant, fort souvent poétique, son livre respire une admiration émue pour son héros ; ce témoignage s'impose immédiatement comme sincère et vrai ; quand il est partial, c'est sans le vouloir et peutêtre même sans le savoir. Le point faible de cette biographie, c'est le tableau qu'elle nous trace des rapports de frère Elie et du fondateur de l'Ordre : lorsqu'on relit les chapitres consacrés aux deux dernières années^ il s'en dégage l'impression fort nette qu'Elie aurait été désigné par François pour lui succéder ^.

Or, si l'on réfléchit qu'au moment où écrivait Celano, Jean Parenti était ministre général, on s'apercevra tout de suite de la portée de ces indications'. Toutes les occasions sont saisies pour donner un rôle prépondérant à Élie^. C'est un vrai manifeste en sa faveur.

Y a-t-il lieu d'accuser Celano? Je ne le crois pas. Il faut simplement se rappeler que son travail a pu être à

1. Jord. 59. Cf. Glassberger ann. 1230. Quant à la question de savoir s'il est Fauteur du Lies irœ, elle serait déplacée ici.

2. Gela est si vrai que la plupart des historiens ont été amenés à croire à deux généralats d*Élie l'un de 1227-1230, l'autre de 1236- 1239. La lettre Non ex odio de Frédéric II (1239) énonce la même idée : Rêvera papa iste qucmdam religiosum et timoratum fratrem Helyam, ministrum ordinis fratrum minorum ab ipso beaio Francisco pâtre ordinis migrationis suœ tempore constitutum . . • in odium nostrum,., deposuit, Huillard-BréhoUes : Uist, dipl- Fréd. II, t. V, p. 346.

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