‹ Vie de s. François d'AssiseChapitre 8 sur 257 · I8. 1, 10-17. Cf. Joël 2 ; Psaume · texte numérisé non relu

I8. 1, 10-17. Cf. Joël 2 ; Psaume

la vie religieuse* Toutes ses promesses furent non pour ceux qui étaient en règle avec la loi cérémoniellei ou qui offiraient le plus de sacrifices, mais pour les cœurs purs, pour les hommes de bonne volonté.

Ces considérations n'étaient peut-être pas inutiles pour montrer où sont les ancêtres spirituels du Saint d'Assise.

Pour lui; comme pour saint Paul et saint Augnstîn, la conversion fut un changement radical et complet; l'acte de volonté par lequel on s'arrache à la servitude du péché pour se placer sous le joug de l'autorité divine. Dès lorS; la prière devenue l'acte essentiel de la vie, perd son caractère de formule magique ; elle est un élan du cœur; c'est la réflexion et la méditation s'élevant audessus des vulgarités d'ici-bas pour pénétrer les mystères de la volonté divine et s'y conformer ; c'est l'acte de l'atome qui comprend sa petitesse; mais qui vent; ne serait-il qu'un son; que ce son soit en harmonie avec la symphonie divine.

Ecce adsum, Domine, ut faciam voluntatem ttMm.

Quand on parvient à ces hauteurs; on n'appartient plus à une secte ; on appartient à l'humanité; on est comme ces merveilles de la nature que le hasard des circonstances place sur le territoire de tel ou tel peuple, mais qui appartiennent à tout le monde; parce qu'au fond elles n'appartiennent à personne; ou plutôt, elles sont la propriété commune et inaliénable du genre humain tout entier. Homère; Shakespeare, Dante, Gkethe; Michel- Ange, Rembrandt sont à nous touS; aussi bien que les ruines d'Athènes ou de RomO; ou plutôt ils sont à celui qui les aime le plus et qui les comprend le mieux.

Mais ce qui est une vérité banale en ce qui concerne les génies de l'imagination ou de la pensée a encore l'air d'un paradoxe quand on parle des génies religieux.

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