‹ Vie de S. Vincent de Paul, instituteur et premier supérieur général de la Congrégation de la missionChapitre 46 sur 80 · CHAPITRE XLVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLVI

L*H0PITAL DES PAl^THS TMEI&IiÀBDS MàSH k 9AIHS Pii&K. f INtUflWt^ ^f A

AooHér oGCAftiOlf A ik'iff AM.is«eiaif V iMi L'BcmrrALiSÊBiâiUHi^ mmpà^&rtiEs

BN LA lIÉ^fi Ti££E;

La charité de M. TiacenC était semblable au feu qui esC toujours en action, quand if trouve de la matière propre; ou plutôt elle était tout animée et embrasée de ce feu céfeste que Jésus-Christ est venu apporter sur la terre, et qui met les cœurs dans une continuelle disposition d^agir pour la gloire de Dieu et pour le salut des âmes. C'est pourquoi ce fidèle serviteur de Dieu ne laissait échapper aucune occasion de servir rÉglise ou de procurer le vrai bien de son prochain. Et bien qu'outre le poids de son âge et les infirmités qui accompagnent ordinairement la vieillesse ,. il fût encore surchargé et comme accablé d'un grand nombre d'afFaires de piété , dont il soutenait le faix et la pesanteur, cela n'empéchait pas qu'il ne fût toujours prêt et disposé d'entreprendre de nouvelles œuvres pour la gloire de Dieu, son zèle s'augmentant et se fortifiant par les travaux, comme s'il eût reçu un surcroît de vigueur et de forces de ce qui semblait le devoir aERsiIblir et épui&er.

Cela parut dans une occasion que la divine Providence lui fit naître en l'année 1655, laquelle , l'engageant dans un fiouveï exercice de charité, donna depuis commencement à l'une des plus grandes et des plus considérables entreprises qui se soient vues depuis longtemps dans rÉglise : c'est à savoir rétablissement de l'Hôpital général dès Pauvres à Paris , duquel on peut dire , sans déroger à l'honneur et au mérite de toutes les personnes vertueuses qui y ont très-saintement et trës-avaûtageusement contribué, que M. Vincent en a mis comme la première pierre, ou plutôt que Dieu s'est servi de sa main, sans qu'il connût presque les desseins de sa providence , pour en poser tes premiers fondements , sur lesquels ensuite le zèle et la coopération de plusieurs autres grands et insigoes ouvriers ont élevé ce merveilleux édifice qui va tous les jours s'augmentant avec bénédiction. . Voici un récit sommaire de la manière que la chose est airivée :

Un bourgeois de Paris, poussé d'un désir de rendre quelque service Si Dieu , et de faire quelque chose qui lui fût agréable , s'adressa un jour à M. Vincent , en la charité duquel il avait une confiance toutfeparficuhère, et lui dit qu'il avait dessein de lui mettre entre les mains unesomme considérable d'argent pour être par luf employée en quelques œuvres de

piété y tdies qu'il fngerail Mre ptas ezpédiefit» à^oondltmi néimnwM qae jamm 9 ne déclareratt qu'il en M rautevr et qti'ï ne dirmt ¥m nom à personne, youlant foire eette bonne ceuvre purement pour Die») et sans être eonnn â'ancnn antre après Dieu que de hi senl.

M. Tiieent ayant cru ne deyofr pas Iih refuser ee serriee , reçut eett« somme eomme en dépôt ; et après ayofr Men pensé devant Dieu et dismandé sa lumière pour eonnattre à qu'elle bonne OButre il aurait agréable qu^etle fût employée, il ne Toulut rien arrêter ni résoudre qu'il n'en eût eemmnmqué plus partiouHèrement avee celui qui lui aratt mi» ce charitable dépôt entre ses maios ; il en conféra d(me avec lui, et teua deux ensemble continrent d'employer cette somme pour fonder un hôpital qui serrtt de retr»te aux pauvres artisans , lesquels, ne pouvant plu» gagner leur vie par vieillesse ou par infirmité , se trouveraient rét durts à la mendicité , en laquelle on voit ordinairement les pauvres né* gHger leur salut ; estimant que oe serait te moyen d'exercer une doublé charité en leur endroit, pourvoyant tout ensemble aux besoins de leur» corps et aux nécessité» spirituelles de leurs âmes. Il proposa eette pensée au bienfiaiiteur qui Tapprouva grandement et y consentit bien voiontters, mais à eonditibn que Tadministration spirituelle et temporelle de eet hdpitat demeurerait pour toujours au supérieur général de la Gongré* cation de la Missîeo.

Pour Texéeution de ce dessein M. Yincent acheta deux maisons et une place assez grande dans le fatubourg de St .-Laurent de la ville de Paris , qu'il meubla de lits , de linge et autres choses nécessaires ; il y ât aussi accommoder une petite cbapeHe avec tous les ajustements cmve^ nables, et du reste de l'argent , ayant acquis une rente annuelle, il reçut dans eetbôpital quarsmte pauvres, savoir, vingt hommes et vingt femmes , qu'on y a nourri» et entretenus jusqu'à présent , que leur rente étant dkninuée , on sepa contraint d'en retrancher quelque»4ins de ce nombre , si la providence de Dieu n'y pourvoit bientôt d'ailleurs. M. Vincent fit dono mettre ces ^larante pauvres en deux corps de k^is séparés les un» des antres, mais tellement (JKiposés qu'ils peuvent tous entendre nne môme messe et une même lecture de table, prenant leur repas en commun, chaque sexe à part, sans se voir ni se parier. H fit aussi acheter et dresser des métiers, des outils et autres choses convenables pour t0» oeouper selon leur» petites forces et industries, afin d'éviter Foinveté. H désigna desi Fille» de la Charité poui! le aoin et le servfoe de ces pauvres gens, commit un prêtre de la Mission pour oétébrer la sainte Mlessedanscet hôpital et pour administrer à c^ pauvres la parole deDieu et les sacrements -, il fot lui-même de»premiers aie» instruire rt à tour recommander l'unim entre eun, la piété enve» Sieii etsuvtoiitte

)*deoDDaissaQce envers son infinie bonté de les avoir retirés derindigénee et delà misère , et procuré une retraite si tranquille et si commode pour les besoins de leur corps et pour le salut de leurs âuies.

Il donna à cetle maison le titre d'hôpital du nom de Jésus, et passa ui^ déclaration de cette fondation devant notaires» sans pourtant nommer le fondateur ; en suite de quoi M. Tarchevèque de Paris Tayant approuvée, lui en donna rentière direction , pour lui et pour ses successeurs , et le roi a confirmé et autorisé le tout par ses lettres-patentes.

Lorsque quelqu'un de ces pauvres vient à mourir , on en prend un autre pour remplir sa place. Ils y vivent en grande paix et s'estiment heureux d'être ainsi entretenus et assistés, tant en leur vie qu'en leur mort , n'ayant autre soin que de vivre chrétiennement pour se disposer par ce moyen à bien mourir , et leur manière de vie douce et réglée donne un tel plaisir aux autres de leur succéder, qu'il y en a grand nombre qui recherchent et demandent les places plusieurs années avant qu'elles soient vacantes.

M. Vincent ayant donc ainsi établi et réglé ce nouvel hôpital, plusieurs dames de la charité de Paris , et autres personnes de condition et de vertu, le vinrent visiter, et le considérant en toutes ses parties, elles y remarquèrent un si bon ordre et une si sainte économie , qu'elles en furent merveilleusement édifiées. On y voyait une paix et une union merveilleuse; le murmure et la médisance en étaient bannis avec les autres vices. Les pauvres s'occupaient à leurs petits ouvrages et s'ac- ^ittaient de tous leurs devoirs de piété conformes à leur condition. Enfin c'était une petite image de la vie dès premiers chrétiens et plutôt une religion qu'un hôpital de séculiers.

La vue de ce lieu si bien réglé donnait sujet aux personnes vertueuses qui le venaient visiter de déplorer le malheur de tant de pauvres qui demandaient Faumône dans les rues et dans les églises de Paris et qui menaient pour la plupart une vie étrange dans toute sorte de vices et de libertinages, sans qu'on eût pu jusqu'alors y remédier. Plusieurs de ces dames de la charité eurent la pensée qu'il ne serait pas difficile à M. Vincent de les tirer de ce désordre et d'en faire bien vivre un grand nombre aussi bien qu'un petit , Dieu donnant grâce et bénédiction à toutes ses entreprises, et d'ailleurs ayant en sa disposition, tant en la maison de Saint-Lazare qu'en celle des Filles de la Charité, des personnes très-propres pour ce dessein , pourvu qu'on eût des lieux suffisants pour retirer et pour occuper ces pauvres.

Les premières dames qui eurent cette pensée la communiquèrent à plusieurs autres, etcelles-ci étant venues visiter ce petit hôpital entrèrent ^n$ le même sentiment. Une d'entre elles offrit d'abord de donner

cinqnânte mille Ihres pour commencer on HApital général, et une autre s'obligea de donner trois mille livres de rente pour le même dessein; enfin, le jour de rassemblée de ces dames étant yenu, où M. Vincent se trouvait toujours, s'il ne lui arrivait quelque empêchement extraordinaire» comme il a été dit, elles lui firent cette grande proposition, qui d'abord le surprit et lui donna sujet d'admirer le zèle et la charité de ces vertueuses dames, dont il loua Dieu et les congratula grandement; il leur dit néanmoins que Taifaire était d'une telle impo^ tance , qu'elle méritait d*étre mûrement considérée et qu'il la fellait beaucoup recommander à Dieu.

 la prochaine assemblée, elles y parurent avec de nouvelles ardeurs, pour venir à l'exécution de ce grand dessein; elles assurèrent que l'argent ne manquerait pas , qu'elles connaissaient d'autres personnes considérables qui avaient intention d'y contribuer notablement, et sur cela pressèrent M. Vincent de trouver bon et de consentir que leur Compagnie l'entreprit; ce qui ayant été mis en délibération, il fut résolu qu'oa travaillerait pour le commencer. M. Vincent eût pourtant bien désiré temporiser encore quelque peu, avant que de s'engager à une telle entreprise; mais il ne put arrêter la ferveur de ces vertueuses dames ; et parce qu'il fallait une maison fort ample et de grands espaces pour loger tous ces pauvres , on proposa de demander au roi la maison et tous les enclos de la Salpétrière , près de la rivière et vis-à-vis de l'arsenal , qui pour lors n'étaient pas de grand service. M. Vincent en parla à la reine régente, laquelle accorda bien volontiers cette demande, et le brevet du don en fut expédié ; et sur l'opposition que fit un particulier qui prétendait y avoir quelque intérêt, une des dames lui promit huit cents livres de rente pour le dédommager.

Après cela il semblait à ces dames charitables que tontes choses étaient suffisamment disposées pour commencer l'exécution de leur dessein , et il tardait à quelques-unes des plus ferventes qu'elles ne vissent tous les pauvres retirés en ce lieu, de quoi elles pressaient fort M. Vincent; mais comme il ne convenait pas avec elles de la manière d'attirer les pauvres en cette maison ^ et de conduire une telle entreprise, sa plus grande peine fut de retenir les plus pressantes ; car il lui semblait qu'elles allaient trop vite pour son pas Gest pourquoi il leur dit un jour en part iculierj pour modérer l'ardeur de leur zèle: c Que les œuvres de Dieu se faisaient peu à peu , par commencements et par progrès. Quand Dieu voulut sauver Noé du déluge avec sa famille, il lai commanda de faire une arche qui pouvait être achevée en peu de temps; et néanmoins il la lui fit commencer cent ans auparavant, afin qu'il la ftt petit à petit. Diea voulant semblablement conduire et introduire lea T, 1, 13

aofaBts d'Iiraël e» la terre de proqaissioii , U pouvait leur feira imt «e voyage dans peu de jours; et cepeadaat plus de quiffaute a&s s'écoulèrent avant qu'il leur fit la grâce d'y entrer. De uièaie» Dieu ayant desaein d'envoyer son Fils au inonde pour remédier au péché du premier homme qui avait infecté tous les autres, pourquoi tarda-t-il trois ou quatre mille ans? C'est qu'il ne se hftte point dans ses cBuvres, et qu*il &it toutes choses dans leur temps. Et Notre<Seigneur venant sur la (erre, pouvait venir dans un âge parfait opérer notre Rédemptioi}» sans y emprunter trente ans de vie cachée, qui pourrait sembler superflue. Néanmoins il a voulu naître petit enfant et croître en âge à la façon des autres hommes , pour parvenir peu à peu à la consommation de cet incomparable bienfait. Ne disait-iî pas aussi quelquefois, parlant des choses qu'il avait à faire, que son heure n'était pas encore v^ue; pour nous apprendre de ne nous pas trop avancer dans les choses qui dépendent plus de Dieu que de nous. U pouvait même de son temps établir TÉglise par toute la terre ; mais il se contenta d'en jeter les fondements , et laissa le reste à faire à ses Apôtres et à leurs successeurs. Selon cela il n'est pas expédient de vouloir tout faire à la fois et tout à coup, ni de penser que tout sera perdu si un chacun ne s'empresse avec nous , pour coopérer à un peu de bonne volonté que nous avons. Que faut-il donc faire? Aller doucement, beaucoup prier Dieu, et agir de concert. »

Iliyouta, « que selon son sentiment il estimait qu'il ne fallait faire d'abord qu'un essai, et prendre cent ou deux cents pauvres, et encore seulement ceux qui viendraient de leur bon gré, sans en contraindre aucun ; que ceux-là étant bien traités et bien contents , donneraient de l'attrait aux autres ; et qu'ainsi l'on augmenterait le nombre à proportion que la Providence enverrait des fonds : qu'on était assuré de ne rien gâter en agissant de la sorte, et qu'au contraire la précipitation et la crainte . dont on userait , pourraient être un empêchement au dessein de Dieu : que si l'œuvre était de lui , elle réussirait et subsisterait; mais que si elle était seulement de l'industrie humaine, elle n'irait pas trop bien, ni beaucoup plus loin. »

Voilà quels étaient les sentiments de M. Vincent, et les rem<mtraBces qu'il fit à ces dames, qui apportèrent quelque tempérandent à l'ardeur de leur zèle : mais ce qui retarda le- plus l'exécttUon de cette affaire, &t que quelques-uns des principaux magistrats , croyant qu'il y a?ait quelque sorte d'impossibilité dans son exécution, ne pouvaient se résoudre de la passer et d'y consentir : ce qui fut cause que les années 1655 et i656 s'écoulèrent sans qu'on pût faire autre chose, sinon dresser plusieurs projets et proposer divers moyens pour l'exécutioiàde ce grand ^^^ i à quoi quelques personnes de condition et de vertu

î'eiûfiiOfèrtiût avee tm trè«-grâiid zèle, auquel enfin Dieu ayant donné bénédictloii, Ton convint de la manière de Tentreprise, et de la ferme du gouvernement, et Ton nomma des administrateurs ou direeteurs, qui étaient tous personnes d'tHmneur et de piété, pour y donner commencement. Les dames de la Charité qui avaient ébauché ce grand ouvrage sous la sage conduite de M. Vincent, furent grandement consolées de le voir appuyé <^ soutenu de Tautorité publique ; et par son avis, elles s'en déchargèrent sur ces MU. les administrateurs ; el pour leiu* donner moyen de bâtir sur leur fonderait, M. Vincent leur remit avec elles non-seulement la Salpétrière, mais encore le châtoau de Bieètre, qu'il avait obtenu et possédé quelques années auparavant pour les enbnts trouvés.

Outre tous ces grands logements que ces dames ont cédés pour retirer les pauvres, elles ^ ont encore contribué des sommes fort notables, et quantité de linge, de lits et autres meubles, dont quelques-ufis même 01^ été Mts à Saint-Lazare par les menuisiers de la maison, pour fournir aui premiers accommodements nécessaires dans ces maisons, pour y recevoir les pauvres. Et ainsi cette entreprise s'est exécutée, n<m toutefiols par ferme d'essai, ni du gré des pauvres, selon le projet de M.Yineeat, maisecMame par une résolution absolue de les imfermer pour les empêcher de gueuser ; et on a contraint tous les mendiants qui se sont trouvés dans Paris« ou de travailler pour gagner leur via, ou bien d'entrer dans l'Hôpital général.

?oici ee que M. Vincent en écrivit au mois de mars de l'année 16(7, à une personne de confiance.

« L'on va ôter la mendicité de Paris, et ramasser tous les pauvres en des UeuK pro{»«s pour les entretenir, instruire et occuper. C'est un grand dessem, et fort difficile, mais qui est bien avancé, grâce à Dieu, et approuvé de tout le monde. Beaucoup de personnes lui donnent abondamment, et d*autres s'y emploient volontiers. On a dtéià dix mjMe chemises, et du reste à proportion. Le roi et le parlement Font puissamment appuyé , et , sans m'en faire parler, ont destiné les prêtres de notre congrégation et les Filles de la Charité pour le service des pauvres, sous le bon plaisir de M. raretevèque de Paris. Nous ne aornoies pourtant pas encore résolus de nous engager à ces emplois, pmr ne pas asseï connaître si le bon Dieu le veut; mais si nous les entreprenons, ce ne sera d'abord que pour essayer. »

M. Vincent donc, ayant été averti qu'on avait fait dessein d'employer les prêtres de sa congrégation pour l'assistance spirituelle des pauvres de l'Hèpital général, crut que cet engagement était d'une telle importance pour sa congrégatiOEy qu'il méritait bien qu'on y pensât devant

Dieu, et qu'on avisât s'il était expédient de l'accepter : c'est pourquoi , après avoir prié Dieu pour ce sujet, il assembla les prêtres de la maison de Saint-Lazare pour en délibérer, et leur ayant présenté les diverses considérations qui pouvaient les porter ou les détourner decetepploi, enfin on conclut de s'en excuser, comme l'on fit pour plusieurs trèsgrandes et très-importantes raisons. Et parce que les lettres-patentes du roi qui avaient déjà été expédiées pour la fondation de l'Hôpital général, leur attribuaient ce droit, ils y renoncèrent absolument par un acte authentique, afin que d'autres ecclésiastiques pussent avec toute liberté s'appliquer en cet emploi.

Néanmoins, comme rétablissement de cet hôpital était alors sur le point d'éclore, les directeurs et administrateurs étant pressés d'en faire l'ouverture au plus tôt pour éviter que ce refus de prêtres de la Mission ne fût cause qu'une si sainte entreprise souffrit du retardement, ou que les pauvres vinssent à manquer de secours spirituels, M. Vincent convia un ecclésiastique de la Compagnie, de ceux qui s'assemblent le mardi à Saint-Lazare, d'accepter la charge de recteur de l'Hôpital général, ce qu'il fit. Et après y avoir rendu service quelque temps avec d'autres ecclésiastiques qui se joignirent à lui, et fait aussi des missions dans les maisons de l'hôpital, par le secours de plusieurs vertueux ecclésiastiques de la même Compagnie et autres habitués en diverses églises de Paris, ses indispositions ne lui permettant pas de porter plus longtemps cette charge, qui était très-laborieuse et pénible, il s'en démit entre les mains de MM. les vicaires généraux de M. le cardinal de Retz, archevêque de Paris; lesquels substituèrent en sa place un docteur de la faculté de Paris de la même Compagnie, qui a exercé pendant plusieurs années la charge de recteur de l'Hôpital général avec grande bénédiction, et y a travaillé avec un zèle infatigable, par des missions presque continuelles qui ont été faites par ses soins en toutes les maisons dfiftet hôpital.

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