UTIUTÊ DES RETRAITES SPIRITUELLES
La perfection des ecclésiastiques dans leur état est un ouvrage qui demande des aides intérieures et extérieures d'autant plus grandes» qu'Os y trouvent ordinaireoMut de grands obstacles dans le monde , ed
ils sont obligés de vivre , et où non-seulement les conversations et les affaires , mais encore les occasions périlleuses et les tentations fréquentes auxquelles ils sont exposés, ébranlent assez souvent, et quelquefois renversent les meilleures résolutions qu'ils auraient prises , si elles ne sont soutenues et affermies par quelque puissant renfort. Il est vrai qoe les exercices de Tordination servent grandement à les établir dans le véritable esprit de leur vocation , et que les conférences spirituelles peuvent beaucoup les y perfectionner : mais M. Vincent connaissant par une longue expérience combien grande est la faiblesse et rinconstance de la volonté humaine , et jugeant qu'il était nécessaire d'employer encore quelque autre moyeu pour leur donner un entier affermissement dans le bien, il n'en trouva point de plus propre que l'usage des retraites spirituelles , par Texercice desquelles on se mettait en disposition de recevoir un nouveau surcroit de grâces , et d'être revêtu de la verta d'en haut, selon ce que Notre-Seigneur dit à ses apôtres lorsqu'il leor ordonna de se tenir en retraite depuis le jour de son Ascension jasqa'à celui auquel il leur enverrait son Saint-Esprit.
C'est ce qui excita M. Vincent à faire tout son possible pour faciliter l'usage et la pratique de ces retraites spirituelles, avec d'autant p\n% d'affection qu'il reconnut fort bien que leur utilité ne se bornait pas aux seuls ecclésiastiques, mais qu'elle pouvait aussi s'étendre aux personnes laïques de toute sorte de condition , et les aider efficacement à mener une vie conforme aux obligations qu'ils ont contractées par le saint baptême : car , considérant combien il y en a peu parmi les chrétiens qui fassent attention, comme ils doivent, à ces obligations, et qui se conduisent selon les vérités et maximes de l'Évangile de Jésus-Christ ; et reconnaissant bien que ce manquement ne provenait en la plupart que faute de réflexion et de considération sur ces vérités et sur ces maximes, il crut que ce serait fsiire un service agréable à Dieu , avantageux à l'Église et salutaire aux âmes, que de rendre facile et familière, autant qu'il se pourrait, cette pratique des retraites spirituelles, qu'il jugeait très-propre pour remédier à ce défaut. Et pour rétablir les chrétiens dans le véritable esprit du christianisme , on a trouvé sur ce sujet un petit écrit de sa main qui contient ce qui suit : « Par ce mot de retraite spirituelle , ou d'exercices spirituels , il faut entendre un dégagement de toutes affaires et occupations temporelles, pour s'appliquer sérieusement à bien connaître son intérieur, à bien examiner l'état de sa conscience, à méditer, contempler, prier, et préparer ainsi son âme pour se purifier de tous ses péchés et de toutes ses mauvaises affections et habitudes, pour se remplir du désir de ses vertus , pour chercher et connaître la ti^Qnt^dfiOimii et» rayant coimw, d'y wuni«ttrei$'y con(iMiqv> s'y
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unir, et ainsi taidre, aTaocer et enfin arriver à sa prc^re perfeetfon. » Par ce peu de paroles on connaît que» selon le sentiment de ce grand serviteur.de Dieu , les retraites spirituelles» et tout ce qui s'y pratique.» n'est à autre fin que de renouveler entièrement Thomme intérieur; et en le purgeant de ses péchés , de toutes ses mauvaises habitudes , affections vicieuses» passions déréglées et autres défeuts et imperfections» lai faire ouvrir les yeux de Fâme» et connaître plus clairement les obligations particulières de son état, pour s'en mieux acquitter» les vertus qui lui sont convenables , pour les pratiquer» et surtout pour s'établir solidement dans une vraie charité , qui unisse son cœur à toutes les puissances de son âme à Dieu » et qui le mette dans la disposition de pouvoir véritablenœnt dire avec le saint Apôtre : Non » ce n'est plus moi qui vis » mais c'est Jésus-Christ qui vit en moi.
C'est pour parvenir à cette fin que Ton règle tout le temp$ et tous les exercices de ces retraites ; on s'y applique à diverses, méditations et lectures spirituelles ; on y examine sa conscience ; on y fait de bonnes confessions générales , ou au moins depuis la dernière» si on en a déjà fait quelqu'une; on prend des résolutions» non^seulement d'éviter les péchés et toutes les occasions qui pourraient y porter» mais aussi de se mettre dans la pratique des vertus et des œuvres conformes à sa condition ; on s'y prescrit un ordre ou règlement de vie pour l'avenir ; et» si on n'a point encore fait choix d'aucun état » l'on consulte Dieu par de ferventes prières» afin qu'il lui plaise faire connaître là-dessus sa volonté ; enfin l'on se met dans les dispositions de mener une vie vraiment chrétienne, et d'acquérir la perfection de son état.
M. Vincent recommandait particulièrement aux siens sur ce sujet qu'ils fissent bien entendre à ceux qui entraient en retraite» que la fin des exercices qui s'y pratiquaient était de se rendre parfait chrélien » chacun selon sa vocation; parfait écolier» si c'est un étudiant; parfait soldat» s'il fait profession de suivre les armes; parfait justicier; s'il est dans quelque office de judicature ; parfait ecclésiastique » si c'est une personne engagée aux saints ordres ; et quand c'est un prélat , qu'il se rende parfait comme un saint- Charles Borromée. Que si ceux qui entrent en retraite y viennent pour faire choix d'un état de vie ou pour déracieer quelque vice qui les gourmande» ou pour acquérir quelque vertu, ou pour quelque autre dessein particulier, il faut» disait-il faire butter tous les exercices de leur retraite à cette fin » et aider particulièrement ceux qui ont la pensée de quitter le monde, mais en telle sorte qu'on suive toujours , dans les avis qu'on leur donne, les maximes de l'Évangile, et non pas les vues de la prudence humaine, et qu'on se garde bien de les déterminer quant à la religion ou communauté qu'ils auraient à choî- T. I. 30
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$ir, étant une affiiire qu'ils doivent résoudre avec Dieu seul » quoiqu'il soit à propos de les ayertir, en général , de choisir et de préférer les mieux réglées.
Enfin, comme il est constant que la plupart des hommes se perdent par le début de considération et d'attention aux choses de leur salut, et que la source princip^de des péchés et des désordres dans lesquels tant de personnes passent presque toute leur vie n'est autre , sinen qu'on ne pense point comme il fout à la fin pour laquelle Dieu nous a donné l'élre et la vie, on ne considère point les bienfaits qu'on a reços de sa bonté; on ne fait point d*attention à la doctrme et aux ex»ipl€s que Jésus-Christ nous a donnés, ni à la grâce des sacrements qu'il a institués ; on ne eonsidère pomt les pernicieux effets du péché , k YssUé du monde , les tromperies de la chair, la malice et les artifices du diaUe, la brièveté de la vie , l'incertitude du moment de la mort, les jugraieots redoutables de Dieu , l'éternité bienheureuse ou malheureuse , et wttm semblables vérités qui sont de la defnière conséquence pour le salai. M. Viocœt disait que les exercices spirituels des retraite» suppKent \ tous ces défouts, par la sérieuse réflexion qu'on y fett sur toutss m vérités , les considérant et pesant chacune en particulier au poids àa sanctuaire ; et il estimait avec raison , qu'entre tous lés moyens spirttuels que Dieu a mis au pouvoir des hommes pour remédier aux d^<n*dres de leur vie, et les aider à faire progrès en la vertu, il n'y en avait ÇOînt de plus efSeace et dont on remarquât des elfets plus sensibles , phis fréquents et plus merveilleux que celui des retraites : de sorte 91e si les pécheurs ne se corrigent et ne s'amendent par ce remède , il fiiut des miracles pour les convertir.
SECTION IL
tfSLE DE M. VINCENT POUR PROCURER A TOUTES SORTES WS PERSONIUSSIE MOYBNjDK FAIMS DBS RETRAITES SPIRITCTELbES.
Comme la pratique des retraites spirituelles est un moyen très-propre et très-salutaire , ainsi que nous avons dit en la section précédente, pour sa&ctifier et perfectionner les âmes. Dieu Ta atissi insl[)iré à son Église dès les premiers siècles du Christianisme ; et tous ces grands saints qui s'étaient retirés dans les déserta d'Egypte , et ailleurs , l'ont pratiqué ayec bénédiction. Dans ces derniers temps , plusieurs saints personnages ep ont renouvelé la pratique, et entre les autres saint Ignace a donné heureusement l'adresse aux personnes engagées dans le monde de trouver des lieux de retraite aussi bien dans les villes que dans les déserts; mais comm^ ces lieux étaient encore peu fréquentés , et les exercices de
ces retraites asse^ rarement pratiqués par les personnes séculières, M. Vincent, poussé d'un ardent désir de procurer de plus en plus la fflQîre de Dieu et le salut des âmes , a fait en sorte que ces retraites fassent d'un facile accès à toutes sortes de personnes , tant laïques qu'ecclésiastiques; et il en à rendu en^fte l'itea^ plus fréquent qu^fl n*atait jamais été, ayant, par une charité t&tt désintéressée et, en quelque façon, excessive, ouvert la porte de sa maison et de son eœur à tous ceux qui ont voulu venir pour parti(sfp^ i oe bien , les y reeevant sans aucune acception de personnes , avec une alRse^ion toute ooidiale et plus que paternelle. En quoi il s'est rendu im par^aft Imitateur de ce père de famille de l'Évangile , qui admettait à son feistin touseeux qui s'y pré» sentaient, quoique pauvres , aveugles, boitent, estropiés, ete., les envoyant eliercber B<m-S6uiem^ dans les rues et les places ^ la ville , mais aussi jusque dans les lieux ehampètl^es et autres plus écartés , pour les y ccmvier, et meule pour les presser d'y venir prendre part : car tl faut «vouer que ce grand serviteur ié Dieu a feît paraître en nos Jours un semblable spectacle , qui donnait tout ensemble de Fétonnement et de l'édiicatiôn, lorsqu'on voyait dans le même réfeetoire de la mmson de Samt»Lazare, parmi les missionnaires , un grand nombre d'autres personnes de iMiors , de tout âge et de toute eonditton , de la viHe et des champs , de pauvres et de riches , de jeunes et de vieux ; d'étudiants et de docteurs ; des prêtres , des bénéficiers , et des personnes conrtitu^es en dij^té ecd^iastiqoe et prétatuTe; ties gentilshommes » des comtes, des marquis, etc. ; des prêcheurs, des avocats , des cons^lers , des présidents , des maîtres de reqtiétos et autres ofSmers de justice; des marchands , des artisans , des 'soldats , et jusqu'à des pages et des laquais ; tous lesquels Paient re^us , logés et ïiourr4sdans ee ^rand hospice de charité, pour y fake leiîr retraite, et pour y trouver le remède à leurs infirmités spirituelles, et les assistances nécessaires pour se mettre dans le^ voies de lem* salut.
Il se trouve , de compte fait , <lue cette seule maison de Saint-Lazare de Paris a reçu, logé et nourri toutes les afniiées sept à huit cents per* sonnes pour y faire la retraite spirituelle , «ans parler d^ autres mateeiia de la Mission qui en reçoivent au^si autant qu'elles peuvent , et particnliërement ceUe des Rome , ^ fl y en a tto^mirs plii^teurs ; de sorte q«e faisant là supputation de ces retraites spirituelles depuis l'année 1635 qu'elles ont été plm fréquentes , jusqu'à la mort de M. Ytncent, arrivée vingt-cinq ans après , a s'en est fait pk» de vingt mille, dans lesquelles, par le moyen des confessions générales ei des aufres exercices qui s'y pratiquent, on a remédié i un neutre presque innombrable de désordres de famHles et de eonseienees : on a réeondfié à Dieu une
très-grande multitudd de pécheurs publies et secrets; on a remis dan» le chemin du salut les âmes qui en étaient écartées; on a procuré aux justes un surcroît de justice et de grflce, et on a mis entre les mains des uns et des autres des armes offensives et défensives contre le monde, la chair et le diable, par les avis salutaires qu'ils y ont reçus, pour résister à toutes leurs attaques» et remporter de glorieuses victoires contre les ennemis de leur salut.
Il est vrai que, dans les premiers commencements, on ne recevait pas tant de personnes à faire la retraite, et que ce fut petit à petit que ce nombre vint à s'augmenter ^ mais enfin la charité de M. Vincent, qui a'avait point de bornes, voulut qu'on ouvrit les bras pour en recevoir le plus qu'on pourrait, et cela gratuitement aux dépens de la maison, sans qu'il y ait fondation faite pour ce sujet. Et quoique, entre les personnes qui tiennent faire les exercices de la retraite, il s'en trouve ^elques-unes plus accommodées , lesquelles , pour n'être à charge, laissent en sortant quelque petite rétribution, qu'il n'a pas voulu (gi'oa refusât, étant ainsi volontairement offerte, cela néanmoins est arrivé Ibrt rarement ; et, comme l'on n'exige et ne demande rien de personne, il y en a très-peu qui usent de cette reconnaissance, soit qu'ils ne le puissent ou qu'ils n'y pensent pas; sachant qu*on ne reçoit pas les personnes dans cette vue, mais par le motif de la charité et par le zèle de leur salut «t de leur perfection.
Or^ quoique cette maison de Saint-Lazare soit fort incommodée et grandement endettée, tant pour ce sujet que pour les exercices de Vordination, elle continue néanmoins et continuera, Dieu aidant, autant qu'elle pourra, ces bonnes œuvres pour la gloire de Dieu, et pour la 4M)nso]ation et l'utilité du public, qui peut tirer de grand avantages spieituels d'une maison toujours ouverte à ceux qui ont volonté de s'y netirer pour faire un renouvellement de vie. Et en cela les enfants de M. Vincent font connaître qu'ils ont hérité de son véritable esprit, car ne père des missionnab*es n'épargnait rien quand il était question de procurer le salut des Ames, considérant que Notre-Seigneur avait donné jfton tang et sa vie pour ce sujet : et il ne pouvait se persuader que sa Con^i^gation vînt jamais è manquer de biens temporels tandis qu'elle les empSoierait et consumerait dans les œuvres de charité; et même il témoignait .être bien aise de la voir quelquefois dans le besoin pour ce «ujet, afin que ses enfants apprissent par leur propre expérience à dépendre plus absolument de la providence de Dieu, et qu'ils eussent occasion de dire parmi les incommodités et affaires fâcheuses, comme ^iiit Pierre au milieu des vagues et des tempêtes; Seigneur, nous I ij^rissons; sawez-nous ! Et en effet, Dieu a préservé cette petite bar-
que, comme par miracle, du deroier aecablement dont elle s'est vue souyeut menacée; de quoi toutefois la charité de ce père des mission* naires ne recevait aucun déchet. A ce propos, un frère de la Mission, voyant la maison surchargée d'un nombre excessif de ceux qui faisaient les exercices de la retraite, prit la liberté de lui dire un jour qu'il semblait qu'on recevait un trop grand nombre d'exercitants ; auquel il dit pour toute réponse : Mon frère^ c*est qu'Us se veulent sauver.
Une autre fois, comme on lui représentait dans un entretien familier que la maison faisait une trop grande dépense pour entretenir tant de personnes qui venaient y faire leur retraite, et qu'elle s'était beaucoup engagée pour ce. sujet, il répondit : c Si nous avions trente ans à subsister, et qu'en recevant ceux qui viennent faire retraite nous n'en dussions subsister que quinze, il ne fondrait pas laisser pour cela de les recevoir. Il est vrai que la dépense est grande, mais elle ne peut être mieux employée ; et si la maison est engagée, Dieu saura bien fiiire trouver les moyens de la dégager, comme il y a sujet d'espérer de sa providence et bonté infinie. »
Il a souvent dit aussi à ceux de la maison qui avaient le soin de recevoir les exercitants : « Donnez-leur notre chambre lorsquje toutes les autres seront remplies, i Et comme on lui remontrait derechef qu'il n'y avait plus moyen de subvenir au grand nombre de personnes qu'on recevait pour faire retraite, à cause de la nécessité de la maison, il voulut lui-même parler à ceux qui se présenteraient dorénavant et se charger de les recevoir, pensant peut-être que, par le discernement qu'il en ferait, il y en aurait moins ; toais, au contraire, il en reçut encore plus qu'on ne faisait auparavant, sa charité le pressant en telle sorte, qu'il ne pouvait refuser personne ; ce qui donna sujet de croire qu'il avait voulu se charger lui-même de les recevoir plutôt pour en augmenter le nombre que pour le diminuer.
On lui dit un jour qu'entre un si grand nombre de personnes qui venaient faire leur retraite, U y en avait plusieurs qui n'en faisaient pas leur profit comme Us devaient ; et il répondit : « Ce n'est pas peu si une partie en profite. » Et sur ce qu'il lui fut reparti qu'il y avait apparence que quelques-uns y venaient pressés de la nécessité, plutôt pour y recevoir la nourriture du corps que celle de Fâme : c Et bien, dit- il, c'est toujours une aumône qui est* agréable à Dieu ; que si vous vous rendez difficile à les recevoir, il arrivera que vous en rebuterez quelques-uns que Notre-Seigneur voudra convertir par cette retraite, et la trop grande exactitude que vous apporterez à examiner leur dessein fera
perdre à quelques-uns le désir qu'ils auront conçu de se donner à Dieu. »
Nous finirons cette section par le témoignage qu'a rendu sur ce sujet un très-digne ecclésiastique qui a connu fort particulièrement M. Vincent, et qui a fait plusieurs retraites à Saint-Lazare, c Comme Paris, dit-il, est Tabord de toutes sortes de personnes, aussi tous les misérables et les affligés , de quelque condition qu'ils fussent, étaient assurés de trouver un asile et une maison de secours et de consolation pour eux à Saint-Lazare en la personne de M. Vincent et des siens. Sa porte, sa table et toutes ses chambres en sont témoins. J'y ai vu tout à la fois diverses sortes d'ecclésiastiques et de religieux , avec des seigneurs et des magistrats, des soldats , des écoliers , des ermites et des paysans , et tout cela fort bien reçu et accueilli. M. Vincent ne voulant pas manquer à la consolation et à l'assistance spirituelle d'aucun, il a voulu que sa maison fût une mission perpétuelle , un flux et un reflux d'exercices spirituels, de retraites , de pénitences et de confessions générales pour les pauvres pécheurs qui désiraient se convertir et changer dévie , et généralement pour toutes sortes de personnes, qui y sont reçues, logées et nourries pendant leur retraite, successivement et sans discontinuer pendant toute Tannée. Ce qui se feit de si bonne grâce et avec tant de charité , que les plus endurcis s'en retournent tout édifiés et changés , leur cœur étant touché et gagné par cette hospitalité, bénignité et douceur, comme aussi par tous les autres bons exemples qu'ils y voient, »
SECTION m.