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saieiit dans son diocèse Jui dit : t S'il plait à Dieu querinstitutdemes^ sieurs de votre congrégation continue longtemps en son Église, elle en doit espérer de très-grands fruits. Le diocèse de Luçon, dans Tétendue duquel ils travaillent depuis trois ou quatre ans sous vos ordres, en a déjà reçu de si notables, et particulièrement le lieu m^me deLuçon, oii leur mission a été très fructueuse, que je me sens infiniment obligé à )T. le cardinal de Richelieu de nous les avoir procurés, et à vous, Monsieur, de nous les avoir envovés. Leur supérieur $iurtont j travaille continuellement avec des soins admirables; il a des talentft très- propres pour Teflet de son emploi, et son zèle le fait estimer d'an chacun. Ilest en tout louable, sinon qu*il est excessif en ses travaux, si pourtant il peut y avoir de l'excès aux travaux qu'on entreprend pour gagner des âmes à Dieu. »
D'autres prêtres missionnaires étant allés du coté d'Angoulème eu Tannée 1640, et une dame de grande condition ayant désiré qu'ils Cssent la mission au bourg de Saint-Amand qui lui apparteuait, un de ses principaux officiers lui en écrivit en ces iermt s :
•Je crois , lui dit-il, que je ne puis commencer ma lettre par un sujet qui vous soit pins agréable que par Hieureux succès de la mission qui a été faite en votre terre de Saint- Amand ; elle a réussi avec tant de bénédictions, que non-seulement les peuples qui en sont dépendants, mais encore lestrenteet quarante paroissi^s voisines y ont paru et éclate avec «les devoticms inimitables. Les minimes et les capucins n*7 étaient pas des moins zélés, Texemp e desquels y a attiré une grande partie des principaux de la ville d'Angoulème. Je vous puis awirer, Ma lame, que, selon le bruit commun, les missionnaires n*oiit jamais travaillé plus utilement pour la gloire de Dieu ; ils ont converti cinq ou six des plus considérables huguenots de Montignac. M. le duc de la Rnchefoucault en est si satisfait qu'il est résolu de les demandera M. Vincent pour faire la mission au printemps prochain à Verteuil et à Marsillac; les sieurs N. et N. ayant assisté à cette misnoo ont etési fortement louchés,qnc Tun d'eux s'est s«''paréet a résolu de ne voir jamais sa concubine, et l'autre a épousé légitimement celle qui était avec lui. »
M. Vincent envoya encore d'autres missionnaires dans le même dioeheen Tannée 16 13 ; on ne sait pas le détail de leurs travaux, mais ili parurent tellement uti.es à M. du Perron, évèque d'Augouléme, qu'il en éerivit à SI. Vmcent au mois de janvier de Tannée suivante en ces termes :
> Quoique je tous aie déjà remercié de Tenvoi de messieurs vos ■ilsioDiulires en oe diocèse, j*ai cru que je ne devais pas laisser aller