‹ Vie de S. Vincent de PaulChapitre 62 sur 115 · CTIUTÉ DES RETRAITES SPIRITUELLES · texte numérisé non relu

CTIUTÉ DES RETRAITES SPIRITUELLES

La perfection des ecclésiastiques dans leur état est un ouvrage qm demande des aides intérieures et extérieures d'autant plus grandes, qirils y trouvent ordinairement de grands obstacles dans le monde, où ils sont obligés de vivre, et où non-seulement les conversations et les affaires, mais encore les occasions périlleuses et les tentations fréquentes auxquelles ils sont exposés, ébranlent assez souvent, et quelquefois renversent les meilleures résolutions qu'ils auraient prises.si elles ne sont soutenues et affermies par quelque puissant renfort. H est vrai que les exercices de F ordination servent grandement à les établir dans le véritable esprit de leur vocation, et que les conférences spirituelles peuvent beaucoup les y perfectionner : mais M. Vincent connaissant par une longue ex|>érieuce combien grande est la faiblesse et rinconstaucc de la \olonté humaine, et jugeant qu'il était nécessaire d'employer encore quelque autre moyeu pour leur donner un entier affermissement dans le bien, il n'en trouva point de plus propre que l'usage des retraites spirituelles, par l'exercice desquelles on se mettait en disposition de recevoir un nouveau surcroit de grâces, et d'être revêtu de la vertu d'en haut, selon ce que Notre-Seîgnenr dit à ses apôtres lorsqu'il leur ordonna de se tenir en retraite depuis le jour de son Ascension jusqu'à celui auquel il leur enverrait son Saint-Esprit

C'est ce qui excita M. Vincent à faire tont son possible pour faciliter l'usage et la pratique de ces retraites spirituelles, avec d'autant plus d* affection qu'il reconnut fort bien que leur utilité ne se bornait pas aux seuls ecclésiastiquesi mais qu'elle pouvaiit anàtî 8^éMliflf• itts

{iersonnes laïques de toute sorte decoiidilioiiy et les aider ellieaeement à mener une \ie conforme aux obligations qu'ils ont contractées par le saint baptême : car, considérant combien il y en a peu parmi les dirétiens qui fassent attention, comme ils doivent, à ces obligations, et qui se conduisent selon les vérités et maximes de TÉvangile de Jésus- Christ; et reconnaissant bien que ce manquement ne provenait t*n la plupart que faute de réiiexion et de considération sur ces vérités et sur ces maximes, il crut que ce serait faire un service agréable à Dieu, avantageux à TEglise et salutaire aux âmes, que de rendre facile et familière, autant qu'il se pourrait, cette pratique des retraites spirituelles, qu'il jugeait très-propre pour remédier a ce défaut. Et pour rétablir les chrétiens dans le véritable esprit du christianisme, ou a trouvé sur ce sujet un petit écrit de sa main qui contient ce qui suil : « Par ce mot de retraite spirituelle, ou d'exercices spirituels, il faut entendre un dégagement de toutes afl'aires et occupations temporelles, pour s'appliquer sérieusement à bien examiner Télat de sa conscience, à méditer, contempler, prier, et pré[)arer ainsi son âme 1 pour hc puriiier de tous ses pèches et de toutes ses mauvaises aiîeetions 1 et habitudes, pour se remplir du désir de scb vertus pour chercher et J conuailn; lu volonté de Dieu, et, lavant connue, s'y soumettre, s'y coutormei', s \ unir, et ainsi tendre, avancer et eniiu arriver a sa » propre perleeiion. »

Par ce peu de paroles ouconnait que, selon le sentiment de ce grand serviteur de Dieu, les retraites spirituelles, et tout ce qui s'y pratique, n'est a autre lin que de renouveler entièrement Tbomme intérieur; et en le purgeant de ses péchés, de toutes ses mauvaises habitudes, affections vicieuses, passions déréglées et autres défauts et imperfections, lui lairc ouvrir les yeux de l'ànie, et connaître plus clairement les obligations particulières de son état, pour s'en mieux acquitter, les Vertus qui lui sont convenables, pour les pratiquer, it surtout pour Betablir solideineul dans une vraie charité, qui unl^se ton cœur à tuutt'S les puissaneus de son âme a Dieu, et «iui le mciie dans la disposition de pouvoir véritablement dire avec le saint Apolre : 3ion, ce uefel piusuioi qui vis, inui> c i-sL Jcbus-Christqui vit en moi.

L cêL pour parvenir a islle iin que l'on règle tout le temps et tous les exercices de ces uiidiLc^ ; on s y applique a diverses niedilalions l'ik'Clurcs hpiniuiiir^ ; oii y ixaiuine sa coubcience; on \ lait de bouacbconlcbsious yeneraio, ou au moins drpuis la dernière, si on en a dcjà iait quelqu une; on prend des resolutions, nou-seuieineut d'éviter les pi^és et toutes les occasions qui pourraient y porter, mais i'4e le iKhfittre dans la pratique des vertus et des œuvres confort

mes à sa condition ; on s'y prescrit un ordre on règlement de Tiepov lavenir; et, si on u*a point encore fait, choix d*aucunétat, l'on oon* suite Dieu pur de ferventes prières, aiin qu'il lui plaise faire connaître là-dessus sa volonté; enfin l'on se met dans les dispositions de mener une vie vraiment chrétienne, et d'acquérir la perfection de son état.

M. Vincent recommandait particulièrement aux siens snr ce sajct <|u*ils lissent bien entendre à ceux qui entraient en retraite, que la fis (lt.>s exercices qui s y pratiquaient était de se rendre parfait chrétien^ i .acun selon sa vocation ; parfait écolier, si c'est un étudiant ; parùôt Hilddt, s il fait profession de suivre les armes; parfait justicier, s'il i\st dans quelque olUce de judicature; parfait ecclésiastique, si c'est une personne engagée aux saints ordres; et quand c'est un prélat, (|ii'ilse rende parfait comme un saint Charles fiorromée. Quesiceax qui entrent eu retraite j viennent pour faire choix d'un état de vie ou pour déraciner quelque vice qui les gourmande, ou pour acquérir ({uelque vertu, ou pour quelque autre dessein particulier, il faut, disdit-il, faire butter tous les exercices de leur retraite à cette fin, et aider particulièrement ceux qui ont la pensée de quitter le monde, mais en telle sorte qu'on suive toujours, dans les avis qu'on leur donne, les maximes de l'Évangile, et non pas les vues de la prudence humaine, et qu'on se garde bien de les déterminer quant à la religion ou communauté qu'ils auraient à choisir, étant une affaire qu'ils doivent résoudre avec Dieu seul, quoiqu'il soit à propos de les avertir, en général, de choisir et de préférer les mieux réglées.

Enfin, comme il est constant que la plupart des hommes se perdant pur le défaut de considération et d'attention aux choses de leur salut, et que la source principale des péchés et des désordres dans lesquels tant de personnes passent presque toute leur vie n'est autre, sinon qu'on ne pense point comme il faut à la fin pour laquelle Dieu nous a donné l'être et la vie, on ne considère point les bienfaits qu'on a reçus de sa bonté ; on ne fait point d'attention à la doctrine et aux exemples que Jésus-Christ nous a donnés, ni à la grdee des sacrements (|ii*il a institués; on ne considère point les pernicieux effets du pérlié, la vanité du monde, les tromperies de la chair, la malice et les [irlifices du diable, lu brièveté de la vie, Tincertitude du moment de hï mort, les jugements redoutables de Dieu, l'éternité bienheureuse ou malheureuse, et autres semblables vérités qui sont de la dernière conséquence pour le salut. M. Vincent disait que les exercices spirituels des retraites suppléent à tous ces défauts, par la sérieuse réflexion qu'on y fait sur toutes ces vérités, les considérant et pesant

ciMeone en particulier an poids du sanctnaire ; et il estimait avec raiaoiiy qu'entre tous les moyens spirituels que Dieu a mis au pouvoir «Jfls hommes pour remédier aux désordres de leur vie, et les aider à faire progrès en la vertu, il n'y en avait point de plus eflScace et dont ca remarquât des effets plus sensibles, plus fréquents et plus merireilleux que celui des retraites : de sorte que si les pécheurs ne se corrigent et ne s'amendent par ce remède, il faut des miracles pour les convertir.

SECTION II

JEU DE M. VINCENT POUR PROCURER A TOUTES SORTES DE PER- SONNES LE MOYEN DE FAIRE DES RETRAITES SPIRITUELLES.

Comme la pratique des retraites spirituelles est un moyen trèspropre et très-salutaire, ainsi que nous avons dit en la section précédente, pour sanctifier et perfectionner les âmes. Dieu Ta aussi inspiré àflon Eglise dès les premiers siècles du Christianisme; et tous ces grands saints qui s'étaient retirés dans les déserts d*Égypte j et ailleurs, l'ont pratiqué avec bénédiction. Dans ces derniers temps, plusieurs saints personnages en ont renouvelé la pratique, et entre les antres saint Ignace a donné heureusement l'adresse aux personnes «gagées dans le monde de trouver des lieux de retraite aussi bien dus les villes que dans les déserts ; mais comme ces lieux étaient eneore peu fréquentés, et les exercices de ces retraites assez rarement pratiqués par les personnes séculières, H. Vincent, poussé d'un ardent désir de procurer de plus en plus la gloire de Dieu et le salut des lues, a fait en sorte que ces retraites fussent d'un facile accès à tonta sortes de personnes, tant laïques qu'ecclésiastiques ; et il en a rendu ensuite l'usage plus fréquent qu'il n'avait jamais été, ayant, par une charité fort désintéressée et, ea quelque façon, excessive, ouvert la porte de sa maison et de son cœur à tous ceux qui ont voulu venir pour participer à ce bien, les y recevant sans aucune acception de personnes, avec une affection toute cordiale et plus que paternelle. En quoi il s'est rendu un parfait imitateur de ce père de faïuilie de rÉvangile, qui admettait a son festin tous ceux qui s'y présentaient, quoique pauvres, aveugles, boiteux, estropiés, etc., les envoyant cbercher non- seulement dans les rues et les places de la ville, mais uusi jusque dans les lieux champêtres et autres plus écartés, pour les 7 convier, et même pour les presser d*y venir prendre part : car il &it RTOoer que ce grand serviteur ùc Dieu a fait paraître en nos jours I spectacle, qui donnait tout ensenU>le de l'étonnement et T. I. 'iV

de l'édification, lorsqu'on voyait dans le même réfectoire de laarison de Saint- T^zare, parmi les missionnaires, un grand nombre d*» k très personnes de dehors, de tout âge et de toute condition, de k ^ille et des champs, de pauvres et de riches, de jeunes et de Tieoi; d*étudianls et de docteurs; des prôtrps,des bcnéficiers, et des pe^ sonnes constituées eu dignité ecclésiastique et prélature ; des gentibhommes, des comtes, des marquis, etc. ; des procureurs, des atoeili, des conseillers, des présidents, des maîtres de requêtes et autres oleiers de justice; des marchands, des artisans, des soldats et jusqa'i des pages et des laquais ; tous lesquels étaient reçus, logés et nouim dans ce grand hospice de charité, pour y faire leur retraite, et pour y trouver le remède à leurs infirmités spirituelles, et les assistances nécessaires pour se mettre dans les voies de leur salut.

Il se trouve, de compte fait, que cette seule maison de Saint-Laan de Paris a reçu, logé et nourri toutes les années sept à huit ccali i personnes pour y faire la retraite spirituelle, sans parler des aotra i maisons de la Mission, qui en reçoivent aussi autant qu^elIes peuvent, et parliculièrcment celle de Rome, où il y en a toujours plusieurs ; de sorte que faisant la supputation de ces retraites spirituelles depvs i Taunce 1(>35 qu'elles ont été plus fréquentes, jusqu'à la mort de M. Vincent, arrivée vingt*cinq ans après, il s'en est fait plus de vingt mille, dans lesquelles, par le moyen des confessions générales et èli autres exercices qui s'y pratiquent, on a remédié à un nombre preeque innombrable de désordres de familles et de consciences : on a réconcilié à Dieu une très-grande multitude de pécheurs publica et secrets; ou a remis dans le chemin du salut les âmes qui en étaient éca^ tées ; on a procuré aux justes un surcroît de justice et de grâce, et on a mis entre les mains des uns et des autres des armes oiFensives et défensives contre le monde, la chair et le diable, par les avis salutaires qu'ils y ont reçus, pour résister à toutes leurs attaques, et remporter de glorieuses victoires contre les ennemis de leur salut.

11 est vrai que, dans les premiers commencements, on ne recevait pas tant de personnes à faire la retraite, et que ce fut petite petit qoe ce nombre vint à s'augmenter ; mais enfin la charité de M. Vincent, qui n'avait point de bornes, voulut qu'on ouvrit le« bras pour en recevoir le plus qu on pourrait, et cela gratuitement aux dépens de la maison, sans qu'il y ait fondation faite pour ce sujet. Et quoique, entre les personnes qui viennent faire les exercices de la retraite, il s'en trouve quelques-unes i)lus accommodées, lesquelles, pour n'ëtie à charge, laissent en sortant quelque petite rétribution, qu'il n'a pas voulu qu'on refusât, étant ainsi volontairement

moins est arrivé fort rarement ; et, comme ion ii*exige et ne demande rien de personne, il y eu a très-peu qui usent de cette reconnaissauce, soit qu'ils ne le puissent ou qu'ils u*y [pensent pas; saciiant qu*on ne reçoit pas les personnes dans cette vue, mais par le motif de la cliarité et par le zèle de leur salut et de leur perfection.

Or, quoique cette maison de Suint-Lazare soit fort incommodée et grandement endettée, tant pour ce sujet que pour les exercices de Tordination, elle continue néanmoins et continuera, Dieu aidant, autant qu'elle pourra, ces bonnes œuvres pour la gloire de Dieu, et pour la consolation et Tutilité du public, qui peut tirer de grands «vaulagcs spirituels d'une maison toujours ouverte à ceux qui ont Toionté de s'y retirer pour faire un renouvellement de vie. Li en cela les enfants de 11. Vincent font connaitre qu'ils ont hérité de son véritable esprit, car ce père des missionnaires u épargnait rien quand il était question de procurer le salut des Âmes, considérant que >'otre- Seigneur avait donné sou sang et sa vie pour ce sujet : et il ne pouvait se persuader que sa Congrégation vint jamais à manquer de biens temport'ls tandis qu'elle les emploierait et consumerait dans les œuvres de charité ; et même il témoignait être bien aise de la voir quelquefois dans le bcsoui pour ce sujet, aliu que ses enfants apprissent par leur propre expérience à dépendre plus ab^oiumenl de la providence de Dieu, et qu'ils eussent occasion de dire parmi les incommodités et affaires laciieuses, comme suint L'ierre au milieu des vagues et des tempiHes: Seiyiwury nous périssons; sauvez-nous /ht eu effet. Dieu a préservé cette puiiie barque, comme pur miracle, du dernier Accablement dont elles est vue souvent menacée; de quoi toutefois la cliarité de ce père des inissionuaires ne recevait aucun déchet. Ace propos, un frère de lu iHission, voyant la maison surchargée d'un nombre excessif de ceux qui faisaient les exercices de la retraite, prit la liberté de lui dire un jour qu'il semblait qu'on recevait un trop grand nombre d'exercilants; auquel il dit pour toute réponse : Mon frérej cvst quils se ceutenl sauver. «

Lue autre fois, comme on lui représentait dans un entretien fumilier que la muison luisait une trop grande dépense pour entretenir tant de personnes qui vcnuienty luiieleur retraite, et qu'elle s'était beaucoup engagée pour ce sujet, il répondit : « M nous avious trente ans à Hubsistcr, et qu ca rccc^aut ceux qui viennent faire retruite nous n'eu dussions sunsi.iicr quii quinze, il ne faudrait pas laisser pour cela de tes recevoir, li est vruiquciuuepeuseest grandi', mais elle ne peut Atce mieuit employée; ci si la maison est engagée, Dieu saura bien Mn trWTW to moyens de la dégager, comme il y a sujet d'espércc àÊmvmiinm tt bonté infime. •

Il a souvent dit aussi h ceux de la maison qui ayaient le soin de recevoiriesexerdtants : « Oonnez-lein :iotre chambre lorsque touitt les autres seront remplies. > Kt comme on lui montrait derechef qa'il u*y avait plus moveu de subvenir au grand nombre de personnel ({u'on recevait pour faire retraite, à cause de la nécessité de la maison, il voulut lui-même parler à ceux qui se présenteraient dorénavant et ^e charger de les recevoir, pensant peut-être que, par le discernement (|u*ii en ferait, il y en aurait moins; mais, au contraire, il en reçut I Qcore plus qu*on ne faisait auparavant, sa charité le pressant en telle ^ trte, qu'il ne pouvait refuser personne; ce qui donna sujet de croire i u*il avait voulu se charger lui même de les recevoir plutôt poorca niigmenter le nombre que pour le diminuer.

On lui dit un Jour qu'entre un si grand nombre de personnes qui venaient faire leur retraite, il y en avait plusieurs qui n'en faisaient f is leur profit comme ils devaient ; et il répondit : « Ce n'est pas pea M une partie eu profite. » Et sur ce qu'il lui fut reparti qu'il y avait i< )parenee que quelques-unsy venaient pressés de la nécessité, plutôt ;. )ur y recevoir la nourriture du corps que celle de Tàme : • Et bien, c.t-il, c'est toujours une aumône qui est agréableà Dieu;que sivov \ous rendez dillicile à les recevoir, il arrivera que vous en rebuterei i;uelques-uns que Motre-Seigneur voudra convertir par cette retraite, fi la trop grande exactitude que vous apporterez à examiner leur 4 issein fera perdre à quelques-uns le désir qu'ils auront conçu de w i mner à Dieu. »

3Î0US finirons cette section par le témoignage qu'a rendu sur cesajt^t un très-digne ecclésiastique qui a connu fort particulièrement !. Vincent, et qui a fait plusieurs retraites à Saint-LAzare. « Gomme iaris, dit-il, est Tabord de toutes sortes de personnes, aussi tous les ] libérables et les aifligés, de quelque condition qu'ils fussent, étaient u.>surés de trouver un asile et une maison de secours et de consolation [,(Kir eux à Saint- Lazare en la personne de M. Vincent et des siens. Sa ■ ..>:\e, sa table et toutes ses chambres en sont témoins. J'y ai vu tout .. la fois diverses sortes d'ecclésiastiques etde religieux, avec des sei- V iiiirs et des magistrats, des soldats, des écoliers, des ermites et des p.. v>aus, et tout cela fort bien reçu et accueilli. M. Vincent ne voolaDt |}as manquer à la consolation et à Tassistance spirituelle d'aucun, il a \oulu que sa maison fût une mission perpétuelle, un flux et unie- 1. a \ d exercices spirituels, de retraites, de pénitences et de oonfessioni {générales pour les pauvres pécheurs qui désiraient se convertir et ciianger de vie, et généralement pour toutes sortes de peraomiciyqiii y sont reçues, logées et nourries pendant lenrnbiili^ tt sans discontinuer pendant toute l'année. Ce qpÉ

grâce et avec tant de charité, que les pins endurcis s'en retournent loat édifiés et changés, leur coeur étant touché et gagné par cette t )s- ]Âtalitéy bénignité et douceur, comme aussi par tous les autres bous e&emples qu'ils 7 voient. »

SECTION m.

PABOLBS BEMABQUABLE8 DE M. VIHIGEIIT TOUCHANT CES RETRAITES

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