CHAPITRE IL
DB LA FOI DE V. YIIICKirr.
Poisqne la foi est le fondement des autres vertus% et qae la fer* ineté de Tédilice spirituel dépend priacipalement de cette mystique
^iMtnt, ad M Ttrè qn» tonl priora eitoaleoi ntlfiMn , ad diatioatam paraaifMr, ad bravium •«para» ?ocalionia. PhUipp,^ S.
• Nulla Tirius taiei,eilaiuiMe non i^«tui «it ilamian. Vaolat qnlcoalitaoïat saesl aalignltate compreiiam , diea publiceU Sa4«e., $p» 79.
•Flda« tlriuuioi aouiiun MaliUa fvadanaBliua. Jai^raf. <» i*M/» mw
Ba&e , ayàfat k faire vdir en ce troisième livré là slmfethre admirable des plas excellentes vertus en la personne de M. Vincent , nous commencerons parla foi que ce sage architecte avait posée
S our fondement de toutes ses pratiqués vertuebses, et sur laquelle s'appuyait en tout ce qu'il entrepretiait et faisait pour le service de Dieu.
Et premièrement , comme les arbres qui sdht battus des venté , et ébranlés par les orages , jettent de p\ns profondes racines , ei s^àfiermissent davantage par ces agitations , de même on peut dire que, Diéû Voulant rendre plus ferme et plus parfaite la fdi dé M. Viii'^ cent , a permis qu'elle ait été au commeuceilient exposée & la violence dé jplusieurs tentations, et que son fidèle serviteur ait tessenti diverses attaques contre cette vertu. lien est pourtant toujoujis demeuré victorieux par le secours de sa ^râcë , et sa foi s'est ii^où* yée plutôt fortifiée qu'affaiblie par toutes ces épreuves, desquelles Dieu s'est servi pour l'affermir et pour la pet'féctionner : de sorte qu'après toutes ces bourrasques , il est devenu non seulement pluii fort ,* mais jplus éclairé dans les vérités de la foi (comme lui-mémé Ta déclaré en quelque rencontre) , les t)ossédlnt et goûtant d'uilë manière aussi parfaite qu'elle se peut en cette vie.
Ôr ilin des plus souverains remèdes qu'il employa pour fortlfiél^ sa foi contre la violence de ces tentations, fut d'écrire et signéi* sa profession de foi , et la porter sur son cœur ; ayant supplié Notre- Seigneur d'agréer la résolution qu'il avait prise, que toutes les fois qu'il porterait sa main sur cette profession de foi , particulièrement lorsqu'il serait tenté , cela serait une marque et un témoignage qu'il renonçait k la tentation , et un renouvellement de la protestation qu'il avait faite de persévérer jusqu'au dernier soupir dans la foi de l'Église , et de croire fermement toute les vérités qu'elle enseigne.
Sa foi était non seulement forte , mais aussi pure et simple , étiilt ij^ttyéé 4 BOA Mr V&d eonniaiiSBanees acqilises par l'élude 4 ou fê» retpériëntsé; mais uniqtiemeiit su^ la preiiiièr^ vérité^ qui esl Dieu, et sur l'autorité de son Église. C'est pourquoi il reprenait ceux qui vmleM fextrainer de trop près les vérités de la foi par la subtilité de leur raisonnement , ou par là lumière de leur science « et se servait de cette comparaison , que < comme plus on porte ses < yeux pour regarder le soleil > ei moins on le voit, de même « plus en s'efforce de raisonner sur les vérités de notre religion ,
B^ in ^
« timciAS mt Im «dmalt ^ lafoi : c'M aMti, «aak^, que l'É^ « glise Boiis Itt propose , nous ne slturions manquer de h ttùitê ^ « el d4 noue j sbometlrt. •
G'eet par oetld raieon qu'il était tOQjoort diepoeé de rendre une parfaile obéiisance à la conduite de rËgUse, et qu'il rtce?àit afèc ^aad rtapect^ et oroyait àveounesineère humilité teutee lee choses dééidées par sou aulorftéi au st^et de quoi il dit un Jour ces paroles remarquables : t L'Église est le royaume de Dieu , lequri infcpire h ceui qu'il a préposés pour la gouTemer, les bonnes ÊonduitSs qu'ils tiennent. Son Saint-Esprit préside dans les. eoUciles « et c'est de lui que sont procédées les Idolièrei répaiir« dues par toute la terre ^ qui ont éclairé les sAints^ offiMqué les néchaas^ déreloppé les doutes « mimifesté les térités^ décote Tert les erreurs, et montré les voies par lesqueUea l'Élise en général « et ehaque fidèle en particulier^ peut marsher avec àseuraneOi «
On lui a souvent ouï dire c qu'il remerciait Dieu de oe qli'il l'avait eoiiservé daùs l'intégrité de la foi| au mitieu d'un «èdé qui avait produit tant d'erreurs et d'opinîons sctttidaleuses » et du ce que Dieu lui avait fkit la grtoé de n'avoir jamais adhéiié h kucun sentiment qui fût contre celui de l'figlise ; et que^ Donob* siant toutes les oecasious périlleufees qui s'étaîeni présentées pour le détourner du droit chemin^ il s'était iDi^odrs trouvé^ par Une protection spéciale de Dieu» du parti de In vérités • La foi dé If . Yincént ut tenait pas ses lumières renfermées dans son espnt^ mais elle les communiquait au dehors d'autant plus libéralement ) qu'elle était animée d'une plus parfaite Charité. Mous atone tu avec combien de zèle il s'employait au commencement h fMre des catéchismes et inetractions, particulièremmt dans les lieux quil jugeait en avoir plus dé besoin , comme dans les villages , et parmi les pautres^ qui sont ordinairekneikt les moins instruits des vérités de la foi. Il alléguait à ce sqét la parole du prophète qui disait c J*m cru^ et pour celufai parlé '; Uftn a délié ma kmqne , et la reconnaissance que Dieu m'a donnée de ees vé« tkés m'a obligé de les anftonccr aux autres», Il ne se eoU'* tentut pas encore de le faire par lui*méiie ^ il y excitait et portait toos ceux qu'il estimait capables dé cet oflim de charité; et
* OitAHIi » proptw f Bod UcoiM mm. IW. IM.
il n'apdiat cesse qu'il n'ait enfin étaUi uneCongrégatisin toMe dédiée ii la euhore de cette divine plante, de la foi dans les terres les plus stériles, où néanmoins, par le secours de la grâce, les ouvriers de cette compagnie ont fructifié avec grande bénédiction.
Sa même foi n'a pas seulement produit ces biens parmi les pauvres qui vivaient dans Tignorance des choses de leur salut; mais il en a fait aussi ressentir la vertu et l'efficace aux âmes qui étaient travaillées des tentations contre cette même vertu.
Un vertueux prêtre a rendu témoignage qu'étant un jour molesté d'une tiès grande peine d'esprit touchant un article de la foi ^ il le découvrit k M. Vincent , et que la parole de ce saiot homme le délivra entièrement de cette peine ; ce que n'avaient pu faire tous les avis et toutes les exhortations de plusieurs autres personnes de grand mérite qu'il avait consultées sur ce sujet. ...
Comme cette vertu de la foi portait M. Vincent k travailler pour établir et affermir les vérités de notre religion , elle l'excitait aussi k s'opposer constamment et courageusement k tout ce qui lui était contraire. Nous avons vu dans les deux livres précédens ave& combien de zèle il a travaillé pour empêcher ce progrès de la nouvelle hérésie du livre de Jansénias; k quoi une des plus fortes armes dont il s'est toujours servi , comme on a su de lui, a été l'oraison; car même avant les décisions de l'Église, et dèslors que 1 es questions de la Grâce qui ont fait tant de bruit commencèrent k être débattues k Paris, et que ceux qui soutenaient les nouvelles doctrines s'appliquaient avec tant d'ardeur k feuilleter les. livres, pour y trouver de quoi colorer leurs erreurs, il avait recours par : l'oraison k Dieu qui est le père des lumières, et il dit en même temps k quelque personne de confiance , c qu'il y avaii trois mois € qu'il faisait sa méditation sur la doctrine de la Grâce , et que € Dieu lui donnait tous les jours de nouvelles lumières sur ce su-c jet , qui l'éloignaient de plus en plus des opinions dangereuses « qu'on tâchait d'insinuer dans les esprits. >
Il veillait surtout, comme il a déjk été dit, pour empêcher que celte zizanie ne vint k se répandre dans sa Congrégation ; et le supérieur d'une de ses maisons a témoigné qu'au commencement qu'il étudiait en théologie , M. Vincent l'avait souvent sondé sur ce point , et lui avait donné une horreur de toutes ces pernicieuses nouveautés; qu'il leur avait même ôté un régent de théologie , ainsi que plusieurs de la Congrégation savent, parce qu'il donnait
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quelque sujet de le sonpçooner dnjaDsénisme; etqtie,iioiiob6tant toutes lès idstances que lui firent ceux qui étudiaient avec lui sous ce;iÉème rérgent,' pour quiils avaient affection, afin de le faire rétablir; irn'y .voulût jaînais consentir; et qu'enfin étant ailés tous ensemble le trouver en sa chambre pour lui réitérer cette même prière, il ne les voulut point écouter, et les renvoya avec une sérieuse réprimande. -
Un autre prêtre de sa Congrégation a dit que , lui étant an jour échappé par mégarde, dans une conversation , d'avancer quelque proposition ^ui semblait favoriser les erreurs condamnées par rÉglise , M. Vincent l'appela en particulier, pour le faire expliquer sur ce sujet : ce qu'ayant fait avec une entière satisfaction, il lui dit alors ce qu'il a dit k d'autres en plusieurs occa^ons : < Sachez, • Monsieur, que cette nouvelle erreur du jansénisme est une des c pins dangereuses qui aient jamais troublé l'Église; et que je soi» c obligé très particulièrement de bénir Dieu et de le remercier, de c ce qu'il n'a pas permis que les premiers et les plus considérables c d'entre ceux qui professent cette doctrine , que j'ai connus parc ticulièrement , et qui étaient de mes amis , aient pu me persuader € leurs senlimcns. Je ne vous saurais exprimer la peine qu'ils y ont
< prise et les raisons qu'ils m'ont proposées pour cela ; mais je c leur opposais entre autres choses l'autorité du Concile de c Trientie , qui leur est manifestement contraire ; et voyant qu'ils € .'conttnuaiient toujours, au lieu de leur répondre, je récitais tout €) bas mon Credo ; et voilà comme je suis demeuré ferme en la €. créance cathoHque : outre- que de tout temps, et même dès € mon bas &ge ,' j'ai toujours eu - une secrète crainte dans mon
< âme, et je -n'ai rien tant appréhendé que de me troaver par t malheur engagé dans le torrent de qnelque hérésie -qui m*em« c portât avec les curieux de nouveautés, et me fit faire* naufrage t en laifoi. . > Voilk ce qu'il a dit en diverses rencontres ; et une personne fort vertueuse^ qui est décédée avant \m\ a' déclaré qne' c'était le premier qui lui avait fait voir et reconnaître ce qu'il y avait h rediire en la doctrine des jansénistes, et 'qui'luîavaitdonné horreur .de leur conversation long-temps avant que leurs erreurs edssent été entièrement découvertes. '
, Enfin, lorsque la: condamnatidfi 'déjà doctrine de Janaénius contenue dans les cinq propositions, eut été envoyée de Rome, et que fen Mgr. rarchevéqne de Paris en eut ordonné k pnUicalion par
lont MB dioeèseï M. Vinodst dit li aa CMunimanlé, f qu'il Al^ kit remercier Dieu de la proteetion qu'il doD&ait k l'Église » et partieoUèreroMt k la France , pour la purger de ces erreurs qui aUaieiit la jeter dans un grand désordre. A quoi il ajouta , qu'eut eore que Dieu lui ett fait la grâce de discerner l'erreur d'avee la vérité avant même la défiuitiou du Saim^^t^ge apostolique, qu'il n'avait pourtant jamais eu aucun sentiment de vaine cmh
plaiawce« ni de vaine joie, de ee que son jugement s'était trouvé eenfoiRie à ^elui de rÉglise , mcoanajssaut bien que c'était uu f Ost de la pure miséricorde de Dieu envers Ini , dont il était iriUlgé de lui rendis tout» la fl^ins* p Outre cette pureté , simplicité et formaté de foi , eu laquetta II, Vincent a ei«ellé , on peut encore dire qu'il eu avait une plét uiiudi t TU que sa foi , qop seulement éclairait son ^pnt # inaîa auisi rempliieait son eœur, et animait ses ac(ini»« sw par^i^s , Sis sKéctions et ses pensées, et le faisait agw en tout et partout sulou Im v^ités et les mai imes de TÉvengile de Jé^usrCbrist s eu fadle sorte que ce que la plupart des ebrétiens font ordinairement, w p V dea nwnvem^ns naturels* ou par des rais(mnemens bnmains, ^ le faisait p»r des principes de la loi ; loquell^ était , selon la piu*ele d'un prophète, eomne um lampe (diurnes qu'il tenait ttnijouir^ ^ moin, pour se 0ondum, $t pour dresser tous $fs pas dum le$ sentiers d^ la justice ' , C'était sens doute un don Vfh^ pa^i4$ulior qu'il avait reçu de Dieu , de savoir appliquer les binnèreaw^ la foi ^ toutes sortes d'occasions ^ 1 4e rencontres , et d'w Um d'Hc$||«nl«e pratiques, dans les elWres mten pnrcr VMK ienpwfilM et séeuMirôs; ne les entreprepant que par des moM%«Mln foi H» ûispirmt^ ne ^'r iondnisant que par /ses lur BÛkWi et les r^^irant tnnjnum ^ des lii« surnaturelles qn'dle lui
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£t non feulement il se enuduisait par fi^et esprit de foi en toutes m afiems et ««Ureprises, mais il l'impmit autant qu'il pnurait V» autres personne» , et part#(i^ièremeut k eettss qui ét^ent sous sa eondiûte ; un enjet de quoi mademoiselle U Gras, foudaiiîct «t pwmière snp^ui^ des Filles de la Charité , dont nous avons parlé aux premier et second livres , lui ayant un jour témoigiié ipml* qnu petit «Mpremwien» d'espift tauchenc ne charitiète Jnetîtut,
mHiiÊÊkmÊk^mamt et luftM MnÉSi Amv f$9à* têê
do^qel il était I9 père, il fit la réponse SHÎvajite : f Je vous vqi^^tpajours uii peu daus les sentimens humains , pensant que tout est perdu dès lors que vous me voyez malade. 0 femme de peu de foi ^ que u'avez-vous plu§ de coqflance et d'acqujescemeut à la cqnduite et à Vexemple de Jés^STChrist ! Ce Sauveur (}u iqoQde se rapportait k Dieq son Père pour Tétat de tpute rÉgfis^ ; ^K vous , po^r une poignée de filles que sa provideqce ^ ilQtoirefnept suspitée3 et assepi^lées . vous pensez qu'il vous q^^quefa! Allez, Mademoiselle, iiumilie^-vous ()eaucoup de- . YW» Dieu, etc. » ^
Il dis^t ^oiivept que le peu d'avancement à la vertu et le défaut de prpgr^s d^n^ les affaires de Dieu prp venait de ce qu'on ne s'^tablisjaj^ pas assez sur les l^mières de la foi , et qu'on s'appuyait trop sur les raisons humaines. < Non, non ( ditTij un % JQRf ) % il p'y a que les vérités éternelles qui soient capables de nous repipljr le cqpur, et de nous conduire ayec ^ssurai^ce. Croyef-PUH , jl ne ffiiit qqe s'appuyer fortement et splidemeqt sur quelqq'upe ({es perfections de Dieu^ comme sur sa' bonté , sur sa Prpvidenpei suf s^ vérjlé, sur son immensité, etc. Il ne faut, djs-je, que se i)ien établjr sur ces fondemens divins, pour devenir parfait en peu de temps. Ce n*est pas qu'ij. ne. soif bpi| aussi de se convaincre par des raisons fortes et préghântes , qui peuvent toujours servir , mais avec une subordination aux vérités de la foi. L'expérience nous apprend que les prédjcateqrs qui prêchent conformément aux lumières de la foi opèrent plus dans les âmes que ceux qui remplissent leurs discours de raisonnemens humains et de raisons de philosophie ; parce que les lumières de la foi spat tougours a^ompdgnées d'une certaine onction toute céleste , qui se répand secrètement dans les coeurs des auditeurs ; et de là on peut juger s'il n'est pas nécessaire , tant pour notre propre peffectjoq que pour procurer le salut des âmes, de nous accoutumer de suivre toujours, et en toutes choses , les lumières de la foi. > Il tenait encore cette maxime de ne pas considérer les choses dans le seul extérieur et selon leur apparence, miais selon ce qu'elles pouvaient être en Dieu et selon Dieu ; alléguant à ce sujet les paroles de l'Apôtre : Quœ videntur, terrrporàlia sunt ; qum autem non videntur, œlerna sunt. « Je ne dois pas considérer, t disait-il , un pauvre paysan ou une pauvre feouM s«iM leur
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eïtérieur, ni selon ce qui paraît de la portée de leur esprit; d'autant que bien souvent ils n'ont pas presque la figure ni l'esprit de personnes raisonnables, tant ils sont grossiers et terrestres. Mais tonniez la médaille , et vous verrez, par les lumières de la foi, que le Fils de Dieu, qui a voulu être pauvre, nous est représenté par CCS pauvres ; qu'il n'avait presque pas la figure d'un homme en sa passion , et qu'il passait pour fou dans l'esprit des Gentils, et pour pierre de scandale dans celui des Juifs; et avec tout cela il se qualifié l'évangéliste des pauvres, evan- §iotizarepauperibus misit me. 0 Dieu , qu'il fait beau voir les 'pai»\'res, si nous les considérons en Dieu et dans l'estime que Jésus-CIirist en a faite ! mais si nous les regardons selon les sentimens de la chair et de l'esprit mondain , ils paraîtront méprisables. >
Enfin, pour i^c^ltre combien grande et parfaite a été la foi de M. Vincent , il f^ul Jeter les yeux sur toutes ses autres vérins , puisqu'elle en est coinmc la racine , selon le sentiment de saint Ambroise ' ; et l'on pourra juger quelle a éié la vi^rueur et la perfection de celte mystique racine, en considérant la mnllilûde et l'excellence de$ fruits qu'elle a produits , dont nous allons parler dans les chapitres suivans.
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