‹ Vie de S. Vingent de PaulChapitre 21 sur 65 · C^ MME · texte numérisé non relu

C^ MME

t Mtoeèartktofar^MrAéeettedhnnehiMièie^iàf^^

c le propre jugement , le respect humaÎB et h eiirffiate fs'il eM pu

# pés^entir ^ to condiiîte ne Mtt împrotvéé p» la Hccnce de f oevx qui &'eft>FeMt de relàc&er là sainte aétérilé deTÉTangHe^

• et d'accdmmoder la piété ehrétienne k FespnC da tetaps. Car ci»- « /Su , disait^it (}oelqiiefoi»y to prudence humaine 9e trompe et i 9* égare àou^ent dû dr&it ehemin ; nmh kè pireles de là i Sagesse éternelle sent mfaiUiMes , et seé efmduiie9 sêni « droites et asÈuréeé. •

Or ^ cérame il était fôrtarf^ent persuadé <fM \é eairaetère dé uotipeperfèctimrv auast bietf que éelaî dé notre* prédasfiMlMAi^ eonsfete e» cette coalértanté avec lé Fil» de Dieu ^ et qir'H avait Veaprit 'empli de ceMe importaite vérité , il en portail aiifiH fort seaveot ée rabondaneede sala eosnr : totfleflf ses r^eëesatix eomvkatîèna qu'on lei faisait ^ et tons les conseils qa'il domiait^ étaieaa fondés aer cette nième vérité y et tendaieiit totôeurs k rinsinier dans Kesprit d'an dbacnn ; de quoi pouvant rapporter ici imé îtiBailé d'exemples, noes en prodwreiia seuteraedi a» ^ qoî est très dîfne dé remaf que*

Le fon roi, de ^iéàs^f m^kteiré y ayant fadt appeler M. Vincent po«r Kassisle^ en sa dernière maladie, et kâ ayant denfandé quelle était la meiHenre préparation à la mort , il répeddH k Sa Majesté ^ c'était de se eenformer à Notre^Selgnenr Jésaa-^Gbrist lors* qn'i) se ptéparMt k mOnrir , et qne )è saiist ÈvangHenons apprenait qa'vne àtt principales disposititNifa qn'il y avaîl apportéea était Hiie éitière et parfaite soumission k la volonté de soft Pèr« céleste an lin disant : Nen mea pùluMas^ sed tua fiât : (pie votre vMoaté soit faite et non pas la mienne; à quoi le roi répliquant avec «n sentMKBt à\p»è à'nh prince qtfi porte la qnalité de trèa Clirétiéfi : 0 Jésosi dit-il 4 je le \eet atissi de tent mon e«sar; otrif mon dieu ^ je le dis et je le vent dif e jusqu'au dernier sonfHr de ma vie^ /îoi volwîtas tua, qu'il soit fttt eomnie vous le teatez. Yailk éemment M. Vincent avait tonjonr» devant lea yeax cetorigittal de lente perfeotiofi et sainteté ) et non content de s'y conformer en tontes choses, il portait antàdt qn'il pouvait lea anir* k faire le méméi

C'était Ik rétné0 eontinaelle de ce saint bomme que d'imker lésua»Cht1tft et de se conformer k lui ^ non seuiemenl en sa itfsi^ iière é'afir el de paries entéifeiarenieQtt tBMi raMiep toutM «es

imértnlffei^ en m fiiQg situa déilii et et èéé ^n

parfaites intentions : en sorte qn'ed totot èl pà^ Xùtài il fié dééiràX el ne prétendait antre chose sinon ee que cë ûMh Sauveur avait désiré et prétendu , qui était que Dieu fût dd plus en plud eonnUf honoré^ litné, servi et gldriflé, et que sa très sainte vo^ lODté fât entièrement et parfaitement aceoftiptie ) àé iëbtttn \ tonê raomens dispesé de faire et de souffrir tout ee qtl'il plaitirit k Dien pour des fins si nobles et si jnstes ; étant toujoui^ ptët h s'e^pMef aoK travaux , an fatigues ^ aux humiliations ^ aux peines et auï persécutions qu'il eût fallu subir et eddurer pour ce sujet. Dé 11 provenait qu'il n'était jamais surpris d'aucun accident qui lui afri^ vàt, pour fâcheux qu'il pût être ^ ni d'aucun mauvais traitement qu'on lui pût faire, étant préparé à l'imitation de son divin Maftfe^ lorsqu'il était question de proèurer l'accroissement de la gloire de Dieu , ou de se soumettre k ses volontés , de tout faire et de tout souffrir, même de se voir dépouillé de tout ce (}u'il avait dé plus ober daus le monde ^ jusqu'à voir sa propre Googrégation dissipée et détruite , si tel était le bon plaisir de sa divine Majesié. A ce s^jet parlant quelquefois à éeux de sa conramuauté : « Je prie c Dieu , leur disait-il , deux ou trois fois tous tes jours qu'il nous c anéantisse « » nous ne sommes utiles h son service. Et quoi , • mes Frères ^ vdUdrions^hous être au monde sias plaire èi Dieu 4 4 et sans proourer qu'il Soit connu et aimé? <

Il se conformait non seulement aux désirs et aux intentions du FUs de Dieu, mais m^me à ses déplaisirs, k ses douleurs et à ses angoisses intérieures* O qui aurait pu pénétrer dans les secrets du eœur de ce fidèle el sélé imitateur de iésus-€hrist ! il Taurait vu comme celui de son divin Maître , tout outté de douleur dans la vue des péchés innombraUes qui se commetteUt contre Dieti ; tout rempli d'aversion cotitre les maximes du monde si opposées à celles de TÉvattg^le ; tout pénétré des sentimetos de tristesse d l'affliction pour le progrès des hérésies et pour les grands dommages qui eu arritent k l'Église , et enfin viveiùent touché de con>passion sur les misères temporelles et spirituelles des peuples , et le délaissement et abandon oà se trouventtanld'àmesplongéesdans les ténèbres de l'ignorance Ou de Tinfidélité. Oh ! combien de fois a-t-il souhaité de mourir , et de donnef son sang pour remédier k tous ces maux ! Mus sa vie n'ayant presque été qu'une mort contimiéllo par ses mortifteations ei souftrabocu i ou peut dire aussi

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qu'elle a été comme un remède plus long et plus étendu dont Dieu a voulu se servir pour cet efiet. ^

Il voulait que ses enfans entrassent dans ces mêmes sentimens, et qu'à rimitation du même Jésus-Christ ils fussent tous des hosties vivantes, qui s'immolassent continuellement avec ce divin Sauveur pour le salut de tous les peuples. De quoi leur parlant un jour : < Qui voudra sauver sa vie , mes Frères , leur dit41 , la perc dra : c'est Jésus-Christ qui nous le déclare et qui nous dit que c Ton ne saurait faire un plus grand acte d'amour que de donner « sa vie pour son ami ; et quoi ? pouvons-nous avoir un meilleur c ami que Dieu , et ne devons-nous pas aimer tout ce qu'il aime, c et tenir pour l'amour de lui notre prochain pour notre ami? Ne c serions-nous pas indignes de jouir de l'être que Dieu nous c donne, si nous refusions de l'employer pour un si digne sujet?

< Certes , reconnaissant que nous tenons notre vie de sa main li- « bérale , nous ferions une injustice si nous refusions de Tem-

< ployer et de la consumer, selon ses desseins, à l'imitation deson c Fils Notre-Seigneur. i

Et leur parlant une autre fois sur le même sujet, il proféra cesparoles de l'abondance de son cœur:

c Qui dit un missionnaire , dit un homme appelé de Dieu pour sauver les âmes ; car notre fin est de travailler li leur salut , à rimitation de Notre-Seigneur Jésus-Christ , qui est le seul véritable rédempteur, et qui a parfaitement rempli ce nom aimable de Jésus , c'est-k-dire Sauveur. Il est venu du ciel en terre pour en exercer l'office ; il en a fait le sujet de sa vie et de sa mort, et il exerce incessamment cette qualité de Sauveur par la communication des mérites du sang qu'il a répandu. Pendant qu'il vivait sur la terre , il portait toutes ses pensées au salut des hommes, et il continue encore dans les mêmes sentimens, parce que c'est Ik où il trouve la volonté de son Père. Il est venu, et il vient tous les jours k nous pour cela, et par son exemple il nous a enseigné toutes les vertus convenables k la qualité de Sauveur. Donnons-nous donc k lui , afin qu'il continue d'exercer cette même qualité en nous et par nous. > Enfin , pariant dans ce même esprit k tons ceux de sa Congrégation , dans l'épltre qu'il leur adresse, et qu'il a mise au commencement de leurs règles ou constitutions : < Considérez, leur dit-il, < ces règles et constitutions, non pas comme produites par l'es-

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prit humain, mais plutôt comme inspirées de Dieu, de qui tout bien procède , et sans qui nous ne sommes pas capables de penser quelque chose de bon par nous-mêmes, comme venant de nous-mêmes. Car que trouverez- vous dans ces règles qui ne serve à vous exciter et enflammer, soit k la fuite des vices , ou k l'acquisition des vertus et k la pratique des maximes évangéliques?Et c'a été pour cela que nous avons tâché, autant qu'il nous a été possible, de les puiser toutes de l'esprit de Jésus-Christ, et de les tirer des actions de sa vie , comme il est aisé k voir; estimant que les personnes qui sont appelées k la continuation de la mission du même Sauveur, laquelle consiste particulièrement k évangéliser les pauvres , doivent entrer dans ses sentûnens et ses maximes , être remplies de son même esprit et marcher sur ses mêmes pas. t

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