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dès ses premiers comAienceinens. Lonqa'il demeurait eneotfe n êoliége des Bons-Enfans , il s'est mis plusieurs fois k gwoai de* tant sept ou huit prêtres qui la composaient , déclarant en leur pré^ eitice les pécbés les plus griefs de sa vie passée ; de quoi ils forett grandement touchés , admirant la force de la grâce en leur svpé*rietar , pai' laquelle il renonçait si coaragensemenl k cette inelina* lion naturelle que tous les iiomaies ont de cacher leurs iaflfmiiéi , tl tkobait, en leur décoaTrant les siennes ^ de détraire en eux ims lêé senlimens d'estime qu'ils pouTSieât avoir pour lui. Il avait eu*- •ore eettd coutume , tous les ansaujoùfde son baptême ^ do se asetire k genotix devant sa communauté , et demander pardon k Dien de tous les péchés qii*il avait oofomis depuis tant d'années que sa bonté le souffrait sur la terre ^ priant la coÉipagnie de lin l^rdonner touè les sujets de scandale qu'il pouvait avoir donnés , et de prie^ Dieu qull lui fit miséricorde.
Outre cela ^ quand il pensait lui être arrivé quelque ebèsè qm Bé fAt pas lout-k>'fail de bon exemple k la même compagnie ^ U ne manquait pas k chaque fois de s'en humilier, et de lui en demander pardon ; oe qu'il faisait même pour des cboses secrète», eenme pour des mouvémens d'impatience qui n'avaient point paru m dehors pouf quelques paroles moins douces dites k quelqde particulier , et pour les moindres taianquemetis faila par inadve^ tanoe*
Ayant un jour recommandé k un des Frères de la maison de dohfier le gîte k un pauvre passant , et ee Frère s'en excusant avee beaudoup de répliques et d'oppositions « M. Vincent crut lui devoir pirler avec fermeté, pour l'obliger k se soumettre i mais après» son humilité lui en dontinftnt quelque remèrds Intérieur , il s'en alla mettre k genoux an milieu d'une allée du jardin , oA étaient quelques anciens prêtres de sa communauté , leur disant qu'il d^ «andait pardon k la compagnie du scandale qu'il donuait totis les jours ^ et qU'il venait etidofe tuut réèémfftènt dé donner en partant avec rudesse k ud Frère de là basse^éoûf . Uh des prêtres qui fut présent k cette action d'humilité -, apfèscn avdir relldu témôigiiage, ajoute : t Cela peut avoir été connu d'un chacun , mais ëë que J'àl i vu tout seul est que lemêmesoii^, eutrànt selon mon ordinaire « dans la chambre de M. Vlncëfat, après l'examen genéihal, je lé t trMtvri qy balsalt lés pléds de eè Frère. ^
Oe n*eit pas seateriMii «n eeiie eeéftèiM , ttftis eA «M lAflulM
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d'MtfMf qt*oii Tft va ao jetdr aux pieds de tm mttiïmn, même des moindres de la maison , dont nous rapporterons seulement quelques exenplei.
Croyant avoir donné une fois sujet de peiâe à un Frère ^ pour lui avoir dit , peut'^dtre d'un ton un peu forme , qull se fallait donner patieoee pour résoudre ce qu*il lui avait propœé ) il ne voulut point célébrer la liesse quil ne se fût humilié devant oe Frère; et nersyantpointtrouvéà laeuisinei ilTalla cheroher è la eave « où il lui demanda pardon de ravoir contristéi
Se trouvant un jour de jéAne dads om pauvi^ hôtellerie , en quelque voyage qui! faisait , et ayatit demandé uti peu d'huile pour manger de la morue sèche qu'on lui aveii présentée pour son dîner, son humilité lui fil craindre que cela n'eût eausé quelque mauiraise édileaiion h celui qui raccompagnait i e'eet pourquoi il se ait à genoux devant lui ^ pour lui en demadder pardon*
Un autfe jour faisant voyage avee trois de ses prêtres ^ il les entretint pour les divertir de quelque chose qui lui était autrofoîs arrivée ; mais oomme ils Técoutaient avee attention ^ ils furent Uen étonnés lorsqu'au milieu de son disoours il frappa sA poitride, disant quil était un misérable, tout rempli desuperfee et d'orgueil, et qu'il ne faisait que parler de soinnéme; de aorte qu'aussttét il fallut ohsnger de sujet d'entretien ; et dès qu'ils furent arrivés au lieu où ils devaient arrâler ^ il ne madqua pas de leur demander pardon k genoua do scandale qu'il leur avait donné en parlant de soi^^méme.
Étant malade à Richelieu , en Tannée 1 649 , on lui envoya de f^aris le Frère miirmier de Saint-Lasare , pour en avoir plus de soin , parce qu'il connaissait mieux de quelle façon il le fallait traiter. Il lui fil un très bon acoueil , et lui témoigna beaneoup d'affection h son ordinaire ; néanmoins lui ayant dit qu'il était marri qu'on lui eût donné tant de peine de venir de si loin pour une esfw casse ^ il crut depuis qu'il ne l'avait pas reçu avec aseez de cordialité , et lui en demanda pardon ^ genoux ^ non seulement h Riches heu , mftis encore étant do retour 2i Saint-Lazare , en présence de son assistant, auquel parlant sur ce sujet : i Savez-veus bien ^ lloa*- « aieur , lui dit-il , que ce bon Frère étant venu ii Richelictt pour c moi, je ne lui épanchai point mon cœur, comme j'avais aeceu^ « tome? et c'est de quoi je loi demande très hnmUement petdon 4 enteti«p9éeence,eijevottipmdepiîtrIMèapMfmeiii8t
< qu'il me fasse It grâce de ne plus commettre de semblables
< fautes, i
Ayant une fois été visité par son neveu , lequel était venu exprès pour cela de la ville d'Acqs k Paris /le portier du collège des Bons- Enfans, où il demeurait pour lors, l'ayant averti que son neveu demandait de le voir , il ressentit le premier mouvement de quelque peine pour son arrivée , et dit qu'on le lui amenât en sa chambre ; néanmoins son humilité lui fit aussitôt changer de sentiment , et prendre résolution d'aller lui-même le recevoir en bas. Voici en quels termes M. de Saint-Martin , chanoine de la ville d'Acqs , qui demeurait pour lors en ce collège , en rendit témoignage :
< Je ne puis passer sous silence , dit-il , un acte de vertu de
< M. Vincent, dont je suis témoin , k l'occasion d'un sien neveu, c C'est qu'ayant donné charge k l'un des siens de l'aller prendre c dans la rue où il était , habillé k la mode des paysans de ce c pays , pour le mener k sa chambre , ce bon serviteur de Diea eut c un mouvement extraordinaire de se surmonter , comme il fit :
< car descendant de sa chambre il alla lui-même jusqu'k la rue , c où ayant trouvé son neveu, il l'embrassa, le baisa, et le prit « par la main , et l'ayant conduit dans la cour , fit descendre tous
< les messieurs de sa compagnie, auxquels il dit que c'était Ikle € plus honnête homme de sa famille , et les lui fit saluer tous. Il ff lui fit faire la même civilité aux autres penonnes de condition c qui le venaient visiter ; et aux premiers exercices spirituels qu'il c fit après, il s'accusa publiquement en pleine assemblée d'avoir € eu quelque honte k l'arrivée de son neveu , et de l'avoir voulu 4 faire monter secrètement en sa chambre , parce qu'il était c paysan et mal habillé. >
Il passa enove plus avant dans cette pratique d*humiliation aux premiers exercices des ordinans qui se firent k Saint-Lazare ; car entretenant ceux qui devaient recevoir les ordres sur la vocation k l'état ecclésiastique , il mêla parmi son discours plusieurs choses humiliantes de sa vie passée ; et pour se confondre davantage , il ajouta qu'un de ses parens avait été condamné aux galères : ce qu'il a répété en plusieurs autres occasions , quoique cet homme ne fût son parent que de fort loin , et tout au plus au quatrième degré.
Que s'il était si affectionné k se procurer lui-même des humiliations , il nç l'était pas moins k les recevoir lorsqu'elles lui ve^
naient de h part du prochain. Un des prineipaux magistrats du parlement ayant dit uojour dans la grand'chambre , que les missionnaires de Saint-Lazare ne faisaient plus guère de missions , cela fut rapporté k M. Vincent, qui fat étonné de ce discours ; et l'ayant dit k quelqu'un des siens, celui-ci lui répondit que ce magistrat parlait sans savoir, et qu'il y avait long-temps que leur compagnie n'avait travaillé k tant de missions qu'elle faisait en ce même temps , et qu'elle avait fait l'année précédente ; ajoutant qu'il serait k propos de le faire savoir k ce magistrat, lequel autrement, étant ainsi mal informé , pourrait continuer k décrier la compagnie. A quoi M.Vincent répliqua : c II le faut laisser faire, je ne me justifierai c jamais que par les œuvres. »
Etant une autre fois arrivé qu'une des maisons de la Congrégation reçut une humiliation trësnotable, sans qu'il y eût pourtant aucun péché, M. Vincent, aulieu de s'en affliger, en témoigna delà joie , et exhorta sa communauté d'en remercier Dieu de bon cœur, et de lui demander la grâce de faire un bon usage de cette abjection : c Car, disait-il, c'est un bonheur d'être traité en la manière que « Notre-Seigneur l'a été. > Et pour établir de pins en plus l'esprit d'humilité dans sa compagnie, il proposa pour sujet d'oraison k sa communauté , une fois tous les mois pendant plusieurs années , la méditation de l'orgueil , pour lui en faire concevoir plus d'horreur , et disait que c la compagnie ne subsisterait jamais sans la vertu d'humilité ; que lorsque cette vertu manquait en quelque compagnie, chacun pensait k son établissement particulier, et que de Ik provenaient les partialités, le schisme et la rupture; que si les missionnaires avaient k demander quelque chose k Dieu, c'était Thumiliation , et qu'ils devaient s'attrister et pleurer lorsqu'ils recevaient des applaudissemens , puisque Notre-Seigneur avait dit : Vœ cùmbenedixerint vobis homines; malheur kvous quand les hommes vous applaudiront. > Mais c'est principalement dans les emplois de la cour que l'humilité de M. Vincent a paru avec d'autant plus de force , qu'elle était plus opposée aux honneurs qui lui étaient rendus par quelques uns, et que sa vertu et bonne conduite mentait de tous. Au commencement qu'il fut appelé au conseil , avecfeuM. le prince de Condé et quelques autres seigneurs, comme ce bon prince le voulut obliger de s'asseoir auprès d'eux, il lui dit : c Monseigneur, c ce m'est trop d'honneur que votre altesse me souffre en sa
I ptéêéMû t moi ^i ne suis que le fila d'vA ptavre porcjier. 9 Sor qaoi M. le prince lui répondit par le vers du poète : Morlbus et vUâ nobililaiuP homo; i^outaot : < Ce n'est pas d'ai^oord'bui i que nous connaissons votre mérite. » Il lui proposa ensuite dans Tentretien quelques points de controverse, auxquels M. Vincent répondit sur-le-champ avec telle satisraciion de ce prinoe « qu'il lui dit : t Hé quoi, M* Vincent ^ vous dites k un chacun et vous • prêches partout que vous êtes un Ignorant « et cependant vous
< résolvez en deui mots Tune des plus grandes difficultésquo nous
< ayons avec les religionnaires. < Il lui proposa encore quelques autres difficultés sur le droit canonique , auxquelles M. Vincent ayant répondu avec pareille satisfaction de ce prinoe, il lui dit qu'il reconnaissait bien que c'était avec grande raisoa qu'il avait été choisi de Sa Majesté pour l'aider de son cOBseil en ce qui regardait les bénéfices et autres affaires ecclésiasUqties.
Or, quoique cet emploi si important et si honorable 1 et l'acois qu'il avait auprès de la reioe-mère pendant sa rdgenee , le rendit fort considérable , on a pouria»t remarqué qu'il n'a jamais porté de ioutaàe neuve allant au LoilvrCf et qu'il n'a point para autrement habillé devant les grands de la cour que lorsqu'il allait Instruire et prêcher les paysans de la campagne « se tenant également par- •tout dans une très simple et humble bienséance.
Parlant un jour de l'emploi qu*il avait à la cour, Il dit : i Je ■ demande k Dieu que je sois tenu pour un insensé, comme je le i suis, atin qu'on ne m'emploie plus dans celte sorte decommissîon ,
< et que j'aie plus de loisir de fkire pénitence , et donne moins de I mauvais exemples que je fais k notre petite compagnie. 9 Aussi est^l vrai que cet emploi lui pesait extrêmement ^ non pas faute d'afiéction envers Sa Majesté, pour le service de laquelle ileAttrès volontiers exposé sa vie, mais k cause des honneurs êttachés k ces emplois. Il embrassait au contraire les confusions avec amour, et souflVait avec joie les calomnies qui lui arrivaient, dont il louuit Dieu, sans qu'on l'ail jamais ouï se justifier, et encore moins se plamdro; et bien loin d'en avoir aucun ressentiment, il s'humiliait môme devant ceux qui l'offensaient, et leur demandait pardon : c'est ce qu'on lui a vu faire k l'égard d'une personne de condition qui le traitait avec grand mépris 4 et envers un jeune gentilhomme qui lui avait dit , par un emportement de son âge , qu'il était un virai £mi , 4lef sut lequel il se mH iusrit«t k gMoox , M demandail pttéon
4ê roooiflkm qoll poutaii loi avoir àmaiéê de lui dirA Mllet pir rolfs
Ayant «ne autre foia empêché que le Raî ne donnAt tin tiédie à HM peraeme qu'il aavail n'être pas propre pour la ^ondatte d'an dioeàae , aea parens , qui ét^èot puiiaans , en eurent on trèé gf and reaaeniiaaent qulls fireni bien paraître , iaveotant contre lui ttrtè ealooinle k laquelle ila ajoutèrent diversea circonatancea pouf la rendre ploa Croyable , et pour la mieux débiter k la Cour : eé qui étant Yonu juaqu'aux oreillea de la reiUe « dàa auaaitôt qu'elle VU M. Vineent , elle lui demanda en riant s'il aavait bien ce qa*on dlaait de lui« et qu'on l'aconaait d'une telle cboae. A quoi II fépoûdit iûui ao troubler ni altérer t é Madame s )« ^uia un grand pé*- « chenr. t fit comme Sa Majeaté lui eut reparti qu'il devait au Juatifier « il répliqua : i L'on en a bien dit d'autres contre Notf ê4el- 4 gneur 4 et il ne a'eat jamais jo^tifléi i
Pendant ee même tempa qu'il était employé k la coor^ un de aea amis ravèrlit qu'nn ecclésiastique ^ qui mourut bientôt aprèi , fkiaut courir un bruit par la ville , et même avait rapporté k une peitenne des plus qualiOéea de Paris , que M. Vincent avait fait ^kmner un bénéfice k quelqu'un , moyennant une bibliothèque et une aomme considérable d'argent. Ce bon aérviteur de Dieu fut k la vérité un peu ému d'abord de cette noire calomnie i et II pf it la plume, comme il Ta depuis déelaré, k desaeln d'en écrire k quelqu'un pour ae justifier ; mais comme il commençait k fbrmet leê premièrea lettres , rentrant en soi-même « et se reprenant de ce qu'il voulait faire : c 0 misérable ! dit-il , h quoi penses-tu? Quoi î tu te i veux justifier? etvoilk que nous venons d'apprendre qu'un chfé-
I tien fauaaement accusé k Tunis a demeuré trois Jours dan» les « tourmenS) et enfin est mort ikna proférer uue parole de plainte , < quoiqu'il (Ùt innocent du crime qu'on lui avait Imposé t et pour « toi , tu te veux eieuaer I Oh I non « il n'en aéra pas ainsi ; 1 et en même temps il quitta la plume, et n'écrivit point, ni ne se mit en aucun devoir de se justifier.
Enfin son humilité prenant toujours de flouveaoi aecroissemefia,
II a'avisa d'un autre moyen tout extraordinaire pour la pratiquer. Ayant fait venir k Paris, en Tandêe 1041 , quelqueauna deaplus anciena et dea principaux de sa Congrégation , pour délibérer de phisièurs aflkireè iAportuniee , il leur fepréaema, après quelques MMiêMMéi, Ma MrtM dtMêMdtttê, IM fnéipaelté peur le gon*
vernement et la nécessité qu'il y avait de donner quelque antre chef à la compagnie. < Vous Toilk assemblés , leur dit-il ; je remets la « charge de supérieur général entre vos mains , faites au nom de < Dieu élection d'un autre d'entre vous, pour être notre supéc rieur, t Et Ik-dessus il sortit de la chambre et s'en alla dans une petite chapelle qui regarde sur l'église, où il se mit en prières devant le Saint-Sacrement. Les prêtres assemblés étant fort surpris d'une telle proposition , et ne voyant aucun lieu d'en délibérer, envoyèrent quelques uns d'entre eux pour le prier de revenir ; et après l'avoir long-temps cherché , ils le trouvèrent k genoux en cette chapelle, tourné vers le grand autel de l'église. Ils lui dirent que personne d'entre eux ne pouvait consentir k faire ce qu'il désirait, et le prièrent et pressèrent de retourner pour traiter des autres affaires qui restaient k résoudre; mais il s'en excusa, et leur fit de nouvelles instances pour cette élection , disant qu'il était déposé , et qu'ils devaient en choisir quelque autre pour remplir cette charge. Ce qui ayant été rapporté aux autres qui étaient dans la chambre , ils en sortirent tous , et vinrent en corps le conjurer de continuer dans la conduite de leur compagnie ; lui disant enfin : € C'est vous-même que nous élisons pour notre supérieur géné- « rai ; et tant que Dieu vous conservera sur la terre , nous n'en « aurons point d'autre. > Il fit ce qu'il put pour s'en défendre , mais après toutes ses résistances, connaissant la volonté de Dieu, il baissa la tète , et sounût ses épaules k cette charge ; ce qu'il fit néanmoins en telle sorte , que, retenant pour soi tout ce qu'il y avait de pénible , il en refusait autant qu'il lui était possible tous les avantages et tous les honneurs. C'était dans cet esprit d'humOité qu'il ne prenait jamais la qualité de supérieur général de sa Congrégation , sinon dans les actes pubUcs ou Lettres-Patentes, lorsque cela était absolument nécessaire ; et partout ailleurs il se qualifiait dans ses souscriptions : Indigne prêtre de la Congrégcuian de la Mission , ou indigne supérieur. Il écrivit même k quelques uns de ses prêtres qu'au commencement des lettres qu'ils lui adresseraient ils ne laissassent d'espace en blanc qu'autant qu'ils en voyaient en celles qu'il leur écrivait , ayant peine k recevoir plus d'honneur de ses inférieurs qu'il ne leur en rendait lui-même. Et k ce propos , un des anciens prêtres de sa Congrégation ayant reconmiandé un jour k la cooununauté de Saint-Lazare que l'on rendu k M. Vincent quelque civilité particulière , ainsi que le re-
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qttérait sa qualité de père eommim et de supérieur général, et que lorsqu'on le rencontrerait on s'airétàt un peu pour lui faire une inclination ou révérence pendant qu'O passerait, M. Vincent, s'en étant aperçu , s'en plaignit comme si on lui eût fait tort , et ne voulut plus qu'onenns&tde la sorte. Et lui ayant été représenté qu'on le pratiquait ainsi en la plupart des communautés : c Je le sais bien , t ditrii , et il faut respecter les raisons qu'elles ont de le faire ; c mais j'en ai de plus fortes pour ne le point souffrir k mon égard , c qui ne dois pas être comparé au moindre des hommes , puisque c je suis le pire. >
La chaire où il avait coutume de se placer dans le chœur de l'égUse de Saint-Lazare lorsqu'il oflBciait , ayant été élevée au-dessus des autres , il la fit défaire , disant que ce siège était propre pour servir à nos seigneurs les évèques , et non pas à un misérable prétre , tel qu'il était.
Il prenait toujours pour soi dans ce même esprit d'humilité les moindres omemens de l'église; et la reine-mère, par sa piété ordinaire, ayant fait présenta la sacristie de Saint-Lazare de quelques paremens de toile d'argent , à la naissance du roi , Sa Majesté les envoya fort k propos pour servir aux fêtes de Noël : mais M. Vincent, qui selon sa coutume devait ofiQcier à cette solennité, voyant qu'on lui avait préparé ces riches omemens , en demanda de communs ; et quelque raison qu'on lui apportftt pour lui persuader de s'en servir , on ne put vaincre son humilité , n'ayant pas le cœur ^ disaitril , de se revêtir le premier d'un tel ornement : de sorte qu'on fut obligé de lui en donner un de camelot , et le diacre et le sous-diacre en prirent de semblables pour garder l'uniformité.
Il souffrait avec peine qu'on lui rendit quelques petits services, et qu'on l'aidât en des choses qu'il ne pouvait faire seul, à cause de son ftge, et de ses indispositions : et il en faisait des remerctmens si humbles , qu'il payait bien avec usure le peu d'assistance qu'on lui rendait. Mais au contraire , il était ravi quand il pouvait servir les autres , soit au réfectoire , ou même dans la cuisine , et jusque dans les moindres offices. Son humilité même est allée quelquefois jusques k cet excès , que de demander la bénédiction k ses inférieurs. Voici ce qu'il témoigna un jour sur ce sujet écrivant k l'un de ses prêtres, lui parlant d'un autre qui était dangereusement malade : < Hélas! Monsieur , que je suis affligé de l'état de notre
t çbfr ni»Ud4 1 0 qwWê perte pour la eompignia , A Dîm U ta*' t (irdit 46 eelte via t m^ia pourtant qaa aa très aaîata ai adoraUè c TQlopté aoit (9il^ ï jamais. S'il est encore en vie, je yoqs prie de I l'ambra^sor de ma part, de lai dire ma dooleur , de me raoom* % p)iip4^tr k M9 prières , et de lui demander sa bénédietion pour
< tpula la <^mpagoi0, et pour moi qui la lai demande prosterné
< ao ^aprit à tes pîeda. »
Il pe faut pa» a'étoDner ail agissait de la sorte , vu les baa son* timeo^ qu'il avait de luirméme, s'estimant et se publiant en touiea rencoDlres indigne de la qualité de supérieur général et du ca* raalèriç de prêtrise : et il a dit plusieurs fois que s'il ne Teût pas encore reçu , ayapt la connaissanea telle qu'il avait de aon indi-> guité f il ne pourrait jamaia ae résoudre de le reeevoir , et qu'il choisirait plDtôt la eoodition d'un Frère de la compagnie, ou bien de simple laboureur , tel qu'était son père. Quoiqu'il a'aequittAl Urte dignement de toua lea devoirs et de toutes les fonctions du sacerdpce , sa grande humilité néanmoins avait ftiit de ai fortea impres^one sur son esprit , que bien loin de présumer quelque chose de sou mérite, qu'il se eonsidérait au contraire comme «a empécbemMt W bien , et craignait d'être responaable devant Dieu dea hérésies, des désordres et des calamités publiques, parée qv'il nf les détournait paa autant qu'il croyait être obligé de fajre en qualité de prêtre : c'est ee qu'il a témoigné en plusieurs ren* Qontrea « et qu'il a même écrit k monsieur de Ssînt-Martin , chanoine d*Àefi9 fien ancien ami. Moue rapporterons iei sa lettre ^ p»rc# qu'elle est fort eensîdéraUe, tant pour les baaseutimeas qu'il téiwigpe de soi-même que pour la haute estime qu'il avait de l'état sacerdotal :
I Je vpi}S remercie , lui dît^il , du soin que vous prenee de mon petjtrnevett t duquel je vous dirai , Monsieur , que je n'ai jamw déliré qu'il fût eeclésiaatique, et encore moins ai^je eu la pensée de le faire élever pour oe dessein , cette condition étant la plus sublime qui soit sur la terre , et eelle-lk même que Notre- Seigneur y a voulu prendre et exercer. Pour moi , si j'avais au caque c'était, quand j'eus la témértié d'y entrer, comme Je l'ai »u depuis, j'aurais mieux aimé labourer la terre que de m'eogager k un état si redoutable : c'est ce que j'ai témoigné plue de cent ftns aux pauvres gens de la eampagne , lorsque, peur hw eiiourager k vivre eonte^a et en gens de bien, je leur ai dit
que je les estimais heureux en leur condition ; et en effet , plus je deviens vieux , et plus je me conBrme dans ce sentiment ; parce que je découvre tous les jours Téloignement où je suis de la perfection en laqu^le Je df vrais être. Certes, Monsieur, les prêtres de ce temps ont un grand sujet de craindre les jugeipens de Dieu , puisqu*outre leurs propres péchés , il leur Tera rendre compte de ceux des peuples, parce qu'ils n'ont pas tâché de satisfaire pour eux k sa justice irritée , ainsi qu'ils y sont obligés; et qui pis est , il leur imputera la eause des ehàtimens qu'il leur envoie, d'autant qu'ils ne s'opposent pas comme il faut aux fléaux qui affligent l'Église, tels que sont la peste , la guerre, ta famine et les hérésies qui l'attaquent de tons c6tée. Disons plus, Monsieur, que c'est de la mauvaise vie des ecelésias** tiques que sont venus tous les désordres qui ont désolé cette sainte Epouse du Sauveur, et qui l'ont si fort défigurée , qu*k peine est-elle reconnaissable. Que diraient maintenant de aous ces anciens pères qui l'ont vue en sa première beauté, s'ils voyaient l'impiété et les profanations que nous y voyons, eux qui ont estimé qu'il y avait fort peu de prêtres sauvés, quoique de leur temps ils fussent en leur plus grande ferveur? « Toutes ces choses, Monsieur, me font juger qu'il est plus convenable h ce pauvre enfant de s'adonner k la profession de son père que d'en entreprendre une si haute et si difficile qu'est la nôtre, dans laquelle la perte semble inévitable pour les personnes qui osent y entrer sans élre appelées ; et comme Je ne vois pas qu'il le soit par aucune marque assurée , je vous supplie de lui conseiller de travailler pour gagner sa vie et de l'exhorter k la crainte de Dieu , afin qu'il se rende digne de sa miséricorde en ce monde et en l'autre. C'est le meilleur avis que Je lui puisse donner. Je vous prie de vous informer de M. N. de ce que l'on dit dans une conférence qui fut faite céans , lorsqu'il y était, au sujet d'un curé de Bretagne qui a fait un livre où il a mis que les prêtres vivant comme font aujourd'hui la plupart sont les plus grands ennemis qu'ait l'Église de Dieu. Si tous étaient comme vous et lui, celle proposition ne se trouverait pas véritable. »
SECTION II
DES 8ENTI1IEM8 DE M. VINCENT TOUCHANT LA VEETU b'hUMILITÉ.
Quoique M. Vincent prit occasion de s'humilier en toutes rencontres , comme nous avons dit dans ce chapitre t et qu'on puisse bien dire que toute sorte de choses lui servaient de matière pour pratiquer Thumilité , il avait néanmoins deux principaux motifs , qui étaient conmie les deux pivots sur lesquels roulaient tous les sentimens qu'il avait de cette vertu et toutes les pratiques qu'il en faisait et conseillait aux autres.
Le premier était la grande connaissance et les vues toutes singulières qu'il avait des infinies perfections de Dieu et des défauts des créatures , qui lui donnaient sujet de tenir pour injustice de ne se pas humilier toujou» et en toutes choses, attendu la condition misérable de l'homme et la grandeur et sainteté infinie de Dieu. Yoici en quels termes il en parla un jour aux siens : c En vérité , Messieurs et mes Frères , si un chacun de nous veut s'étudier à se bien connaître , il trouvera qu'il est très juste et très raisonnable de se mépriser soi-même. Car si d'un côté nous considérons sérieusement la corruption de notre nature , la légèreté de notre esprit, les ténèbres de notre entendement , le dérèglement de notre volonté et Timpureté de nos affections ; et d'ailleurs si nous pesons bien au poids du sanctuaire nos œuvres et nos productions, nous trouverons que le tout est très digne de mépris. Mais quoi? me direz-vous, mettez- vous de ce nombre les prédications que nous avons faites , les confessions que nous avons entendues, les soins et les peines que nous avons pris pour le prochain , et pour le service de Notre-Seigneur? Oui , Messieurs , si l'on repasse sur les meilleures actions, on trouvera qu'en la plupart on s'y est mal conduit quant à la manière et souvent quant k la fin; et que de quelque façon qu'on les regarde, il y peut avoir du mal autant que du bien : car, dites-moi, je vous prie, quepeut-on attendre de la faiblesse de l'homme ? qu'est-ce que peut produire le néant? et que peut faire le péché? et qu'avons-nous de nous*
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mêmes autre choee, sinon le néant et le péché? Tenons donc pour certain qu'en tout et partout nous sommes dignes de rebut, et toujours très méprisables k cause de Topposition que nous avons par nous-mêmes k la sainteté et aux autres perfections de Dieu , à la vie de Jésus-C3irist et aux opérations de sa grâce ; et ce quinous persuade davantage cette vérité est la pente naturelle et continuelle que nous avons au mal , notre impuissance au bien , et l'expérience que nous avons tons que , lors même que nous pensons avoir bien réussi en quelque action , ou bien rencontré en nos avis , il arrive tout le contraire , et Dieu permet souvent que nous sommes méprisés. Si donc nous nous étudions k nous bien connaître , nous trouverons qu'en tout ce que nous pensons, disons et faisons, soit en la substance , ou dans les circonstances , nous sommes pleins et environnés de sujets de confusion et de mépris ; et si nous ne voulons point nous flatter, nous nous verrons non seulement plus méchans que les autres hommes , mais pires en quelque façon que les démons de TEnfer ; car si ces malheureux esprits avaient en leur disposition les grâces et les moyens qui nous sont donnés pour devenir meilleurs , ils en feraient mille et mille fois plus d'usage que nous n'en faisons pas. i
Le second motif était l'exemple et les paroles de Jésus-Christ qu'il avait toqours en vue , et qu'il exposait aux yeux d'un chacun. Rapportant un jour sur ce sujet, dans un discours qu'il fit aux siaas , ces paroles de Jésus-Christ : c Apprenez de moi que c je suis humble de cœur; > et ces antres: c Celui qui s'humif liera sera exalté, et celui qui s'élèvera sera abaissé; t il SQOuta ce qui suit : c Qu'est-ce que la vie de ce divin Sauveur, f sinon une humiliation continuelle , active et passive ? Il l'a tellec ment aimée, qu'il ne l'a jamais quittée sur la terre pendant c sa vie; et même après sa mort , il a voulu que l'Église nous ait c représenté sa personne divine par la figure d'un crucifix, afin c de paraître k nos yeux dans un état d'ignominie , comme ayant c été pendu pour nous ainsi qu'un criminel , et comme ayant c souffert la mort la plus honteuse et la plus infâme qu'on ait pu f s'imaginer. Pourquoi cela ? c'est parce qu'il connaissait l'excelf lencedes humiliations , et la malice du péché contraire , qui non ff seulement aggrave les autres péchés, mais qui rend vicieuses c les œuvres qui de soi ne sont pas mauvaises, et qui peut infecter II. 26
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M. YMeeht «7«tiit l'esprit ettetsoeuir i«m{)H siè c^s^èëtii «HÉids et (NHSStm iMéh de l'famiiMté , H Y)« fïitft pà^ s'étotûèr si efa ttiutes renbofltiw il ténoignait tant d'cisfiiiè fMt èéftè veftn, et fi'îl s'effi^t^ êB la plairi«nr tmo avant Datts kas e«eurs tie toutes lM)rtl» tle pereanBèS', palrdtaKèlrement ^ «fes ^ê^c^ lettf^tta^, <àfih ^'èle ^ fyAt jeter de f^tofondes nfeiiie^. YHfHk êA ^(^«felk utérines II
leur e& paria Xm 'jwA :
^ L'immHîtëestiimVermsî ai!i(dê,^ÉBMSfieMifi li^^ ^ t|«e nom «'y Mirions âsset ^eh^t : c%sl la vc!^ Se ièfn^- X (Hit'Mi, h verm de ea «aimé M«fl^^ ta VémL dèfs ptoë gi^d's BaÎBfs^ 'ei'enim c^st la Vf^VH dé^ Mtd^é^inreift. mifi% ^Hé ^isîe?iefrie ref^iwdsN je l^1fh%i(«e¥6rift^^e MAm l'e^J^âif^ ; et qet^nfl j'ai dîl que e>étAilfa verta (fe^ )nl!»é^^n%{M6,f éètènds ^fre è*e^ k veitH lient ils Mt phit ^ ^m(M , el d^rit % àôîvëfit ^iMt ufa très entent désir : car isme^live m^^p^Se,, •*pîî estfeiettiièî^ tfe tofales , Bè doil être tattàêe ifiè feur l^ftiêAfté , cominfe ^er sa VerCe propre; abe^ÈoreiA fto«teUè ft^Mf&Mafs ¥ïeiit]ifi Tailles in av dedans ni aàdehoi<s; ^i Sàfts lliMftiSlë AMiè n^ dèvt)n8 atlendre auennaMane^meni fMW*b43Wb , M «Mcùii jfiiFbfll envers le prochain. 0 Sauveur ! donnez-nous donc cette i^infe vmn s fbi 4008 ^preptes ^ veift àVCft^jMMBe kû ttlîWiAe , et t|ne v6us chériBsefc avee tant dWec^o^ ; ^ "vWife , H^etti^ , saehec ^qw cehri ^ïâ v€M ^ng M v^Mfafete tMiliMlMik'e 96?t travailler sans ceshe k at^fvérfr eeitè vèità > <A%%'y fterfèéâfAiit^; et Mutent sfe donner de ^aifde 'de tcMm hÈ peufsëës d'cli^èil; d'ariitntîdli et de vvncés 'eoMRie "dés p%s ^Mo^ «èttènifis '(^H pnîsaè ayoïi* ; leur cmrir tm MsflSeM^tls pfsi*ài^^t , ))Mf)es fexteiUfilter, vt TcAler «^gneoiMftëm pëtk M Tifhr donWsh lio- «we entrée. Oui) jelè dis defê^ef , éfne^i nous somiiïés V^ritaMesfliiteièlmireBs okafemi de ^tMil^'tto «Wn ^f>jM9eiitier dôit*èti^ bien luse ^n'oh Dtms#eane pott* des éisfprfts ^u\Vèh et titëdffs , pour des 'gensêai» veiVa^ ^û'dn ITofift^alfè 'èdiMb^e dès f gnfèrïtis ; fu'on nous iafiriè et mèprtBè , ipi'M «io% Vèp^of^e tb^ 'fléfêi^ ; et qu'ob nous ^nbNe cofàriafe fDsnfi^tfrltfbles pdWrtos itdsHïf» et impéxfec^nm. iè pSB^ Mcoîre ^ife aViH]^t , et }fe dii^ '^è Ubift devons être Men Sfi^es ^Vyn dl^ 'de %(Mre Vdn^égatfMi e& géflféral ^ 'elle est inutile 'ïi TÈ^ife, %*6nfe'est eompo^dë paAvres nem , qu'éHe tenait «»al en tout tje ^'e!fe%fi*e(rtrWfd ,
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fMSO cnipim ée ià eaiiip^[ii6 toAl sioft froU^ ï&b «émiaaires sans frâce, les ordfaiatioiis sans ordre. Oui, si nous avons le véritable esfrit de Jésos-Ghrist, mus deviens agréer d'être lépatés leb qoe je tiens de dire. Maîs^ répliquera qualqu'uq, iloii^ur, qii'est*ce que von nous dites ? Durus esi hic sermç. Il est irai) je tous l'avoue, qae cela (est dar à la aatare, fi qa'il M est bien difficile de se persuader ^'elle a mal iait^ j^ eacore plus de souffrir qa'<Hi le croie, et qu'on le lui r^oç^e^ : mais aussi celu est bien faeBe à cdnprenâre k uaeâae qui |>o^s6Aela vraie buntité^ H qui se cennalt telle qu'eUe est ; et laut s'en hM qu'irite s'en atttrisie^ qu'au eentraire elle s'en i^^ouit, et 0U très eoatente de roir que tpat ses buieiliaûons et pa* ^a pfiîtesse > Keu soit exalté cft gioridé. ie sa» bien que Noice^^f aeur faii la jgiica à phiûeurs de la c^mpd^gm d'allor à lÂr^d'ailes ài celte vertu , et d'animer lears actions du désir de \e^T propre aaiautîsseaKni et de l'affi^tion 4e se cacher et de se conlbftdre : mais il faut deoumder k Dieu qu'il fasse la même fiâee à tous les aaires, afin que nous n'ayons point d'autres préteiMîett que de fions abs^er ^ anéantir pour l'amour ci pour la gioii% de Dien , et qfu'ei^ k Vertu propre 4e la Missiqn mk llmnffilé. Pour vous y afteiiataner davantage , remarquez «e qw }e vais fous dire , qili est ^pe ai jamais vous avez oyï racelcir par des pecsoniies du dehors quelque bien qui ait été ùit par la eempagnie^ vous troiiviMrez que lî'est parce qu'il lei}r a pai« en eie quelque ^le imafe d'humilité ^ et qu'elles lyi em v« piuCiqosr quriqnes actioas basses m abiîeetes , comn^e ë'intrain fas paj^uu», et de servir les pauvres : de même ^ ^i vOTs veyez les ordîMiis sortir de leurs eiereiees édifiés 4e |a tnaîMi^ si vemy prcMz bien garde, vous receanaitrex qi^e c'est parce qu'ils y oat lemarqué iane manîèi» d'agir humble «t maple ^ qui est «ne «enveài^ pMr ^x^ et un oharme et atlrajt peor tMt ie Mofeide. de eais qu'eu la 4ernièfe orctination^ un éeeUnastîque qui était oéabs auK etencices a exprimé daw qn éerit qu'il a iaisBé par mégarde les $;rands senlimeas de pâéié qu^ iMqport^t de céans ^ pour quelque ieialwe d'humilité qu'^1 y avait apetf ue. > Uie autre fos partent de nMtmèmé vertu aux siens : < Faites t «tientien^ kwr A41^ h la lecommaindation qoe l^otre-Scigaeur
^ WMS 11 a #Miê?«r «^ fttiNte : At^ireoea 4e n^ que je «uis
humble de cœur ; et le suppliez de vous en donner rintelligence. Que si tant est qu'il nous enflamme seulement du désir des humiliations, ce sera bien assez , quoique nous n'ayons pas la connaissance de cette vertu telle que Notre-Seigneur, qui savait le rapport qu'elle a aux perfections de Dieu son père , et k la vileté de l'homme pécheur. 11 est vrai que nous ne verrons jamais cela que fort obscurément pendant cette vie ; mais nous devons néanmoins avoir confiance parmi ces ténèbres, que si notre cœur s'affectionne aux humiliations. Dieu nous donnera l'humilité, nous la conservera, et l'accroîtra en nous, par les actes qu'il nous en fera faire : car un acte de vertu bien fait dispose pour en pro* duire un autre ; et le premier degré d'humilité sert pour monter au second, et le second au troisième, et ainsi des antres. Souvenez-vous , Messieurs et mes Frères , que Jésus-Christ parlant du publicain humihé a dit que sa prière avait été exaucée ; que s'il a rendu ce témoignage d'un homme qui avait été méchant toute sa vie , que ne devons-nous pas espéra , si nous sommes vraiment humbles ? Au contraire , qu'est-il arrivé du pharisien ? c'était un homme séparé du reste du peuple par sa condition , qui était comme une espèce de religion parmi les Juifs , dans laquelle il priait, il jeûnait et faisait beaucoup d'autres bonnes œuvres, nonobstant lesquelles il ne laisse pas d'être réprouvé de Dieu ; et pourquoi cela ? parce qu'A regardait ses bonnes œuvres avec complaisance, et qu'il s'en donnait de la vanité conune s'il les eût faites par sa propre vertu. Voilk donc un juste et un pécheur devant le trône de Dieu ; et parce que ce juste est sans humilité, il est rejeté et réprouvé avec ses bonnes œuvres; et ce qui paraissait de vertueux en lui devient vice ; au contraire , voilk un pécheur lequel, reconnaissant sa misère et touché d'un vrai ressentiment d'humilité, se tient à la porte du temple , frappe sa poitrine, et n'ose lever les yeux aux ciel; et par cette humble disposition de son cœur , quoiqu'il fût entré dans ce temple coupable de plusieurs péchés, il en sort néanmoins justifié , et une seule humiliation lui a été un moyen de salut. En quoi nous pouvons reconnaître que l'humilité , quand elle est véritable , introduit en l'&me les autres vertus , et qu'en s'humi- Kant profondément et râcèrement , de pécheur qu'on était , on devient juste. Oui , quand biœ nous serions des scélérats , si nous recourons ï l'humilité, elle nous fera devenir justes: et ai coa-
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traire , qaoiqae noos fussions comme des snges , et qae nous excellassions dans les plus grandes Tortns, si toutefois nons sonunes dépourvus d'humilité , ces vertus n'ayant point de fondement ne peuvent subsister ; et étant ainsi détruiles , faute d'humilité, nous devenons semblables aux damnés qui n'en ont aucune. Retenons donc bien cette vérité , Messieurs ,. et qu'un chacun de nous la grave bien avant dans son cœur, et qu'il dise, parlant à soi-même : Quoique j'eusse toutes les vertus , si toutefois je n'ai pas Thumilité , je me trompe ; et pensant être vertueux , je ne suis qu'un superbe pharisien , et un missionnaire, abominable. 0 Sauveur Jésoft-Christ , répandez sur nos esprits ces divines lumières dont votre sainte âme était remplie, et. qui vous ont fait préférer la contumélie à la louange ! Embrasez nos cœurs de ces affections saintes qui brûlaient et consumaient le vôtre , et qui vous ont fait chercher la gloire de votre Père céleste dans votre propre confusion. Faites par votre grâce que nons commencions dès maintenant k rejeter tout ce qui ne va pas k votre honneur et à notre mépris , tout ce qui ressent la vanité, l'ostentation et la propre estime* Que nous renoncions une bonne fois ponr toutes à l'applaudissement des hommes abusés et trompeurs , et k la vaine imagination du bon succès de nos œuvres ; enfin , mon Sauveur, que nous apprenions d'être véritablement humbles de cœur par votre gr&ce et par votre exemple, i Un matin , au sortir de la méditation , ayant demandé k l'un des siens, en présence de la communauté assemblée, quelles pensées il avait enes en sa méditation, et celui-ci ayant répondu qu'il en avait passé une partie en quelque peine d'esprit , alors prenant sujet de parier k toute la compagnie, il lui dit : c C'est une bonne c pratique de venir an détail des choses humiliantes, quand la c prudence permet qu'on les déclare tout haut, k cause du pro-
< fit qu'on en tire , se surmontant soi-même dans la répugnance c qu'on ressent k découvrir et k manifester ce que la snperbe vouc drait tenir caché. Saint Augustin a lui-même publié les péchés c secrets de sa jeunesse,* en ayant composé un livre, afin que
< toute la terre sût tontes les impertinences de ses erreurs et les c excès de ses débauches. Et ce vaisseau d'élection, saint Paul, c ce grand apêtre.qui a été ravi jusqu'au ciel, n'a-t-il pas avoué.
< qu'il avait pers^duté l'Église? U l'a même couché par écrit, afin
r que jttpcpf'k fat cwanmatum de9 ëèetea oa s6t çi'S %^ été> im p«rsé€nt6ur« Certes , » oa ii'e^t \ievk sittentif sur ftûi-iiiêii# , et si ei> M* «e fak gnd^oe vMeoefi pww déeburtt ses nwèrei^ et se^déftrtfts, on ne dira qiifi te» eb04i9 fui peuvaiMl faire oMôiw, et (m OQehera celles qni donneot de la ewfiiâou; c'est œ ^«e nous avons liérilé de notre premier pèffe« Ad^^^ lequd, a^ès avoir (tfensé Dieu , s'db cacher.
c l'at fait diverses fois la visite m quelqn^^ maiaons de religieuses , et j^aî sonvBBt denandé à plnsieurs d Wre elles pcmr quelle vertu elles avaient plus é'estiw» et 4'attrait; je le demandais même à celles que )e savais avoir fUm d'éloi|;DemeDt dos humiliations ; nuûs à peine , entre ^ingl, en sd-je trouvé une qui ne ne dit qoe c'était pour VhumNté» taftt il est vrai q^e chaenn trouve cette vertu belle et wmable, D'oà vient donc qu'il y en a si peu qui l'embrassent , el encore noins qppi la possèdent? C'est (fu'on se contente de la c<»Mtdérer » et on ne {«end pas la peine de l'acquérir : eHe est ravissante dsM la spéenUtion, mais^ ds»s lu pratique elle a un visage désagréable ^la aatitfe; et ses exercices nous déplaisent , parce qu'il» nous pf^rtent ^ choisir toujours le plus bas lieu ^ k nous mettre a«»-dessQus d^ autres et même des moindres , k souffrir les calomnies t chercher la mé-« pris^ aim^ l'abjection, qui sont choses pour lesqjaelifs naturel^ lemeiit nons avons de Taversion. Et parteM il est néeeasairo qu& nous passions par-dessus cette répugnance » et q[ue chacun se fasse quelque effort pour vemr h FexercÎGe aeHiiri de ceHev^rtu, autrement nous ne l'acquerrons jamais. Je sais bien que « parlai gthee ée Dieu , il y en a parmi nous qui pratîijuniit cette difvînft vertu , et qui noa seulement n'ont aucune bonne opisioa^ w de leurs talens , ni de leur science , ni de leur vertu ; mais qim afea* timent très misérables , et qui veulent étie reeouuB ponc tels ^ et qui se placent auKlessous de toutes les eréatares : el H fauW que je confesse que je ne vois jamiais ces personnes qu'^ea ne me jettent de la confusion dans l'àme; ear elles me Senft ua reproche secret de Fargueil qui est en moi , abominable qM j^ suis ! mais ponr ces âmes, elles sont tû^|mlrs contentes , et leus joie rejaillit jusque sur leur face , parce qoe le Saînt4£sprit ^ qui réside en elles, les comble de paix , en sorte qu'il n'y a rien qui r soit capable de les troubler. Si on les coi^edit , elles acquies^ t cent; si oa les calomme, elles le «»nflreBt;ii<pka.<MUÉef
ti«q8itQUe&«^^ayk»|tiio)(W<JÉn)« pAïur difieib «ne ^ «pe
Viiir«ia.ii^MJra»lfii'^ (M»fiiMnÉrd«raittigfi4^1'hiuiittlé, ^ ^l«»iwe iftç«mr ^|lmk> «I \f» iMdre iîittiâfltorâattaéa 4^bta : de mrt» Qu'elle» n'fM %«io» auamî à ooaihatire qne^
\ie) vfm «ui «M^Wi mim» k» tim gruéitakl» fui 8|qI mi Ia>
rés, et ceux-là à se cifiîNi te inûteun it te ^wteÉieft. Cl^t jpwEipiM B«P 9v«M vmi ai«et dft pntr Uqu qn'it te (date Ml» gamMlr <t pr^rvci 4q qq peniictett viM> qw fsi ctu- U»t p^» ^ «rwdf» m^vm^y «vm6 tom vue isfiteitei aai«r<dî« ; e| fm B«Uftd«¥«QiiWB tote su naa gMute, ai fi4re f0 i^fl^raM^ 4» S» k «MÎ la mlm OMVOVipMBMft vaul partar: M elle wm ^v# , ^iatew»-aoM ; ai aUt iHwa ûxfiàa au déagra # yaatm^ de MIHh9ii(iiQI > paDSOoa k nptn fmbteae; ai an AÎw de pvraUfe, ca<àopa n «ui aoiia pam £|îi^ MiaaBqiieff , «t pa^érws te «»ti<m bawfia tt Yite k ealte fui aat da l-^olat al qui aont tKmMraUaa. fMrnx leaMfooa aoniaol k l^amour de nalr^ ^i^ecltef «ni ^Ihb Mlîiga amiid powr lapa aaeilf^ k €(mwn de ^wiUabte agitatâont qaa caite peMte maHuMirettae c fie ^(sm avoua k Torgnail nana «naoîta iacaaaanaiani : pnaus Notr^Sçigoasr qu'il ait afiéadte de jaaw attirer apaèa lai par )e «abrite daa temilteiaia adarabte éê 9ê m et àe sà aaaat. OSMAa-te, chacnn fowiét at aaltdainuaaBt te ws pour te amci» , iMte eelte qse «oia «Mrraia pi^Uipiar , M paatana-
fondre. >
. Vm a»tre Mb , fwiant êbsl mémm aar la ai^ 4e xa 4111 # 'itait dil 4p!» «aa lamifiîwMa ; # £(Qa IteiiaMate ^tf^teiafitiquaa^ « «'i%iaeiai)tei ici, ter ^îki^ iffiiatf fmir iWiat de ieurianbaiÉte , 4. «sndl «tealar^ 4)$ qw àteoi* ^^MraPiAmiiiqiiid^&jEafliiia d^ • Sm M. ria^.fUiar^ qui ^tJMt^e ta^ ooinpa^aîa ; .ai mt» a^tiltta c ««tes^ 4S»^ym ^.m^4m pte«»iiii4^te jte ^e œ «sasd « mviiem da Hte <riiÉtoit<>liianiraww«t.ki^jtYttrpar aasyaBote,
el qn'entre tontes les vertos fl s'étadiait partlcidièraaiait k pratiquer rhmnilhé. Or, pendant qu'on parlait, je considérais les tsÂ)leaux de ces saints personnages qui sont en notre salle, et je disais en moi-même : Seigneur, mon Dieu , si nous pouvions bien pénétrer les Térités chrétiomes comme ils ont fait , et nous conformer k cette connaissance , oh ! que nous agirions bien d'une autre manière que nous ne faisons pas! Par exem-' pie, m'étant arrêté sur le portrait dubienheureux évèque de Genève , je pensais que si nous regardions les choses du monde du même ceil qu'il les regardait, si nous en parlions avec le sentiment qu'il en parlait , et si nos oreilles n'étaient ouvertes qu'aux vérités étemelles non plus que les siennes , la vanité n'aurait garde d'occuper nos sens et nos esprits, t Mais surtout, Messieurs , si nous considérons bien ce beau tar bleau que nous avons devant les yeux, cet admirable original de l'humilité, Notre-Seigneur Jésus-Christ, se pourrait-il faire que nous donnassions entrée en nos esprits k aucune bonne opinion de nous-mêmes, nous voyant si fort éloignés de ses prodigieux abaissemens? Serions-nous si téméraires que de nous préférer aux autres, voyant qu'il a été postposé k un meurtrier? ÀurionsHuous quelque crainte d'être reconnus pour misérables , voyant l'innocent traité comme un malfaiteur , et mourir entre deux criminels comme le plus coupable? Prions Dieu , Messieurs, qu'il nous préserve de cet aveuglement ; demandons-lui la grâce de tendre toiqours en bas ; confessons devant lui et devant les hommes que nous ne sommes de nous^émes que péché, qu'ignorance et que malice : souhaitons qu'on le croie, qu'on le dise et qu'on nous en méprise. Enfin ne perdons aucune occasion de nous anéantir par cette sainte vertu. Mais ce n'est pas encore assez de s'y affectionner et de s'y résoudre, comme plusieurs le font ; il faut se faire violence pour venir k la pratique des actes, et c'est ce qu'on ne fait pas assez. » Un prêtre de la Mission travaillant dans l'Artois, d'où il était originaire, fit imprimer de son propre mouvement un petit abrégé de l'Institut de la Ck)ngrégation de la Mission ; ce qui ayant été su par M. Vincent, il en fut fort touché, voyant que cela était fort opposé k cet esprit d'humilité qu'il s'étudiait et s'efforçait en toutes manières d'inspirer à tous les sujets de sa compagnie. C'est pourquoi il lui écrivit en ces tormes : c Si je suis consolé d'un côté.
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c apprenant que vous êtes de retour k Arras , je sois fort affligé de
c l'autre , voyant l'impression qui a été faite en ces quartiers-lk
ff de l'abrégé de notre Institut : j'en ai une douleur si sensible,
< que je ne puis vous l'exprimer , parce que c'est une chose fort c opposée k l'humilité de publier ce que nous sommes et ce que t nous faisons ; c'est aller contre l'exemple de Notre-Seigneur , c qui n'a pas voulu que , pendant le temps qu'il a été sur la terre, t on ait écrit ses paroles ni ses œuvres. S'il y a quelque bien en c nous et en notre manière de vivre , il est de Dieu, et c'est k lui de c le manifester s'il le juge expédient. Hais quant k nous , qui c sommes de pauvres gens ignorans et pécheurs , nous devons nous c cacher comme inutiles k tout bien , et comme indignes qu'on € pense k nous. C'est pour cela , Monsieur , que Dieu m'a fait la
< grâce de tenir ferme jusqu'k présent pour ne point consentir
< qu'on fit imprimer aucune chose qui fit connaître et estimer la
< compagnie, quoique j'en aie été fort pressé, partieulièrement
< au sujet de quelque relation venue de Madagascar , de Barbarie ,
< et des lies Hébrides ; et encore moins aurais-je permis Timpres-
< sion d'une chose qui regarde l'essence et' l'esprit , la naissance c et le progrès , les fonctions et la fin de notre institut. Et plût k
< Dieu , Monsieur , qu'elle fût encore k faire : mais puisqu'il n'y c a plus de remède, j'en demeure Ik. Je vous prie seulement de
< ne plus jamais rien faire qui regarde la compagnie sans m'en
< avertir auparavant. >
Ce serviteur de Dieu vraiment humble ne se pouvait lasser de répéter et d'inculquer k sa compagnie ces belles leçons de l'humOité. Voici comme il leur parla dans une autre rencontre : < Dieu c ne nous a pas envoyés pour avoir des charges et des emplois c honorables , ni pour agir ou parler avec pompe et avec autorité ; c mais pour servir et évangéliser les pauvres , et faire les autres c exercices de notre institut d'une façon humble , douce et famic lière : c'est pourquoi nous pouvons nous appliquer ce que saint
< Jean-Chrysostôme a dit en une de ses homélies , que tant que c nous demeurerons brebis par une véritable et sincère humilité , c non seulement nous ne serons pas dévorés des loups, mais nous € les convertirons même en brebis ; et au contraire , dès le moment c que nous sortirons de cette humilité et simplicité qui est le propre
< de notre msUtut , nous perdrons la grkce qui y est attachée , et c nous n'en trouverons aucune dans les actions éclatantes ; et
certes , n'esUl pas ju&te q^'ua iiÛ8si«ui9H^ft'estJWJ(^<^ dans sa petite profession de la bénédiction du CiçL^ et de Tap-. probation et estime deshomiueB , soit privé de l'une et de l'autre^ lorsqu'il se laisse aller aux œuvres qui se ressentent de Tesprit du monde, par Féclat qu'on > recherche, et qui sont 0]^pQséi^ \ Tesprit de sa condition? N'y a-t-il pas sujet de craiadra cju'il n^ s'évanouisse dans le graud jour , et qu'il ne toiobe dansJe déxéglement , conformémapt à ce qui se dit du sçirvittiuç dexepii maître t qull est devenu en mêm^ temps fter etinsuppprtable? Feu Mgr. le cardinal de CéruUe , ce graud fl^viteuc de Qiev i^ avait coutume de dire qu'il était bon de se tenir'bas» que le^ moindres conditions étaient las plus assumées» et qu'il y avait j^ ne sais quelU malignité dans les conditions bautçs et i^l^vées ^ que c'était pour cela que les saints avaient toujours fui lea di-. gnités, et que Notre-Seigneur, pour nous convaittcra pv son exemple , aussi bien que par sa parole , avait dit en parlant de^ lui-même qu'il était venu au moude pour serw « el non pour être servi. »
Il tenait pour maxime que rbumililé était la raeme de la cba-. rite , et que plus une personne était humble , plus aussi se ren-. dait-eUe charitable envers le prochain. A oe sujets parlant uo jaar aux siens , il leur dit : « Depuis soixante-sept ans que Pieu m^ souflTre sur la terre , j'ai pen&é et repensé plusieurs fm mx, moyens les plus propres pour acquérir et cpu^ver l'umou et, la charité avec Dieu et avec le prochain ; mai^ je u'eu ai point trouvé de meilleur ci de plus efficaçç qu£ la sainte buuûUté r de s'abaisser toi^ours au-dessous de tous les autres , pt |uger mal de personne , et s'estimer le moîncjre et le pire de tous. Car c'est ramour-propre et l'orgueil qui nous aveugle , et qui iious porte k soutenir nos sentimeas contre ceux de uotre pjco* chain. t
Il disait une autre fois : c cjp^e nous ne devioos jamais jeter les yeux ni les arrêter sur ce qpi'ily a de bien en uwçi m^î% nqu% étudier de conpaitre ce qu'il y a de um4 ^^ ^ défectueux ; e^ que c'était Ik un grand muyen pour conserva yhumiité, l[ ajoutait que ni le don de convertir les âmes , ni tous )e» autres» talens extérieurs qui étaient eu nous, a*éiaie{U p^ i^âur n^i^u^ ^ que nous n'en étions que te&port^ai^, et qu'a^vec tout if^la, onpouyaii ]tm ^ ûvxtiktt ;; et i^actant quf^ p^fgoiM^ %# d(H^
^ MlliMir»iiMMiif4iîiewa*î-Bié^
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