CHAPITRE XXI
SON ÉGALITÉ d'esprit.
L'égalité d'esprit est une des marques plus assurées, ou plutêi un des pins excellens fruits de la parfaite mortification ; par le moyen de laquelle on acquiert un tel empire , non seulement sur ses s^is ettérieufs , mais aussi sur tpiis les oMMiYemens intérieurs de son
^ 497 ^ àme , que tout ce qui se passe au dehors , et tout ce qu'on peut ressentir au dedans , n'est point capable d'apporter aucun trouble k celui qui s'est rendn possesseur de cette vertu : de sorte qu'en la partie supérieure de son àme il jouit d'une continuelle tranquillité^ et demeure toujours dans une paisible possession de soi-même ; et quelques accidens qui lui puissent arriver, en quelques rencontres d'affaires qu'il se puisse trouver , et quoi qu'on lui puisse dire ou faire, rien toutefois ne le peut altérer ni ébranler : on voit toujours reluire une même sérénité en son visage , et une même retenue en toutes ses actions et en toutes ses paroles ; sa voix ne change pas seulepient de ton, et son cœur, demeurant toujours dans une même assiette, conserve tout le reste de son intérieur dans une constante égalité , qui se fait même connaître k l'extérieur.
Yoilk un petit crayon , quoique bien imparfait, de l'état auquel M. Vincent était parvenu , ou plutôt auquel il avait été élevé par la pratique de toutes les vertus , dont il a été parlé dans les chapitres précédens , et particulièrement de la mortification qui semblait lui avoir parfaitement assujetti tous les mouvemens de ses passions , en sorte qu'il n'en recevait aucun trouble ni altération , retenant toujours son esprit dans une sainte égalité, qui se faisait connaître même sur son visage et sur toute la composition de son extérieur.
Or, cette constance et égalité d'esprit de M. Vincent s'est rendue remarquable : premièrement dans sa manière de vie toujours humble et portée k la piété et k la charité , sans avoir jamais été interrompue par aucun désordre de jeunesse , ni par le relâchement au progrès de la vertu , non pas même dans le déclin de son âge, et dans sa caducité. Il allait toujours son train ordinaire dans les actions spirituelles et dans la voie de la perfection , marchant droit k la suite de Notre-Seigneur, et portant les siens k la pratique des maximes de l'Évangile et des règles de leur état, dont il leur donnait l'exemple en tous lieux et en tous temps , dans la tribulation et dans la consolation , dans la santé et dans la maladie , dans les grandes froidures et dans les excessives chaleuns , parce que toutes ces choses lui étaient égales devant Dieu : ce qui 30 peut dire de même de tout le reste. L'on a souvent remarqué qu'en quelques afiTaires qu'il fût occupé , et même dans la plus grande presse et foule des importunités , dont il était quelquefois accablé) û néanmoins quelqu'un venait pour l'interrompre et lui
piiijflt Ae (tMsqviiliié 0^mmt «r'M JiMkC ^iMcvm «tHre «flMi«, ce
maioieiiflit «son «furk. Ëlte «'est M^coie Ail fttpaftre flm merveM* leuae *d«D6 da «(Hislaaoe «i^ec (toqiiQlle 4 4l ^né^éré e a 4oiit^ a«ti»prim4ft4)ieeqNiilîeiM4efnélé ; 4s'<éiaiiii€ee8MMMfit appfiqaé M aerviee 4^6 pauiwes , kflMiBlnictioA^efi peuples , ^ mx ffioyens 4e tpMéelMiiiier l'îlot MdlésiasC^iie , tdms fanais ^éaisler 4e ce M'tttwafit4iMl4iis'bieB<;i(nviiiea6éc tf^/'a-paMC délamé «ne elK>9e {Mpraii4>oiiMi6noar«ne4wipe, «it ^eartM <aiMl 4e firandea iraifes qirïl <i oMtwipitîrOT , ||i m'4Mk a afrattdoMé aoeiiBç a¥afi!t 4e leœps ; nwal ieaa «MMa aMlennea «I povmdviea ^qvea m bant, et avec une égalité à^mpiH et ue oMiemnee «ler^^lleiiae, ooBeb- Mettes .eeitradieieiia, iraveisea ^ jieEaéoiMiMa, 'Çih affemisgaieiitMB^ovagei aiilie«4e)l'ébiiiider.
ilipBioe4(H<eal4'»maBt'piaa«4iBisAle^'SI ealftasmepanm iea hoMiir , #st «que M. Vincent «a ^eMaervé -oelle égattlé 4'eaprit paoHilwtea les inégiilîtéa 4'eflapl(»6 et â-glMrea , ^ «éme 4aiM IMS to «eoea9aBieB8 -qu'il a eva 4mm 4es 'OMflelte 4e le»» tf ^^ et xet <aîr 4e «eottr qui est ^ péuélpaiit , qu'A neae trouve praMpie MCI» eapiAt, ^fucAque tot qir*â fiâaae^tro, qrf n'en Maseole quelque altération , n'a jamais fait aucune impression sivcrfai 4e M. VinoMt , lequel était mm\ 4rMiqi4He et ««êutiilll fdsm 4a feule èw ^courtisans eowwne^n 4a oo»pagâie4e «es BttissioMtfms , uusflfi iNHUble 4aBs la «MMouaicalien avec les fmâs eemme éèia& la ^xttversalMfi anee 4es ^tîls : en sorte que4eu6 4ese«pitois ^*fl a Ms4flBS les «Mscâls, pendam pkuâeun aonées^iie M ont f^îen Mt 4«mtter4e ees eMaeiiees erâinaîres , ni 4e ison respeet let 4e sonafblHIiléenwrs m (fbacm.€e que een»14ëranttin)<niriHi4rès wi^ueuK prélat qui t'était yenn <v%âter ^ Saint-Lazare , et a4nnraiit parâoufièr^nent une ^ -grande immilHé dans un iiomne élevé i 4es empMs^ 'honorables et si importans , et qili4^aiHeursétiSt supérieur général d'une 'Cmgrégvtion et instituteur 4e (Ausieurs compagnies , 'ilne|>uts'eropêcber de dire : <4f . Vincent est toujours M. Vincent, • c'est-li-dire , aussi 'humble, aussi afffiaMe, et «use prompt k servir un chacun , qu'il était avawt que d'être emplojFé aux affaires de 4a cour ; ifaisant menlir le proverbe ^ui dît <[«e k^ honneurs changent 4es mœurs.
41 a /ait encore particuNèrement par^itre ceMe 4gafité ^fiispnc
le service de Diea : et comme pIu»ewB ami'^oofi 4e jL^ |lfî&sîoii ataient là pfa» gsaorie paitie <fe iaïur étotofegemeoi ngPtjiHir aut di- Mi^ idkiiwMes du cei« craune «iirleg ^des , 4:ocbes, ea^nr^s^eg ^t autaM seoddables:, on l«i it^uiit souvent dîne qu'M ep avak ser tnmcfaé an «{«artier^ qœlqiiiefoia deiuc ^pacUers , et ^ppljpiffoiip -leut «M MBée : H. pendant te guerres ^ tai ap{M>rtaii guelqo^ feÎB la nouvelle qH'«ae fenae avait été pil^, fue les cbeva^ix e;t ^iDesiieaiiaÉa avaient été enlevés, 4Mil)ie& qu'il était arrivé quekmes antres pertes et fâcheux accidens ; et en toutes ces reocoittras ap ne M MttftdaîC dire auti^iCbose, sÂaoo : » Dieufoit loiué, il faut .9 Aous «MunetUe k sa volonlé eit agréer .to<U ee qu'il lui plaira voqs f esmoy&t. pEih plus grMde plainte qu'il aUiwaisXaite Xiit cle dire : < Je penae qu'eniu nous serws iKMp^jûats d'atter vicafi^r $ parles vilbues 9 « tteu n'a pitié dèimus. »
Mais son ég^dité d'efl^Mrit B'est fait v<Hr pjurticttUèrefaeut dans la BCBOontfie de la perle de cette fenne doot il a été parlé au cliapitoe jdix^aîl ; car coaune .ea lui <» evft apporté ta nouvelle, la jpremiène parcdé qa'il dit fat ceHe-ci : Béni soit Dieu : ce qu'il r^é^ duq ûttfiix fois , et CD mène temps s'eu aUa à l'église, où il demeura qvdqM teaips i gnoux devant le Saii^siicrejneat. Qr ce quifeadeetie égalité d'em)riifiltis adnurable en eette rencontre, est qu'il ne s'attendait ndleôent à celle perle, iq)cès le senUoient (Je huit avocats 4es pfais fameux du parleneat de Paris , lesquels avaient été consnkéa sur œ sujet, qui tous unanimement avaiept ârawi que le drait de la maison de Saînt-Laaiare était U^ Xondé et mAne le tenaient pour infiûllible.
M. Vincent fit eneore voir qnaUe était son égalité d'espnt, jk>i:$qu'S aj^rh la nonveUe dn nanfiragd jdes vaisseaux que &u M- »le naséchal de la MeiHerate envoyait en l'ile de Madagascar , daps lesquels M y avait plusieurs nnssionnaiies, et <]uanti(é de harde^ , de meiddes , de livres, et de quoi subsister pendant plusieurs sginées ; toutes lesquaUes choses pésmnt, k la réserve des enfans de ce charitable père, qui furent préservés par nue spéciale protection de tteu : et néanmoins tontes ces pertes et fâcheux acôdqps ne furentpdhtcaqpsUes d'ébranler son>esprit, ni.de lui faire €b^ger la véscdntion de soutenir cette grande et importante entreipnse ; mais an ^onlvaioe il semble ipm cela ne servit que pour a¥0a^^
son courage , ayant envoyé en cette môme tle, par les Yaiifleaax qui partirent depuis , un plus grand nombre de missionnaires qu'tt n'avait fait par les précédons.
Cette même égaUté d'esprit a été aussi fort remarquable en lui dans la perte de plusieurs très bons sujets de saCongr^tion , qui ont été consumés par les travaux où U les avait engagés pour le service de Dieu : car lorsqu'il apprenait la nouvdle de leur mort , quoique d'abord fl en parût sensiblement touché, néanmoins recueillant aussftôt son esprit, et l'élevant vers Dieu, il se conformait aa bon plaisir de sa divine Majesté, et demeurait ainsi dans son
égalité ordinaire.
Voici ce qu'il écrivit mi jour îi un de ses prêtres sur ce sujet : Vous n'avez donc pas su, lui dit-U , les pertes que nous avons faites 1 6 Monsieur , qu'elles sont grandes ! non seulement pour la quantité des hommes que Dieu nous a ôtés , au nombre de dix ou onze; mais pour la quafité de leurs personnes, étant tous prêtres et des meilleurs ouvriers de la compagnie : aussi sont-ils tous morts en servant actuellement le prochain, et d'une manière toute sMttte et extraordinaire. Ce sont messieurs, etc., desquels il y en a six qui sont morts de peste k Gênes ea. servant les pestiférés, sans parier d'uii Frère; et les autres ont donné leur vie temporelle pour procurer l'étemelle aux insulaires de Madagascar et des Hébrides. Ce sont autant de missionnaires que nous avons au ciel ; il n'y a pas lieu d'en douter , puisqu'ils se sont tous consumés pour la charité , et qu'il n'y en a pas une plus grande que de donner sa vie pour son prochain , sdnsi que Jésus-Christ même l'a dit et pratiqué. Que Dieu soit donc glorifié. Monsieur , de la gloire qu'il a donnée à nos confrères , comme nous avons sujet de le croire , et qu'k jamais son bon plaisir soit la paix et le calme de nos cœurs afiUgés. Je ne vous dis pas quelle a été notre douleur en recevant cesflwh^ises nouvelles , qui sont venues presque toutes en même temps ; il me serait impossible de vous l'exprimer : vous pourrez juger par la peine que vous en ressentirez , vous qui aimez tendrement la compagnie , que nous n'en pouvions pas recevoir une plus , grande sans en demeurer accablés. » Voilk ses sentimens douloureux sur la mort de ses plus chers enfans; mais ceux qui ont m sa douce et ferme tranquillité dans ces accidens disant qu'elle étùt incomparable « et qn'eUe donnut une merveilleuse édification.
Bt» 801 h6
L'égalité d'esprit dé cet homme de Dieô fut an jour éprouvée par une grande affliction et par une grande joie qui le saisirent sabitement Tune après l'autre , sans que presque personne s'en aperçût que ceux auxquels il le déclara par nécessité. Il aivoya sur la fin de l'an 1659 quatre prêtres et un Frère pour la mission de Madagascar : étani arrivés k Nantes, ils apprirent que l'embarquement se devait faire k la Rochelle, où ils s'en allèrent, les uns par terre , et les autres par mer. M. Etienne, qui était le supérieur, voulut aller par mer , et prit le Frère avec lui pour conduire leurs bardes. La barque sur laquelle ils étaient fut durant douze ou quinze jours dans une continuelle agitation, et toujours sur le point de périr, n'ayant plus de mât, dévoiles ni de vivres; cependant on la tenait pour perdue , et on le manda ainsi k H. Vincent , de Nantes et de la Rochelle ; et peu après , cette mauvaise nouvelle fut confirmée par deux jeunes hommes qui étaient dans la barque , et qui au milieu de l'orage , voyant qu'ils allaient échouer sur un banc de sable , sautèrent dans le petit esquif, sur lequel ils arrivèrent seuls à la Rochelle , où ils assurèrent avoir vu abîmer la barque : ce que même l'un deux , qui était de Paris, écrivit k madame Sauvé sa mère, laquelle envoya sa lettre k M. Vincent. Il avait des raisons très particulières pour regretter dans cette conjoncture la perte de ce supérieur par-dessus toute autre perte ; et en effet cette nouveUe lui causa une douleur inconcevable : mais tant s'en faut qu'il se laissât aller aux plaintes eu aux exclamations , ou qu'il donnât aucun signe de tristesse , que même il cacha cet accident k sa communauté , et défendit k trois personnes qui le savaient d'en parler k qui que ce fût , parce qu'il voulait prendre son temps pour la préparer k cette grande affliction , comme il avait coutume de faire pour de moindres pertes , afin de tenir les esprits si résignés qu'ils ne se laissassent emporter aux mouvemens déréglés de la mer orageuse de cette vie ; désirant qu'ils eussent tous la même égalité qu'il avait. Après cela il disposa incontinent et en secret un autre prêtre pour aller prendre la place de celui qu'il croyait mort : et pendant que celui-ci dînait pour partir , et que M. Vincent écrivait une lettre k ces autres prêtres qui étaient k la Rochelle, pour leur dire qu'il leur envoyait un autre supérieur, voici qu'on lui apporta de la poste plusieurs paquets de lettres, entre lesquels il s'en trouva deux dont la suscription semblait être de la main de M. ÉU^nnç qu'il tenait pour mort. U ouvrit ces lettres.
Bf sot ««
et rfgwiMit le vmtÈg^ îk trouva qne e'éMéi l»ia<tiac qui k» mit écrîM» T rwe de Bayomie , et Vautre de Bordeemx, j^Mr kî dm (fae sa borepie était arriTé» à SainWeafl de Lm tente déla^brée ; qu'ils avaieDitété tous eonervée eeoaiie par nîraete, et^'il a'e» ▼enfit e» poste avec te Frère dreîl k la Boelielte ^ pour y arri? er avant le départ du savîre. Il n'y aqne Dieu qm sa^he la eoMolatieap qieee cbarhable père reçm de eea lettres : U tes tet ea présence dé soa assistant, et de cdai qui écriYak sons- loi, qû av^eat au ta mauvaise nouveUe ^ et lesquels admirerait d# le v<nr passer sn^ bitement d'âne extrémiÉé k une autte, el d'iM état de peine à wi sQJet de jeîe , sans auoon signe exiârieor de transport ni de ehuigement, non plus dé son espril qne de son visage. Il reiaeicia Dieu , le loua et le b^Mt de la vie eomme de la mort.
Toilà comme la volonté de Dien loi était toaîenis é| quelque couleur qu'elle lui apparût : c'est ce qu'il a bk à ses enfans en une infinité de reqcontres : etvMci une règle qu'il s'était prescrite pour lui et pour eux , afin de s'attadier partout el a» toutes choses k cette divine vohmté : < Pour ce qm est des choses, t dît-il, qui nous arrivent inopkiémeoÉ Y eonnnesonÉ les afflictiene f ou consolations , s<Ht corporeUes, seift spiritneleay nenelee der vous recevoir foutes avec égalité éftaptày cominfli veattol de le e main paternelle de Notre-Seigne». 9
Toiei dans quel esprit M. Yineent reçut m ramée 1660, espa mois avant sa mort , la sépuraiien de son choreompaigaM IL Pop* faîf , exprimée dams une lettre qu'il écrivit 4èahraÀmi des éane : Il a plu k Dieu, dit-il, nous priver du bofr M. PoMaL tt déeéda le quatrième de ce mois : ît avait toujoanr sfyréhendé fat merf ; mais la voyant approcher, il Fa envisagée avec paœi et réaigasH «Ion , et i) m'a chl plusieurs fWa que >e Fat visité qo'ife ne lai restait aucune impression de sa craince passée. Il a M coman il a vécu , dans le bon usage des souffirâoicest daa» la pratique des vertus et le désir de se consumer , comme ]!faire«SeîgH«rt en f accomplitoenient de la volomé dé Dieu. lia dtd Fui des deeoi premiers qui ont trav»llé aux missions, éljtatèujotreeonanbiiié aux autres ernpleis de l'a compagnie, k laquelle ilf a rendlr de noteblés services en toutes les manières ; en sorte qn'eKe aurait beaecoup perdu en sa personne, si Dieu nedii^esait de^oeleacheaes pour le mieux , et ne nous faisait trouver notre bien en cA même où nous pensons reeevoir du éomnmg^. Il ^a si^eidrae^
c M MIT hi tei#ev L0f»déâoiir tar^^ , mtfdbniNHSeft^ Le Gfatt^ éftfie « ana» îi VeiàtéÊÊàé ^ tt aMi imftM» qu'elle ^m i)^« dtt^alflllai^y t ÉÊm elto i»it tnmrery BiM' afa ^ ^eiiiii n^ow aieabfer dTiiw
U flU àiimiairifaei qwoeMréoaète ailbitîM hii a#rWar «ymcM a^, éièMÉle eeto évis» soie tf« VL rabMde €kt«de«iby< ^é^îÏ
p€Me*lm*Élélélaf j^MMiHé»; iMAl l^atfttiiit il É?m fmm
Bien sMtoimt il tfMflMh mm éiiioli«il' d'é»é «épMMM et»
CM» d0 |ieré9 m» hMMéiirr M Mité et sn^ j^M^ tl^.
Il se l^asaéliriiéii !W lel p(riM y ^é qu&Éd! é^ fite»ph|«au(tiD, <é»ili|iaiél»ét *B»<^akrt^ arrivé souvent, il se tenait toujours égal , b^* fép<HidbfMf f^M M* trament qu'à son ordinaire , sans aigreur ni changement ; ce cpie qti^qtm ^crSGmes qù\ éTSéfiï pfésenTes onf âdmîfé^ en diverses rencontres , avouant qu'elles en ressentaient elles-mêmes quelque émotion , quoique ces injiwes oacontuméliefr ne les touchassent en rien.
Revenant un jour de la ville pendant la seconde guerre de Pari» i ^ étaa^pièB è^fmmïï là iwtB: podi vmr à» Saittt-ijnre'r il fut arrélipar tes bmrgMt 40 1» gmiitm^j kNNpiefe tàMipièrent lui vouloir faire insulte ; et quelqu'un même menaça de le tuer , lui faisant mettre pied k terre : il ne laissa pas pourtant de leur parier avec sa civilité et mocfération ordinaire > ssans s'étonner de leuriî menaces ; et ces gens-là, voyant sa candeuv, fe taissèreni passer': mais ceTa lui donna sujet d'envoyer chez M. leducd^'Or- Màns demander un passeport pour entrer et sortir librement , fequel lui fut accorde aussitôt.
If s^est trouvé dans plusieurs pésils de mort , particuliéremeni quand il lit fe voyage de Bretagpe , ayant couru deux fois le dàngé^ évîdetit dTèfre noyé , et une fois d'être assassiné : néanm^ns Où û'se jamais remarqué etf lui aucune altération d^esp rit-^ ni même ée visage.
Quelque douleur qiyi'il ak eadwée ai ses BiaMiefr^ quelque longueur qu'aient eue am iiwoiwiieiÉiéa , ef «Mlque tewàmêm
que les affaires en reçussent , on ne s'est point aperça qn'il s'en soit aucunement inquiété ni troublé : il demeurait dans sa profonde paix et dans sa constante égalité d'esprit, dimt la douceur de ses paroles et la sérénité de son yisage dans les attaques les plus fâcheuses étaient de fidèles témoins : et il eût même donné sujet de penser qu'il ne souffrait pas beaucoup , et qu'il était conune insensible , si d'ailleurs on ne l'eût vu diminuer et s'affaiblir , particulièrement avant sa mort , auquel temps il se trouva si accablé de divers maux , que lui-même se voyait mourir , ainsi qu'il le disait , sans qu'on vit pourtant d'autre changement en son coips que celui de sa faiblesse et destruction : car il demeura, toujours asflôs sur sa chaise , vêtu k son ordinaire , et appliqué aux, affaires comme devant. L'on vit encore mcuns changer son esprit , qui parut toujours doux et tranquille jusqu'au dernier soupir : en sorte qu'il y a lieu de douter s'il s'est jamais vu une égalité plus étendue , plus entière , plus prouvée et plus constante que celle de ce grand serviteur de Dieu.
SA rOECE L SOUTENIR LE BON ET A s'OPPOSA àXJ UAL , ET SA PATIBIfGB A SUPPORTERLES AFFLICnOES ET LES PBI1IE8.
Le grand apôtre saint Paul a bien fait connaître quel était son courage et sa force pour demeurer constant et fidèle dans l'amour de son divin Maître , lorsqu'il a comme défié tout ce qu'il y avait de terrible et de redoutable dans la nature : c Qui est-ce , dit-il , c qai nous séparera de la charité de Jésus-Christ ? Sera-ce la trit bulation , ou l'angoisse , ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou c la persécution, ou le glaive'? > Car c'est le propre de cette vertu de mépriser tout ce que les hommes craignent le plus : et comme a dit saint Âmbroise : < C'est la force qui entreprend une guerre t irréconciliable contre tous les vices , qui se rend invincible aux
"QoitnofSoparabUàdiaritate ChritU? tribiilatio? uitDifailiA? m CuMft? «niwditai? «nptrlealimi? •& peneciniv? «igl«ai«i? Mm.p t.
c travan, demeure sans crainte an milieu des périls, rejette les c volaptés , et se raidit contre tous les alléchemens du monde ' • >
Vincent de Paul a toujours marché sur les vestiges de ce grand apôtre , duquel comme il tenait à grand honneur de porter le nom , aussi s'est-il rendu parfait imitateur de ses vertus , et particulièrement de celle-ci, en laquelle il a toujours excellé : et ceux qui l'ont connu savent que ni les promesses , ni les menaces , ni les espérances , ni les terreurs , ni les calomnies n'ont pu jamais ébraider sa fermeté dans le bien. Il est vrai qu'il avait un singulier respect pour toutes les personnes élevées en autorité au-dessus de lui : il rendait une très grande déférence k leurs sentimens , il se soumettait à toutes leurs volontés , quand il le pouvait faire sans blesser sa conscience : mais lorsqu'il s'agissait des intérêts du service on de la gloire de Dieu , et que l'on tâchait de le détourner de ce que Dieu voulait de lui , ou de le porter k ce que Dieu ne voulait pas« il n'y avait aucune considération ni persuasion qui le pût ébranler.
Quelle constance et force d'esprit n'a-t-il point fait paraître (comme parle un très vertueux ecclésiastique dans un témoignage qu'il en a donné par écrit) quand il a été question de recevoir des s^onts et des injures , plutôt que de consratir k la moindre chose qui fût contre la justice ou contre la droiture ? Et pendant le temps qu'il a été employé dans les conseils de conscience , avec queUe fermeté s'est-il opposé aux desseins des plus puissans , lorsqu'ils prétendaient obtenir des biens d'Église ou des bénéfices par des voies qu'il n'estimait pas légitimes , ou pour des personnes qu'il ne jugeait pas capables ?
Un magistrat des plus, considérables d'une cour souveraine l'ayant un jour rencontré dans les rues , voulut lui persuader de faire quelque chose pour ses intérêts particuliers , qu'il ne croyait pas juste devant Dieu; c'est pourquoi il s'en excusa le plus hon-. nêtement qu'il lui fut possible , et ne put jamais être fléchi , quelque instance que l'autre lui fît : de quoi étant fort indigné , il se laissa transporter au mouvement de sa colère , et le traita fort mal de paroles: ce que M. Vincent souflfrit avec grande tranquillité, et sans s'émouvoir en aucune façon , ne lui disant autre chose sinon : • Monsieur , vous tâchez , coname je crois , de faire digne-
' Fortitiido contemptrix eit iimendoram , etc. ForUindo ionpiabili pralio adTenai TiUa omnia deceriat ; intieta ad labores , inlraplda ad pericala , dura adtanaa iUecebftli ri|i4lor «4? «nrai r^apUMl. i»K fa. a Of/le., mji, su.
# liwili f dtr» dtargiEi ^ et moi je êm tkiBer d» ><BiW Ifc rtBwww. #
Une ètmt de gn»é» eonditi6tt te seMMÎtMt ^otti^ aveir ratpé^ dîtion d'us bénéfiee ^'ette prétevdail obîmm dtfr^pwrtwde set esfans^ H. Vincent, qui savait que eela ne M pouvait faire arvee jtttke , la pria de rex4;vaer s'it m pieifraîl ptte e» eelaf faâre eo qo'efle désvail : sut (fsci œMe énne ae laiaaaiit empoftei^ k'aa pM^ sîM, 1» dit qs'ette aawiit bie« oMemr ces expMtiOM patf tMF aniraveie ; qn'eHe hri faîwit trop d'KoMiear è9 tfaidtes&ef )r M pMr M stjet ^ al qu'il ne ^nit pas encérer de qMlle façotf il kH* Ikit traiter le» dames de sa quaMté. h quoi H.- Vineent M t^lilf p^M r^Uqéer y demeurant iaia lesHeAee , ai aD«itMibîet^i^ hmâers ees tefrotïm iiqnrienx f phMètqoeide'eoiieitir ît tfâdkf» ctiose q« fM contre ao» deifoir.
11 fit le même enven mie antre dlme dl^semMaMIft «Mfdkii^tt ^ qai toutaic l'migaf er en qaelqne aM*e qn'it n'eMiateM pa^ jOiM / kÉ disant «recsa moéestîa ordinaire' : r Hs^amOr née rëfjk» dl mi t eonscience ne me permettent pas de^ foaa oMir m eela ; <f est é po«rq«»î je voi» snp^ très hnmblMMm ^HiiM
eette dame ne poarrant digérer cei t^stm , ni j^tenir IW mo^f^Meif de aa pwfsiM, lui dit piaaiKfara itf^iM^ ^ <|^'il MiÉbii^ iMlb M ptM* tienca et tvttqoillicé aeeoimiméet9.>
Il a témoigné la même Ibree et l9r«Mté pditf m pëhÈêK^ im dames aéculiires rentrée d«M les^moMisièyefl^AM rÂgiettéri^ dlMn^ il était le sopérienr , lorsq»^il nie vOjfââl poftft dte e«fee WgfiMW M tow aoeopder cette pemiss^ : c#qa'il a même réMié ^ dèK pvkn cesses qui l'en avaient fort pressé , et les<{uoAe!l**'a^MK ptf le* fltf^ diir e» ce poNM en onf été fort nmt conCénces^, le fénaM poi# un Mmme incivii et gromer , Ini faâsant ménie resâOnlir eni qudfaés^ iiNwontres lea» indigtfaitioln , et q«elque»nnea' e» aifanv fflinlé fêÊH^ renentiment centre lai jusqu'à' sa mort , saaf ffÈk rien' tdStpa M^ eUv pour playei ^ leurs volontés , qu'il' uTe^tiAMiit pan» jii^iea.
■aissî dans ees renconirea, et aatressemblableaqiK'fiméiéMrv Iréqmmles, M. Tincent s'est rendu vretorieux de towtettiM» mm pects du monde , qui ébranlent (péiqodMs fes ptts gk*âafdl<CMriK ges , Ton peut dire qu'il s'est en qiBtfl<|mp Hf^mmtmmê M-^MnAi en ce que nous aUens rappoifer. U a;été ]rettttrquéi<»»rttÉides cliN pitres précédens que ce saint homme avait un cœur fort porté à la. gratitude et reconnaissance y et qu'il eonservaii bien ch^eaent le souvenir des oblipuiana^ qa^M mm»^it fleobienftutnala ^«maeiiv
B^ mn -m
fa'3 M^^o«rtaÉlpMi9i»lewriaiftteer. Or, étm t&uhi^M^\t hm pnêKi èà Sûit*LMàre iMrà M dM fffmMn ranyï ^ et ll« VîMOKlt 9>i Mt rteemiMMi «m oM^é d*Hie naaière tovte spé* aille , a^aûl pour Im de» tMdrewe» eldea défértncea q« m se pe»* jtok tODceiPOir . Voki BtamowB «ne rMomtve dw» toipMUe il fM eUigé d& lié refiler «ne ohoee qtt'il loi dommdek ÎMlamneBl* UieahbeM deniôsieiieci fort iltastie «yant éié eofènnée pMr deA fiMn aoiadjJeÉset» ptr erdm de ht idM aïkm régesie , el ptt les avis de M* IFkfeOBiil t M* te ptiewr de Stut-Leaare ,< q«i amil des. eUîyetieMfertpMioilièiefri^ cette ^beese, ht ^mghyépu eMe peur loi proturer Mn élei^aieittenl ; ee q«'îl tietui de Mefl de font een pmivciir ^ qû éleît eoiMiÉe absola s«ff Veepn^ eenl, en Ibut ce qnt A'iMait point eontre le «enrice de Bien. (Test povrqnoiiL le prin et ptewe avec dertvès graftdce înstftncee de fi^ mMM cette ekhealeeDlfteftét cda loi étent oèe foeile : mm 11. YiMCBt kn vép«idil frandiemcnt qn'il ne le poovaît lue sm trahir 8> eonwJBttCJÉ » et par tmmétfKvt qn'il le snppBeittrèft hni» Uevent de l'a* CMnaer. IM^neèee btopiîeor étam Sert sonaîMo* WÊmti»màÊé : « Esl^e aineîylni tfil4 » qneTMane Iraîles ^ aprèa
• to« umn ima îm iniM>n.enilre les maiila? fisVee cenoM cela « fae ^ena inmkinaiMa k bien qpn îè vena it fait ^ pow vaw i wnaiiÉiiii et tonte TCÉrttCQMpagnie t» t tt esimrai^ r^riiipka
• M.ViacMrt, ^nMiMSftvezeoniUésdlMMénreldehitf
• et qne BonayenaamÉs leaMèaMa obKgatioaa faeleaenCana est « klanr père ; anis vftie sqpréàUer MoMienr , de reprendre le a tom, paioqptt, »lep yaire jngeaael^ noos n» leiérilapa peau « A ces paroles ce bon prieur se tut , et se retira témoignant être hn awitirinital : oéanrinina, pan deionis après, ajant étéaueox inlkirpië fa'ifcnr'élnt dès déporltti«|8 acandalena de cette dame^ etrecjÉaiim ml h jnsaeeda' précédé de M. VineénC , il le futtreu^ Y«r y et a'étaat nia k genona devant hd r itqaeà s'y mît anssi m afliéme temps , îl Uî fit exenae de ce tfÊtà M avait di*, et la pria 4s ne rien reMcher an sa OMndéfatifln: de la pénîlenee decetta tèbesse^ ayant recomin qae cela se ftdaait ponr son bien, et qn'fl ^ait en tort de aoHidterponrla faite mettre en Hbeatë. Veilk(|ad ist le froit de la fènaeté de M. Yineeiit y et conmient Aien jaaàâa sa conduite en cetia reagasure.
Nooane répèmrona point ict ce qni ftâé remarqué aillenra toi* AmkatoaeetceManeefn'iiafinl pandtfft pont aMtanic lai
Saintes œavres qn'il avait commencées, nonobstant tas dil presque insormontables qui s'y rencontraient , et qui faisaient perdre courage aux personnes qui avaient témoigné plus de zèle ponr tas entreprendre. Nous avons vn comme il soutint l'entreprise de l'éducation des enfans trouvés , lorsque les Dames de la Charité de Paris étaient presque résolues de l'abandonner, de peur de succomber sous le faix d'une dépense qui semblait excéder de beaucoup leurs forces : en quoi il réussit très heureusement, leur ayant paru dans une assemblée d'une manière si efficace et si remplie deVes« prit de Dieu , qu'eUe leur releva le courage , et leur fit espérer contre l'espérance même , s'étant résolues k continuer cette bonne oeuvre k quelque prix quecefAt, ainsi qu'elles ont toujours fait depuis.
Que si ce fidèle serviteur de Dieu a témoigné tant de force et de constance k soutenir le bien et k s'opposer au mal , il n'a pas moins fait paraître de patience lorsqu'il a plu k Dieu de l'éprouver parles afiliclions et par les croix qu'il lui a souvent envoyées, conune des gages assurés de son amour. C'était cette vertu de patience, laquelle, au milieu des plus (kcheuses tempêtes et des plus violons orages qui se sont élevés de son temps , conservait dans le fond de son cœur un calme et uiie tranquillité qui ne pouvaient être troublés par aucun accident ,' quelque triste et funeste qu'il fût : c'était encore cette même vertu , laquelle faisait qu'il possédait son âme et qu'il était maître de ses sentimens k la rencontre des peines, contradictions et persécutions les plus rudes qui lui pussent arriver , sans qu'il sortit jamais de sa bouche aucune pa* rota qui fit paraître la moindre impatience ou émotion de son esprit.
Faisant voyage en Bretagne, il fut obligé un dimanche au soir de loger dans un village en une hôtellerie fort pauvre, oii k peine il avait fermé l'œil pour se reposer, étant fatigué du chemin, que voici arriver une troupe de paysans qui se mirent k faire la débauche toute la nuit dans un heu proche de sa chambre, où même quelques uns d'eux entrèrent et firent un étrange brml; de quoi pourtant il ne fit ancime plainte : au contraire, le lendemain matin il témoigna plus de satisfaction et de reconnaissance envers son hftte, quoiqu'il eût ressenti beaucoup d'incommodité en sa maison , que s'il en eût reçulemeiUeur traitement du monde, et outre cela il y fit largesse de quantité de beaux Agnus qu'on lui avaitdcmnés long-temps auparavant. Ce que ta miHnonnaireqni
raccompagnait en ce voyage, et auquel il les avait donnés en garde, admira , d'autant plus qu'il ne lui en avait vu donner aucun dans les autres lieux où il avait reçu toute sorte de courtoisie , et trouvé des enfans bien faits et des serviteurs fort officieux , auxquels il avait fait le catéchisme, de même qu'à ces pauvres gens : ce qui lui fit croire avec sujet que M. Vincent en usait de la sorte parce qu'ils étaient bien pauvres , et qu'ils avaient donné de l'exercice à sa patience.
Une autre fois ayant été assigné par^devant un conseOler de la grand'chambre du Parlement de Paris , en reconnaissance de certaines écritures , ^ la requête d'un particulier qui avait assez mal à propos intenté procès contre la communauté de Saint-Lazare ; cet homme, qui était d'un naturel violent, s'emporta avec excès sans aucun respect de ce magistrat, ni du lieu où il était, et proféra des injures et des calomnies très atroces contre l'honneur et la réputation de M. Vincent; lequel n'en fit paraître aucune émotion, témoignant plutôt avoir pitié de la faute que ce particulier commettait en la présence de son juge : et comme son procureur, qui était présent , voulut prendre la parole pour demander réparation d'honneur, M. Vincent l'empêcha, et excusa autant qu'il put l'action de ce particidier : et c'est ce même procureur du parlement, qui était un fort honame de bien , lequel en a rendu témoignage avec admiration d'une telle patience qui lui semblait fort extraordinaire , parce qu'il n'en voyait guère de semblables pratiques : mais ceux qui ont approché M. Vincent ont remarqué que ces exercices de patience lui étaient assez ordinaires, et lui en ont vu souvent produire des actes en diverses rmcontres, et endurer les afironts , les injures et les contumélies, avec une grande paix et humilité.
Or, ce n'était pas seulement dans les grandes occasions dans lesquelles l'esprit est ordinairement plus présent à lui-même , que M. Vincent a fait paraître sa grande patience ; mais aussi dans les fréquentes rencontres des importunités, empressemens, demandes indiscrètes , répliques mal digérées , et autres manquemens journaliers commis k son égard , tant par des inférieurs que par d'autres , on ne lui a jamais vu donner le moindre signe d'impatience , ni même proférer une seule parole d'un ton plus haut ; au contraire, c'était en ces occasions-lk qu'il agissait et parlait avec plus de douceur et de tranquillité.
Lorsqu'ilarrivait des pertes dans les biens temporelsdesa Goih
MA
yéffttai^ fMayi*dlit{fqsi— t fiifciiWt «tri fioirito^ ë les iMSmk MB icariiiiint avec paiàeMe^ mais waÉ awee jaîe. Ëc eMttoe oa ki est dît nA joar ^m œ «pn ëtak le ^s HcheiK éàm «M pette conftidéralile anivée à k looamaBaiiAé ide fiaîot-ijir MBOf éUH que cela domerait s^iei ^ ptesiauB de «oaeéviiîr ^ael^ fie méaoetûne de «a «ompa^Boe , ei peiM^^ il répoiMlit iine c'était iàk bon ^ et qu'ils aunakal par ee iMye» une occasion plus avantageuse de pratiquer la verto.
Mais U ae faut paa s'ëleaper s'H ne se hîmêk poki abattue k la tristesse daasiemes ces (adbeases reneonlees, paisq»^ témoiffuk mime qiielquefois s'enauyer de «e /fae Ueu, eenme ilki Mek, tfeur^ pas aasezsa eampagniftparks sfllîi^iaos : tle M stttt arrêté , dkpU mi jour siir ce si^et , i pttiier 4epBk i|oèl^ ê imfBj ettûème bka seavant, sur ce que k ogapagnif ne aiwrf- ^ fiaitrieii, que iout kâ réuasiseait , fi fn'elk était ea qadqae c jwaspérHé; dkoas nkux ^ qu'eUe était béak de Diea ea totco j ksBUUiîèNis^sansiesMilirtiîlrwersesiii âcberiei. JeesM- 4 meaçais à jne défier de oatte booasse, sachent qw k fur^sDe « de Dku est d*eaercer josiu qui le serfeeit , et de ekkîer ceu m i^'il awe. Qiiem emm dUigù AonuAM, oasiigui. le me s SQiMMk de ce qm est rapperté de sakt Ambraîse , qœ finfi ÊUi voyage il se trouva dans une mefeen oà il apprk du s maHre âf^'à ne savait m qne c'était qn'jailktÎQn ; et qne sar 0 eek/oe saint prdkt,éCklttEé des kimèiesdn ciel tjigea^ 4f mekeniraitée «i deneemant élaît praohe de aa «ne. "Sartops ^ d'ici 9 ditfil, k e<dèoe de Dku va iamber sur celte amisen; c coimnie en effet fl n'en fut fns sii&t deham, qae k fendre k t mettant àbss , nmfdoppa dam aa rame tons ceai qui #ai^t M dedans.
^ D'an antre c6ié> je V/Oyak fdnsieg» coaipagmea agitées de
< lempft M temps « partiauli^«ment nne des pins grandes et des 4 plas Miintes qni soient en TÉgUse , kqueHe se tronve parfais M comme en osnslernatioa , et qm même aeniipe pgésentement nne
< p««éc«tioa fcorribk ; et je dkaîs : ^oik comme Dieu traite ks a Saints , et comme il Doas traiteraîtainous étionabienCorts^nJa c v^^rtn : mais connaissant n«(ie fetblesse ^ il nom «élèae ^ nonrâ lîtdekit, comme de petite enf ans f et ^ait que tout nons réussit, c sans quasi que nous nous en mêlions, i -anrma donc raiaen dam 4 cns^fi«fddÀationade«mitidm >qne aamm fiimam pm aff^a-
9^ Ml 4i
ypi^'il m 4éummvii les aSUctîaw ailes 4MKbes , qui nêtte«i à léft»we 6^ aervitaws^ Il AMS/etf bîe» jurriyé peignes ii»i^ feftfWs Mi^tnhyjWtfiiiow iùt» pour Ma4»g«ftcair , et mci^^Die^. iMms «a a tirés : el eo J'anoée 1649, les geiBs 4e guerre bous aws^iypjt 4ooimi^ de ^quaraiiie-deax miUe livras de compta fait : mais cette perte ne nous ftai pas parlkiiUère , tMt la «n^dese resseotiit des U'oiiUes piftblios; la vial f ot aoi»m!in , et nous m fftiMS pss iraîtés auiceneat <qua les autres. Maïs béni isràiWaM^iMsFrèDes^/da ce ^oa JKnaiataiiaftt il a pl« k sapr<^ videoceadc^Ue nous dépoviUard'we terre qu'on vient de nous ôtcr. La perte est considérable pour la compare « mais biea ew9Jd^raUe. ËniMUs dans k sentioieail de Job, quand il dîwit: n^eu m'avait danoé ees biens, îi me las a étés : son saint ami soit béni. JNe regardons pas ^tte prîvs^ion conune vaaaiMt d'aa ji^jeytnmt bumaiia ; mais dissfis qua c'est Dieu 4pi nous a ja^^ Oi bnroîtoanff -ooiis sous la awn gui «aas frappe, comme 9aivî4 qui disak : Obnmiui, et non aperm 9^ meum, quoniam tu fecUti. ié me suis 4û , fieigneiff , ^ee qae c'est vous qui l'avez fait Adoras sa jusliaa^ <et asiiiinons qu'il «ous a ùksmiA' «prde ide nous Araitar jsînai ; il Ta fait pour notre Men : B^^ 40 wua /èd/ > rapporte saint Ibne , Il a tant bien fait. > C'iétak 4ins «as senUiMos tris ^arCaits at élaiiés que U. ViQr i^fiot iportait avae «aa iMiwce tiéeoifHa^ aan seulement la pf r^ 4asi>iaasi mais aussi caUa des imraouaas qui lai étsientles plus aiii^BSS i et 4ont la a^pat aUon »e kiî pouvait Ure que ira» sensible. ^ £at dans cette diapoaiiiaax|ii'ajFaat |iarda4Hi des aaaiaus prâtr^s mûmîonMiras^ awqaal il avait aiae confiance irès papUenlièra» et ffs'ii «waidérait cMsuna l'une des furincipales aolonaas de sa CÎougpégaAîse ; al an m6me tamps se voyant an daager d'au pardia m autoe #0ft ^t malade k l'eiiaéioHé^ iUcrivitoespMolesà.ui^ pars6MBada/eo«jllaMe : « Par la gràaa de l>iea« j'en aimpn c«eur ^ len paif , dans la wue que c'aat la ^oa 4>laisir de Dieu : il ett 4 ^jr^ qu'il use vient parfois qudque acaiirte qna mas j^écb^ n'qp M aoiaotia causer mais ;re<Mmnaîssaat an 4(i;alamâHie te 1>^ A de Dtiau, je i'agrae de l^rès bon cceiur, »
(Jn de sea prétrca lui déolanuat un jour les pajaas qu'il avait yk h «Wkduite d'une m9^s<m de la cpmpacpie : ^ Ab ! Moaiiiexv*, Ipi « M4l« ^MMftdttespuaus bîei âtia ji vous iwu»MuftMr?ait in» va«-
c drait-il pas mieux avoir on démon dans le corps , que d'être sans c aucnne croix? Oui , car en cet état le démon ne nuirait point k c l'âme ; mais n'ayant rien k souffrir, ni l'âme ni le corps ne sec raient pas conformes k Jésus-Christ souflBrant; et cependant ff cette conformité est la marque de notre prédestination : partant c ne vous étonnez point de vos peines , puisque le Fils de Dieu les c a choisies pour notre salut, »
Il dit k un autre qui souffrait pour la justice : c Votre cœur n'estc il pas bien consolé de voir qu'il a été trouvé digne devant Dieu c de soûffirir en le servant ? Certainement vous lui en devez un rec merciement particulier, et vous êtes obligé de lui demander la c grâce d'en faire un bon usage, i
Ayant une autre fois appris qu'une vertueuse abbesse trouvait de grandes difficultés et contradictions pour mettre l'ordre qu'elle voulait établir dans son abbaye , il donna conseil k un bon ecclésiastique de faire ce qu'il pourrait pour l'encourager dans son entreprise , et lui dire < que les souffirances dans l'établissement t d'uu bien attiraient les grâces nécessaires pour y réussir. »
Le diable ayant un jour suscité un orage contre quelques missionnaires pour empêcher le fruit d'une mission k laquelle ils travaillaient , M. Vincant en écrivit au supérieur en ces termes : c Béni soit Dieu des difficultés qu'il lui plaît que vous renc contriez. Il faut bien en cette occasion honorer celles que le c Fils de Dieu a ressenties sur la terre. 0 Monsieur, qu'elles c étaient bien plus grandes ! puisque pour l'aversion qu'on avait c de lui et de sa doctrine , on lui interdisait l'entrée des lieux , et ff qu'enfin on lui a été la vie. C'est k ces rencontres qu'il disposait ff ses disciples lorsqu'il leur dit qu'on se moquerait d'eux , qu'on ff les bafouerait , qu'on les maltraiterait ; que les pères se rendraient
< parties contre leurs enfans , et que les enfans persécuteraient c leurs pères. Profitons donc , Monsieur, de ces rencontres , et ff souffrons comme ces saints Apôtres ont souffert les contradicff tiens qui nous surviendront au service de Dieu. Mais plutôt réff jouissons-nous-en comme d'un grand bien quand elles nous ff arriveront , et commençons en cette occasion k en faire l'usage
< tel que les apôtres en ont fait , k l'exemple de leur chef Notre-
< Seigneur. Si nous nous comportons de la sorte , assurez-vous que
< les mêmes moyens par lesquels le diable vous a voulu combattre ff vous serviront pour l'abattre; que vous réjouirez tout le ciel , et
c les bonnes &mes de la terre qui le yerront , on qni l'entendront;
c qne cenx-lk même auxquels vous avez k faire vous béniront
< enfin , et vous reconnaîtront comme coopérateur de leur salut.
< Mais quoi ! Hoc genus demoniorum non ejicitur nisi in orac tione et patientiâ. La sainte modestie et récollection intérieure « qui se pratique dans la compagnie , vous pourra aussi servir ; et
< il sera bon encore de vous informer d'où peut provenir l'aver-
< sion que ce peuple témoigne envers les missionnaires , afin t de s'abstenir de ce qui peut y avoir donné occasion , et même « de faire le contraire , s'il est expédient ; et lorsque vous en sere2
< informé , je vous prie de m'en donner avis. >
Écrivant une autre fois k quelqu'un qui se plaignait de quelque personne , il lui dit ces paroles : c Je crois bien que celui que vous t me nommez vous a donné sujet de peine , et je suis marri qu'il c se soit échappé de la sorte. Vous ne devez pourtant pas regarder c son procédé comme venant de lui , mais plutôt comme une c épreuve que Dieu veut faire de votre patience ; et cette vertu c sera d'autant plus vertu en vous que vous êtes naturellement c plus vif au ressentiment, et que vous avez moins donné de suc jet k l'offense que vous avez reçue. Témoignez donc que vous c êtes un véritable enfant de Jésus-Christ , et que ce n'est pas en c vain que vous avez tant de fois médité ses souffrances ; mais que c vous avez appris de vous vaincre, en souffrant les choses qui c vous font davantage soulever le cœur. »
c Enfin , Monsieur, dit-il k un autre , il faut aller k Dieu , per c infamiam et bonam famam : et sa divine bonté nous fait mi'» c séricorde quand il lui platt permettre que nous tombions dans c le blâme et dans le mépris public. Je ne doute pas que vous t n'ayez reçu en patience la confusion qui vous revient de ce qui t s'est passé. Si la gloire du monde n'est qu'une fumée , le con- « traire est bien solide quand il est pris comme il faut , et j'espère « qu'il nous reviendra un grand bien de cette humiliation. Dieu c nous en fasse la grâce , et veuille nous en envoyer tant d'auc très que par icelles nous puissions mériter de lui être plus « agréables. »
Or, ce qui établissait si fort M. Vincent en cette vertu de pa«
tience était la ferme foi qu'il avait de ces deux vérités : l'une, que
les maux de peine ne nous arrivent que par la volonté de Dieu ,
sel on ce que dit un prophète : Non est malum in civitate , quod