CHAPITRE DERNIER
UES EMPLOIS DE M. VINCENT POUR LE SERVICE BU ROI DAKS LES COirSBILS DE 8A MAJESTÉ ET AILLEURS, PENDANT LE TEMPS DE LA RÉGENCE DE LA REINE-MÈRE.
Nous pouvons bien mettre ici entre les grandes œuvres de M. Vincent ses emplois dans le conseil dn roi pour les affaires ec? clésiastiques et les services qu'il a rendus â Sa Majesté , puisque , outre l'importance des affaires qui lui ont été confiées et dont il s'est toi;^ours très dignement acquitté, c'est dans ces occasions qu'il a particulièrement fait paraître quelle était la force de son es» prit et réminence de sa vertu ; en quoi il mérite d'être d'autant plus estimé que c'est chose plus rare de trouver en un même sm'et ce qu'on a vu et admiré en lui dans ses emplois; c'est h savoir, un accès favorable auprès des souverains, et un parfoit dégagement
de tous les intérêts du siècle ; une pradence politique et une sim«' plicité chrétienne ; une grande vigilance et activité dans les occupations extérieures , et une i^écollection intérieure et union intime avec Dieu ; le maniement de diverse s affaires très importantes /et une droiture de c(Bur inaltérable; un flux et reflux continuel de. toutes sortes de personnes qui l'abordaient, et une constante égalité d'esprit , accompagnée d'une douceur et affabilité toute singulière envers tous ; enfin un entendement capable des plus importans emplois pour le service de son prince, et une volonté toute pénétrée des sentimens d'une solide et parfaite dévotion envers Dieu.
C'est ce qui a été reconnu avec étonnement par tous ceux qui ont observé de plus près les déportemens de H. Vincent, dont nous rapporterons quelques exemples en ce chapitre : et quoiqu'il ait été très réstervé en ses paroles touchant les choses qui concernaient le service de Sa Majesté , tenant cette maxime , qui a autrefois été enseignée par un ange, que sacramentum régis abscondere bonum est, on en a eu néanmoins connaissance par d'autres voix qui ont donné moyen de connaître quelque partie des vertueux déportemens de ce grand serviteur de Dieu dans ces occasions importantes où la Providence Tavait engagé; et comme tout ce qu'il y a fait a été un ouvrage de la grâce divine , nous le pouvons bien déclarer et publier avec honneur, puisque, comme a dit ce même Esprit céleste , opéra Dei revelare et confiteri honorificutn est.
SECTION L
PIOUnÊRE BMTRÉE DE M. VINCENT DANS LE CONSEIL DU ftOI POUR