‹ Vie de Saint Camille de LellisChapitre 34 sur 49 · CORPS DU SERVITEUR DE DIEU · texte numérisé non relu

CORPS DU SERVITEUR DE DIEU

plaie qui conduisit Camille au tombeau. Cet os est entièrement carie et perforé par des humeurs corrosives. Tous les ans, à la fête du Saint, on l'expose sur un grand autel à la vénération des fidèles; en voyant les ravages du mal intérieur, on est surpris que saint Camille ait pu supporter si longtemps les souffrances cruelles qu'il a dû lui occasionner, et l'on admire davantage sa patience héroïque a supporter un si grand mal.

De nos jours, le monde reproche volontiers à l'Eglise catholique sa haine pour la chair. L'Eglise ne hait point la chair, elle la respecte, mais repousse les corruptions qui la dégradent. A ses yeuxj le corps est l'instrument, l'outil de l'âme; quand ce corps a servi fidèlement aux œuvres de la piété, l'Eglise ne se contente plus de le respecter, elle le glorifie. On en a la preuve dans le culte des reliques, et, il bien prendre, il n'y a de vraiment glorieux que les ossements gardés par Dieu dans les sanctuaires de son Eglise.

Les huit Béatitudes. — 5. Bienheureux les miséricordieux,

obtiendront eux-mêmes miséricorde.

parce qii

Les sept OEuvres de miséricorde corporelle. — 2. Donner à boiri à ceux qui ont soif.

Des vertus de saint Camille, et premièrement de ses vertus de foi et d'espérance.

e lauderis kominem çiçum, dit la sainte Ecriture.

fil ne faut pas louer l'homme vivant, car il mérite rarement la louange et peut toujours la démentir, ne serait-ce qu'en s'en croyant cligne. Mais lorsqu'il est entré dans la voie de toute chair, la prudence et le respect, qui interdiraient les panégyriques, doivent céder à de plus puissantes considérations. Il faut louer alors tout ce qui mérite de l'être, pour honorer le courage et glorifier Dieu, dispensateur de la grâce. De plus, nous sommes les enfants des saints, et Dieu, qui nous ordonne d'honorer nos pères, veut que nous les honorions surtout dans la gloire qui suit leurs funérailles. Leurs mérites et leurs vertus sont nos titres de famille, titres de noblesse mille^fois plus solides et plus vrais que ceux des grands du monde, si fiers pourtant des souvenirs de leurs aïeux. En préconisant, dans leurs luttes et dans leurs victoires, ces immortels soldats du Christ,

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