Ibid
Notre Père, parce qu'elle est de toutes la plus belle et la meilleure, et qu'elle a été donnée par Jésus-Christ lui-même ; ils ne savaient pas encore réciter l'office divin (i). Souvent aussi il leur parla de l'objet de ses préférences, la croix, et les fit pénétrer dans ses mystères. Il leur apprit à lire et à comprendre ce livre mystérieux qui, d'après la doctrine des saints, renferme tous les trésors de la science et de la sagesse. Rivotorto nous ofi're un exemple de dévotion si profonde et d'adoration si filiale que l'histoire n'en connaît pas de plus beau. Au milieu de l'étroite cabane, François fit dresser une croix de bois autour de laquelle il s'agenouillait avec ses compagnons, méditait, priait et versait des larmes et poussait des soupirs (2). Que de larmes de repentir et de pénitence, mais aussi d'amour et de consolation intérieure, coulèrent ainsi devant le signe de notre Rédemption !
François sut particulièrement diriger vers Dieu les sentiments de ses disciples. Toute chose, si minime fût-elle, devait reporter leur pensée vers le Tout-Puissant. Il leur inspira aussi une particulière vénération pour la sainte Eglise romaine, ses enseignements et son organisation (3). Il était touchant de voir les Frères, lorsqu'ils passaient devant une église, se mettre à genoux et réciter la prière déjà