S. BoNAV., c. IV, n
A RIVOTORTO 1^9
mentionnée : « Nous vous adorons, Seigneur Jésus. » — : Ils faisaient de même lorsque de loin ils apercevaient une église ou une croix (i).
François considérait les prêtres, avant tout, comme les représentants du Christ sur la terre chargés d'administrer et de dispenser les mystères divins. Il avait coutume de dire : « Si je rencontrais en même temps un ange et un prêtre, je m'approcherais aussitôt du prêtre pour lui baiser la main, et je dirais à Tange : « Ange, veuillez attendre, car ces mains — celles « du prêtre — touchent le Verbe de vie, et ont « quelque chose de surhumain (2). » Il ne se serait jamais permis de porter un jugement sur un prêtre et encore moins de le blâmer. La pensée de Téminente dignité dont ils sont revêtus, le portait à faire abstraction de leurs fautes personnelles (3). Il inspirait les mêmes sentiments de vénération et damour envers les serviteurs de Dieu à ses disciples, ainsi que le prouvent les faits suivants.
Comme il n'y avait pas de prêtre parmi les Frères, ils furent contraints, pour se confesser, de s'adresser à un prêtre dont la conduite n'était pas en harmonie avec la dignité et dont les actes et la vie étaient flétris par l'opinion publique. Mais ces circonstances n'altérèrent
I. s. BoNAV., c. IV, n. 42. — CÉLANo, Viia /. 1. 1, c. vi. n. 45.
•2. OpuscoU del Sera/'. Patriarc. S. F. d'Assisi, p. 4(k) et '2WS.