I. \V\\i)i)iN(;, Annal. Minor., ad ann. rJio, n. 4(>. I
Frères-Mineurs, dans ce temps, pour procurer au monde Foccasion de mériter ce qui le recommandera un jour au Souverain Juge qui a dit : « Tout ce que vous aurez fait à Fun de ces plus « petits d'entre mes frères, c'est à moi que vous « Faurez fait (i). » Il est très agréable de demander Faumône sous le titre de Frère-Mineur, puisque le Seigneur lui-même fait allusion à ce titre, en disant : « au plus petit d'entre mes frères (2). »
L'amour du Saint pour ses enfants, ses efforts pour leur rendre facile, aimable et cher, ce qui était désagréable et difficile, soutenait et entretenait leur amour réciproque. Au témoignage de Thomas de Célano (3), ces nouveaux disciples du Christ étaient enflammés d'une telle charité, qu'ils se chérissaient et se donnaient partout les témoignages de la plus sincère affection. « On ne voyait chez eux, dit-il, que des affections bienveillantes, de doux entretiens, des sourires modestes, des regards pleins de franchise, de calmes réponses, la même bonne volonté et le désir constant et infatigable de rendre service. Et comme les Frères, continuet-il, méprisaient tout ce qui est terrestre, qu'ils étaient dégagés de tout amour-propre et que leurs sentiments inclinaient vers la réciprocité, ils s'efforçaient de se sacrifier Fun pour l'autre, afin que les besoins des Frères reçussent leur