‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 12 sur 239 · I. Matth., VI · texte numérisé non relu

I. Matth., VI

JEUNESSE DE FRANÇOIS l3

Fécole Saint-Georges, dans la ville (i), où sous la direction de prêtres, il acquit les connaissances élémentaires, et reçut probablement renseignement du latin (2) ; ceci semble résulter de ce fait qu'au temps de sa conversion, il comprit Févangile, qu'on lisait en latin à la messe, et s'en fit l'application. Si, dans les dernières années de sa vie, François se déclara un illettré, et même, comme il dit dans son testament, un ignorant, nous n'acceptons ces expressions que de la manière dont nous ajoutons foi aux exagérations des saints, qui cherchent à amoindrir les dons de la grâce et de la nature. Mais il ne reçut jamais une instruction complète en humanités ou en philosophie, et, en ce sens, il pouvait se dire un ignorant.

Pour que l'éducation d'un enfant produise de bons fruits, il faut que la famille, l'école et la vie publique y contribuent; si l'un de ces facteurs vient à faire défaut, la formation en souffre ou même échoue complètement.

D'après le témoignage de Célano cité plus haut et des Trois Compagnons, Pica était une femme vertueuse ; il ne lui manquait certaine-

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