s. BoNAv., c. XV, n
2. Quelques auteurs pensent que François étudia également le français à cette époque. C'est possible. Mais nous croyons qu'il apprit plutôt le français de sa mère, si elle était d'origine française, ou, au moins, de son père qui voyageait en France pour son commerce. Cela explique aussi, comme le disent plus haut les Trois Compagnons (voir p. y), que notre Saint ne parlait pas le français « recte », c'est-à-dire avec pureté et netteté.
ment rien pour la bonne éducation de François. Aussi nous ne doutons nullement que celui-ci ait été élevé chrétiennement à Saint-Georges. En revanche, Thomas Célano nous présente un triste tableau de l'éducation familiale et publique, ainsi que de la jeunesse de ce temps. La jeunesse d'alors, dit Célano (i), ne s'occupait que d'amusements, de plaisirs, de réjouissances, de courses, de jeux, de plaisanteries et de badinages immodérés; l'éducation était pleine dindulgence, sans force et sans énergie, et même elle portait au mal et au péché, au luxe, à la jouissance, à la dissipation et à la concupiscence. La jeunesse était grossière et turbulente, comme l'époque elle-même. Ce tableau ne diffère pas beaucoup de celui de notre formation actuelle, de notre jeunesse et de notre temps !
Si nous admettons la description de Célano en ce qui concerne la jeunesse et l'éducation d'alors, si nous concédons que François ait souffert de l'influence de ses concitoyens, nous croyons cependant que, dans sa Vit a prima (2), Célano a dépeint avec des couleurs trop sombres la jeunesse et les parents de François, surtout Pica. Cette opinion se trouve justifiée par le récit des Trois Compagnons et par celui de saint Bonaventure, que nous entendrons bientôt. Au surplus, Célano lui-même s'adoucit